Saguenéens

Au tour de Lapierre de tomber au combat

Les craintes des partisans des Saguenéens de Chicoutimi se sont confirmées vendredi. Hendrix Lapierre devra se contenter d’un rôle de spectateur pour une période de quatre à six semaines en raison d’une blessure à l’épaule.

Des examens plus approfondis vont permettre de connaître le diagnostic final, mais une entorse est envisagée. Cette mauvaise nouvelle arrive à un mauvais moment pour le jeune homme. Non seulement il connaissait de bons moments à ses débuts dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), mais il venait tout juste d’être invité par Hockey Canada en vue du Défi mondial des moins de 17 ans, présenté du 3 au 10 novembre, au Nouveau-Brunswick.

Saguenéens

Les Sags prennent la vedette

Les joueurs des Saguenéens ont fait en sorte qu’on parle davantage d’eux que du retour de Patrick Roy à Chicoutimi, jeudi soir, en signant une victoire de 5-2 face aux Remparts, devant 2915 spectateurs réunis au Centre Georges-Vézina.

L’engouement provoqué par le retour de Roy au Royaume a finalement baissé d’un cran au fil de la soirée, même si une poignée de spectateurs étaient plus sociables.

Remparts

Roy retourne à Chicoutimi avec de bonnes intentions

À une autre époque, les partisans des Saguenéens l’attendaient de pied ferme à chacune de ses visites au Centre Georges-Vézina. L’entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy y effectue son retour, jeudi, dans le calme et non plus comme l’un des points de mire de la rivalité ayant marqué son premier passage à la barre de l’équipe.

Il s’agit du premier affrontement de la saison entre les Remparts et les Saguenéens, bien que les deux clubs se soient affrontés en calendrier préparatoire. «Je m’en vais là-bas avec de bonnes intentions. Le passé, c’est le passé.  Pour moi, c’est un nouveau chapitre qui commence», confiait Roy à la veille de traverser la réserve faunique des Laurentides.

La dernière fois qu’il a dirigé son équipe au Centre Georges-Vézina, le 31 mars 2013, les Remparts l’avaient emporté 4-3 en prolongation pour enlever cette série de la première ronde en six matchs. Les Sags n’étaient plus dirigés par son rival du temps, Richard Martel, mais plutôt par Marc-Étienne Hubert, maintenant à la barre des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Signe que le temps efface quelque peu les traces du passé, les Saguenéens et les Remparts ont transigé pendant le camp d’entraînement. Le vétéran Jesse Sutton a pris la route de Saguenay en retour d’un choix de deuxième ronde en 2020.

«Je pense qu’on avait déjà effectué un échange entre nous, soit quand j’avais acquis les droits de Mathieu Melanson. Personnellement, je n’aurais pas eu peur de faire d’autres transactions avec Chicoutimi, mais on ne l’a pas fait souvent. Dans le fond, la dernière équipe que les Remparts voulaient aider, c’était Chicoutimi, et à l’inverse, Québec était aussi la dernière équipe que les Saguenéens voulaient aider», rappelait Roy en riant.

Aujourd’hui, c’est tout le contraire. Roy entretient une excellente relation avec son homologue, Yanick Jean. «La transaction faisait l’affaire des deux, et si on peut en refaire une autre, pourquoi pas.»

L’important : la progression

Ce qui retenait plus l’attention de Roy avant de grimper à bord de l’autocar des Remparts, c’était de voir sa troupe poursuivre son bon début de saison. Avec une fiche de 5-4-1 en 10 matchs, les Diables rouges disputent une autre séquence de trois matchs en trois jours contre les Saguenéens, le Titan d’Acadie-­Bathurst et l’Armada de Blainville-Boisbriand, dont deux sur la route jeudi et samedi.

«Je le dis souvent, mais ce qui importe, c’est que notre équipe progresse. Et depuis le début de la saison, j’ai des chums qui l’ont remarqué, c’est ce qu’on fait. Nous avons récolté 11 points sur une possibilité de 20, je suis content où l’on est.»

Selon Roy, les matchs contre les Saguenéens, le Titan et l’Armada ont leur importance au classement, même si la saison est encore jeune. «On affronte trois équipes qui sont près de nous au classement. Chicoutimi est dans notre division, Bathurst est dans notre conférence, il s’agit en quelque sorte de matchs de quatre points», ajoutait celui qui souhaite que le jeu de puissance soit plus productif que lors du dernier match, où les siens n’ont pas marqué en sept occasions.

«Dans un trois en trois, il faut que l’avantage numérique soit plus productif. Contre Baie-Comeau, ça nous a fait mal. On n’avait pas mal fait au début, mais en deuxième période et en fin de match, on n’a pas généré assez d’attaque. On a travaillé là-dessus à l’entraînement, on essaie de trouver la bonne formule», soulignait Roy, dont l’unité spéciale occupe le 13e rang (sur 18) avec une efficacité de 17 %.

Saguenéens

Yanick Jean serre la vis

Les joueurs des Saguenéens ont sorti les pioches et les bottes de travail, au cours des derniers jours. Au sens figuré, bien sûr, mais il n’en demeure pas moins qu’ils ont trimé dur sur la patinoire du Centre Georges-Vézina, en vue de la visite des Remparts de Québec, jeudi soir.

« Les entraînements de mardi et mercredi ont été extrêmement durs », a confirmé Yanick Jean, à la suite de celui de mercredi. Ce serrage de vis survient après deux rencontres couci-couça, en fin de semaine dernière, à Sherbrooke et Shawinigan. Après une victoire vendredi soir en Estrie, attribuable en partie au gardien Alexis Shank, les Bleus se sont brûlés le lendemain en Mauricie, malgré une nette domination en troisième période.

