Sports

Repêchage: les Sags ont le gros bout du bâton

Après avoir joué de chance lors de la loterie de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, les Saguenéens de Chicoutimi détiennent maintenant le tout premier choix au prochain repêchage, à Shawinigan. Présentement, ils détiennent également le choix de premier tour des Islanders de Charlottetown, le 10e au total. Dans son point de presse de fin de saison, l’entraîneur et directeur général Yanick Jean a avancé détenir quatre choix dans les 22 premiers, lui qui en a trois présentement. Que fera-t-il sur le parquet en juin prochain ?

Du mouvement à prévoir

Yanick Jean est un habitué des trocs spectaculaires sur le plancher au repêchage. Il y a deux ans, il avait tout tenté pour aller chercher le gardien chicoutimien Olivier Rodrigue, mais les Voltigeurs de Drummondville avaient contrecarré ses plans. Il avait finalement décidé de reculer et avait opté pour Samuel Houde, qui aura un impact important sur l’attaque des Sags la saison prochaine. Pourrait-il être tenté de marchander ce premier choix ? Il faudrait qu’une équipe soit follement en amour avec l’un des joueurs disponibles. L’autre option : les Cataractes de Shawinigan détiennent le troisième choix et le repêchage lancera les festivités entourant le 50e anniversaire de l’équipe. Le directeur général Martin Mondou sera-t-il tenté de faire cette fleur aux partisans de la Mauricie ? 

En tenant pour acquis que Morgan Nauss et Zachary Lavigne seront avec l’équipe la saison prochaine, les Sags ont 17 joueurs qui étaient avec eux l’an dernier qui sont susceptibles d’être de retour. Si on ajoute les espoirs et les recrues qui feront leur place, ça fait trop de monde à la messe. Certains éléments seront sacrifiés pour faire de la place, c’est inévitable. 

En plus de leurs quatre sélections dans les 22 premières à Shawinigan, les Sags détiennent 12 choix dans les trois premières rondes lors des trois prochaines séances de sélection.

C’est une marge de manoeuvre très intéressante qui permettra aux dirigeants de l’équipe d’ajouter un bon lot d’expérience ou de tenter un coup d’éclat. 

Saguenéens

Asselin questionne l’entente avec la Ville

Ancien cogestionnaire des Saguenéens de Chicoutimi, Gaby Asselin rappelle que l’équipe junior majeure a déjà été une source de revenus pour la Ville, à l’époque où lui et ses acolytes, Michel Boivin, Pierre Cardinal, Guy Carbonneau, Marc Desforges et feu Gervais Munger, étaient à la tête des opérations.

Réagissant à la nouvelle parue mercredi voulant que les Sags ont obtenu 200 000 $ de Saguenay pour aider à boucler le budget de l’organisme sans but lucratif d’ici au 30 juin, M. Asselin rappelle que de 2001 à 2011, période pendant laquelle le groupe d’hommes d’affaires a été à la tête de l’organisation, une somme de 1,4 million $ a été remise dans les coffres de l’hôtel de ville.

S’inspirant d’un tableau tiré des états financiers de Gestion Sport Sag, M. Asselin soutient qu’à l’époque, des contributions annuelles variant entre 24 601 $ (2003) jusqu’à 153 065 $ (2007 ) ont été effectuées au nom de Saguenay, pour un total de 911 222 $. S’ajoutent des investissements en immobilisations totaux de 543 159 $ effectués pendant toutes ces années en améliorations locatives, ameublements et équipements de restaurant et bar, matériel informatique et équipements de bureau, etc.

En vertu des ententes signées à l’époque, les cogestionnaires étaient propriétaires des équipements de restauration et des bars pour lesquels 178 000 $ ont été versés en loyers. « L’entente prévoyait qu’on payait un loyer mensuel de 12 000 $ pour le Centre Georges-Vézina et que l’on versait à la Ville 20 % du prix des billets d’entrée au-delà du 70 000e spectateur », explique l’homme d’affaires.

M. Asselin ajoute que même si l’équipe est un organisme sans but lucratif, il y a lieu de s’interroger afin de savoir si la formule adoptée sous l’ancienne administration Tremblay est la meilleure étant donné que les citoyens, à travers leurs taxes, continuent de financer l’équipe dont ils sont propriétaires. « Auparavant, tous les ans, la Ville faisait de l’argent. Je pense que la formule qu’on avait était gagnante et idéale. »

Il soutient que le retrait de l’équipe des mains de son groupe d’hommes d’affaires a été une affaire avant tout politique.

Saguenéens

200 000$ de Saguenay pour aider les Sags

Les dirigeants des Saguenéens de Chicoutimi pourront boucler le budget de la saison 2017-18 l’esprit tranquille. Saguenay vient en effet de leur accorder un montant de 200 000 $ afin d’assurer le bon fonctionnement de l’organisme sans but lucratif d’ici la fin de l’exercice financier, le 30 juin.

« On avait fait une demande à la Ville qui nous a avancé un montant de 200 000 $ pour boucler l’année en cours, le temps qu’on finalise les états financiers et qu’on établisse les coûts du transfert à Jonquière. Cette facture n’est pas encore finalisée » a indiqué Richard Létourneau, président du comité de gestionnaires des Saguenéens de Chicoutimi.

« Ce 200 000 $ nous permet de finaliser la saison, mais ça ne veut pas nécessairement dire qu’il y a un manque à gagner de 200 000 $ dans le compte de banque. (...) Il n’y a pas (encore) de fonds de roulement établi et nous avons besoin d’un montant pour être en mesure de payer les comptes et de supporter les différents actifs. Par la suite, on aura à produire les rapports financiers finaux. C’est à ce moment-là que l’on saura les coûts engendrés par le transfert des matchs à Jonquière et la problématique des commanditaires », explique M. Létourneau, heureux de l’appui financier. « On a une excellente collaboration avec la Ville et la confiance est présente entre les deux. C’est ce qui est important. »

Président du comité des finances à Saguenay, Michel Potvin est très à l’aise avec cette aide au club junior majeur, d’autant plus que Saguenay est propriétaire de la concession. « Nous sommes très à l’aise de verser ce montant. Bon an mal an, les Saguenéens, dans les dix dernières années, coûtent de 200 000 $ à 300 000 $ par année, selon les chiffres dont on dispose. Pour nous, ce n’est pas coûteux pour avoir une visibilité à une cinquantaine de reprises à l’extérieur de la ville pendant la saison et encore plus dans les matchs hors concours et les séries. »

Été occupé

Ça bourdonnera d’activités à l’intérieur du Centre Georges-Vézina cet été. Le conseil municipal a en effet donné son aval à un montant de 2,5 M$ qui sera investi pour les travaux de réfection et de consolidation du vénérable bâtiment. « On a débloqué 2,5 M$ pour effectuer tous les travaux, dont 1 M$ pour refaire l’électricité qui n’a pas été retouchée depuis 1948. Le chauffage sera aussi refait », explique le conseiller Potvin.

De plus, 20 autres plaques de renfort seront installées pour consolider les fermes de toit et des points d’accrochage seront prévus. « Comme ce ne sera pas fait en urgence, on s’attend à ce que ça coûte moins cher », fait valoir Michel Potvin. Les travaux effectués généreront des économies puisque la Ville n’aura plus à consacrer d’argent au déneigement préventif du toit (de 50 000 $ à 100 000 $, selon les hivers).

Phil Desgagné

Les Sags devront livrer la marchandise

CHRONIQUE / J’ai assisté au bilan de fin de saison des Saguenéens de Chicoutimi. Yanick Jean a bien résumé la dernière saison en disant que sa formation avait offert un spectacle plus que respectable. Toutefois, il se devait de trouver un moyen de transiger ses deux meilleurs joueurs, German Rubtsov et Olivier Galipeau, au meilleur prix possible en vue de préparer les années futures.

Je connais Yanick Jean depuis des années. Devant la presse, il est l’un des meilleurs communicateurs que je connaisse dans le domaine. Habile, il répond aux questions sans nécessairement donner les vraies réponses. Il nous a spécifié que pour les postes de joueurs de 20 ans, Zachary Lavigne et Morgan Nauss étaient en avance et qu’il était à la recherche d’un autre joueur de 20 ans. Tous ceux et celles qui suivent les Saguenéens connaissaient déjà la réponse de Yanick Jean.

Ce dernier nous a également parlé de son club et des joueurs recherchés. Ça fait deux ans exactement que la direction prêche toujours le même thème. Il nous a aussi parlé des 25 joueurs qui appartiennent actuellement aux Saguenéens et qui sont du calibre junior majeur du Québec. Certains d’entre eux seront déçus, car il n’y a seulement que 21 places disponibles. De plus, les Saguenéens auront quatre choix parmi les 22 premiers lors de la sélection du repêchage de la ligue, en juin prochain.