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Un chandail pour mettre en valeur l’aluminium

Les Saguenéens de Chicoutimi ont dévoilé, mardi, en conférence de presse, le troisième chandail qu’ils arboreront à neuf reprises cette saison lors des matchs à domicile, dont celui de jeudi, avec la visite des Remparts de Québec. Aux deux tons traditionnels de bleu et de blanc s’ajoute maintenant le gris, couleur symbolique de l’aluminium, « métal fort et métal phare » du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Sur le nouveau chandail et les bas des joueurs, la couleur dominante sera donc le gris, tandis que les tons de bleu et de blanc se retrouvent sur les épaulettes. Le logo des Saguenéens a été épuré et écourté pour « Sags », l’appellation couramment utilisée par les partisans et amateurs de hockey d’ici et d’ailleurs. L’encolure a également été refaite au goût du jour. Toutefois, malgré tous ces changements, les casques, gants et culottes resteront bleu marin.

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Lapierre et Rochette invités par Hockey Canada

Les deux recrues des Saguenéens de Chicoutimi, Hendrix Lapierre et Théo Rochette, font partie des 66 joueurs sélectionnés par Hockey Canada pour porter les couleurs du pays au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans, du 3 au 10 novembre, à Saint John et Quispamsis, au Nouveau-Brunswick.

Les heureux élus seront répartis dans les trois formations d’Équipe Canada, soit les Blancs, les Noirs et les Rouges. Les trois formations canadiennes rivaliseront avec les États-Unis, la Finlande, la République tchèque, la Russie et la Suède, dans leur quête de la médaille d’or. S’il s’agit d’un premier tournoi international pour Lapierre, Rochette, lui, sera en terrain familier. Grâce à sa double nationalité (Canadien et Suisse), il a participé à des tournois internationaux dans les catégories U16, U17 et U18 (Coupe Hlinka-Gretzky). Dans ce dernier cas, Rochette a été capitaine de la Suisse à ce tournoi qui regroupe les meilleurs joueurs au monde de moins de 18 ans.

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Trop peu, trop tard contre les Cataractes

Les Saguenéens de Chicoutimi ont eu la preuve qu’il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, samedi, alors qu’ils ont été vaincus 4-3 par les Cataractes de Shawinigan, au Centre Gervais Auto.

«Il y en a peut-être certains qui pensaient que ce serait un match facile, mais on a joué avec le feu et on s’est brûlé», a expliqué l’entraîneur-chef Yanick Jean, en entrevue téléphonique après la rencontre.

À part un but de Théo Rochette en première période, les Bleus ont laissé les locaux prendre les devants. Au début de la troisième, c’était 4-1 pour Shawinigan. Chicoutimi a semblé se réveiller, alors que Justin Ducharme et Jesse Sutton (troisième étoile du match) ont envoyé la rondelle au fond du filet adverse.

«On a joué pendant 20 minutes, et on a complètement dominé», indique Yanick Jean. C’était cependant un peu trop tard. «Un match, ça dure 60 minutes!»

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Merci Shank !

Les joueurs des Sags doivent certainement un Pepsi à Alexis Shank. Le gardien a continué d’épater avec une performance de 43 arrêts, dans une victoire sans grand éclat des Sags au compte de 3-1, sur le Phoenix, à Sherbrooke.

« On a donné trop de chances de marquer. On pensait offensif au lieu de commencer par bien défendre et attaquer après. On a ouvert ce match-là. Ç’a été ‘‘up and down’’ pendant toute la rencontre et on a passé de longs moments dans notre territoire aussi. L’histoire du match, c’est Alexis Shank », a résumé l’entraîneur-chef Yanick Jean à l’autre bout du fil après la rencontre. Shank n’a certainement pas volé sa première étoile, lui qui affiche maintenant une moyenne de 1,39 et un pourcentage d’efficacité de .953, ce qui le place au premier rang de la LHJMQ dans les deux catégories.

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Une adaptation en douceur

Au cours des derniers mois, la vie de Théo Rochette a été passablement mouvementée. Septième choix au total par les Saguenéens au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le natif de la Suisse a fait sa niche à Chicoutimi, accompagné de sa mère, Christine Rochette.

Les choses se déroulent à merveille pour le jeune homme de 16 ans tant sur la glace qu’à l’extérieur, assure son père, Stéphane, de passage au Québec pour quelques jours. Arrivé dimanche, il retournait en Suisse jeudi soir en raison de ses obligations professionnelles d’analyste de hockey pour le réseau de télévision national. « Il s’est toujours un peu senti Québécois », fait valoir le paternel sur l’intégration, rappelant que toute la petite famille a passé quatre ans à Donnacona, de 2007 à 2011, et que les Rochette ont encore beaucoup de parenté dans la province.

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Les unités spéciales font la différence

Les Saguenéens ont débuté du bon pied une séquence de trois parties sur la route, mercredi soir, l’emportant 5-4 sur l’Océanic de Rimouski, devant 2672 spectateurs au Colisée Financière Sun Life. Les Chicoutimiens ont donc amassé au moins un point à leurs six dernières sorties.

L’histoire de la rencontre se résume sans problème avec les unités spéciales alors que les deux équipes ont frappé trois fois en six occasions en supériorité numérique. « Il n’y a pas eu beaucoup de chances des deux équipes à cinq contre cinq. Ce sont les avantages numériques qui ont fait en sorte que ça s’est fini 5-4 », a convenu l’entraîneur-chef Yanick Jean, à l’autre bout du fil après la rencontre.