Mais la vraie question, c’est quand est-ce que les Saguenéens seront-ils de vrais aspirants à la coupe du Président ? Dans un an ou dans deux ? À cette question — et je connaissais déjà la réponse —, Yanick Jean ne veut pas répondre. Il veut se donner du temps. Je savais qu’il ne répondrait pas nécessairement à cette question, car il ne veut pas mettre de pression sur ses épaules ni sur celles des hommes de hockey, des joueurs et de la direction. Je comprends très bien cela. Mais les fans, eux, veulent savoir, car depuis de nombreuses années, ils sont quand même au rendez-vous. L’an passé, avec la présence des Nicolas Roy, Julio Billia et Frédéric Allard, il fallait qu’ils se rendent le plus loin possible et c’est exactement ce qu’ils ont fait en atteignant la demi-finale. Bravo. Mais exception faite de l’an passé, depuis 2007, les Saguenéens ont été éliminés à neuf reprises dès le premier tour des séries éliminatoires. Les partisans veulent mieux que cela.

En plus, jeudi dernier, le boulier a favorisé les Saguenéens. Ils ont obtenu le tout premier choix de la sélection 2018 qui s’ajoute à leurs deux choix de premier et à un autre au deuxième tour. Avec toutes ces données, il faut espérer que les Saguenéens soient des aspirants à la coupe du Président d’ici les deux prochaines années afin de répondre aux attentes des partisans, eux qui sont présents de soir en soir.

Quand on regarde le bilan des assistances, il y a 700 spectateurs de plus par rapport à l’an passé. Les partisans font donc preuve de patience, mais ils s’attendent à de meilleurs résultats. Et les résultats qu’ils veulent obtenir au cours des prochaines années, c’est sur la glace qu’ils veulent les voir.

Échange ou pas

J’ai bien hâte de voir qui sera le premier choix des Saguenéens au repêchage. Yanick Jean et son équipe vont certainement consulter l’ancien gardien des Sags, Félix Potvin qui, avec ses Cantonniers de Magog, vient de tout remporter dans la Ligue midget AAA. On dit que quatre à cinq de ses protégés seront parmi les dix premiers joueurs repêchés à la prochaine sélection de juin.

Yanick Jean pourrait-il se servir de son premier choix pour transiger et améliorer son club même s’il recule d’un ou deux rangs avant de parler ? On peut le penser, mais ça demeure une problématique. Sans être expert, je sais que les Saguenéens n’ont pas le droit de se tromper. C’est bien beau d’avoir une bonne équipe de marketing, mais ce qui remplit un aréna, ce sont les équipes gagnantes. Et c’est exactement ce que les partisans veulent: une équipe gagnante. J’ai confiance que l’organisation sera en mesure de combler, mais l’avenir nous dira si les Saguenéens seront de la coupe du Président d’ici les deux prochaines saisons.

Marquis et LNAH

Pour leur part, les Marquis de Jonquière sont en séries et ils sont en difficultés. Ils tirent de l’arrière 2-0 dans la série demi-finale contre Rivière-du-Loup. On savait que ce serait une série difficile, Rivière-du-Loup étant une équipe intimidante et ayant beaucoup de talent.

Mais il faut des buts et les marqueurs des Marquis ne sont pas nécessairement là. Ils devront remédier à cette situation, et ce, rapidement.

Toujours en ce qui concerne la Ligue nord-américaine de hockey, il a beaucoup été question d’expansion, au cours des derniers jours et des dernières semaines. C’est le mandat qu’avait reçu Richard Martel en début de saison. Parmi les noms de villes qui reviennent dans les discussions, on parle de Longueuil et de Saint-Hyacinthe tandis que l’équipe de Trois-Rivières devrait demeurer sur place, mais avec de nouveaux propriétaires cependant. Il est aussi question d’une équipe de Berlin, aux États-Unis.

En fin de semaine, à Edmundston (Nouveau-Brunswick), on a attiré la meilleure foule de la saison avec 2800 spectateurs. Est-ce que ça pourrait être un nouveau marché pour la ligue ? L’avenir nous le dira.

Saguenéens

Kevin Klima nommé joueur de l'année

Alors que la deuxième ronde des séries se mettait en marche vendredi soir dans la LHJMQ, les Saguenéens ont définitivement tiré un trait sur la dernière saison avec un 5 à 7 réunissant les joueurs et tous les employés de l’équipe au Centre Georges-Vézina. Sans surprise, l’attaquant de 20 ans Kevin Klima a reçu le titre de joueur de l’année, gracieuseté du centre financier SFL.

Après une saison du tonnerre, Kevin Klima attire de plus en plus l’attention des équipes professionnelles. Il a été possible d’apprendre hier qu’il a reçu un coup de fil du club-école du Canadien, le Rocket de Laval, lors des derniers jours afin d’obtenir un essai pour conclure la saison dans la Ligue américaine, mais a dû décliner en raison d’une sérieuse blessure à un doigt subie lors du quatrième match de la série face au Titan. À ce propos, l’entraîneur-chef et directeur-général des Sags Yanick Jean s’est contenté de dire qu’il avait eu des discussions avec des dirigeants d’équipes professionnelles, sans dévoiler les formations. Le directeur-général du Canadien, Marc Bergevin, avait assisté aux matchs 3 et 4 à Chicoutimi, principalement pour épier l’un des meilleurs espoirs au prochain repêchage, Noah Dobson, mais aussi les vétérans Olivier Galipeau et Kevin Klima. Il semble que le numéro 34 a suffisamment impressionné pour à tout le moins mériter un essai avec l’organisation montréalaise.  

Acquis des Wildcats de Moncton à la période des Fêtes 2016 en compagnie de son frère Kelly, Kevin Klima a explosé lors de la dernière saison, terminant au 4e rang des marqueurs de la LHJMQ avec 86 points, dont 39 buts. «Il avait tout à gagner lors de cette dernière saison, a rappelé Yanick Jean. En début de saison, on n’avait pas nécessairement beaucoup de profondeur en attaque ni d’habiletés. Nos joueurs les plus habiles étaient nos jeunes et qui dit jeune dit nécessairement plus d’inconstance. Kevin a été le leader de tout ça. Sa constance a été incroyable.»

Pendant une semaine pour le moins mouvementée, où les Sags ont été favorisés par le hasard lors de la loterie pour mettre la main sur le premier choix au total au prochain repêchage, Yanick Jean n’a pas eu le temps de faire toutes les rencontres avec les membres du personnel et les joueurs, ce qu’il prévoit terminer en début de semaine prochaine. Il s’est assuré de discuter avec tous les anglophones dont la plupart retourneront dans leur coin de pays lors des prochains jours. Un bilan de la dernière de la dernière saison est également à l’horaire avec les dirigeants de l’organisation. «On se questionne constamment sur nos façons de faire dans toutes les phases de la gestion de l’équipe, ce qu’on doit garder et les aspects qu’on doit travailler et faire de petits ajustements», indique Yanick Jean. 

Saguenéens

Simon Gaudreault quitte son poste

L’entraîneur adjoint Simon Gaudreault ne sera pas de retour avec les Sags la saison prochaine. Il a accepté, au cours des dernières heures, le poste d’entraîneur-chef de la nouvelle formation de hockey scolaire benjamin, division un, de la Cité étudiante de Roberval qui intégrera le circuit provincial en septembre.

Simon Gaudreault sera également responsable de la mise en place du programme d’excellence des Aigles en plus d’occuper une tâche de professeur d’éducation physique. Les dirigeants de l’institution, avec en tête le directeur Sylvain Bouchard, avaient sondé son intérêt pendant la période hivernale, au cas où la demande auprès du Réseau du sport étudiant serait positive, ce qui s’est matérialisé après un appel le mois dernier. Le poste lui a été offert en début de semaine après l’élimination des Sags, ce qu’il ne pouvait pas refuser après avoir pesé tous les tenants et aboutissants. 

« C’est un beau défi avec du monde que je connais un peu étant donné que je viens de là », fait-il valoir, remerciant les dirigeants des Sags pour la confiance qu’ils lui ont accordée au cours des deux dernières saisons, ce qui lui a permis d’aller chercher beaucoup d’expérience. 

« C’est intéressant. Il y a un beau rôle de gestion là-dedans également », poursuit-il, convenant qu’une telle structure manquait dans le haut du Lac-Saint-Jean. 

« J’ai toujours fait du hockey pour les bonnes raisons. J’ai pris des décisions dans ma carrière en ce sens et j’ai continué d’avancer pour me rendre au junior majeur. J’ai fait du hockey dans ma région et je travaille pour ma région. Ce nouveau défi entre encore dans ma philosophie de faire du hockey dans ma région et de développer des joueurs dans ma région. C’est un avancement professionnel également dans le sens que je vais chercher un peu plus de stabilité », de confier Simon Gaudreault, précisant que l’aspect familial a également pesé dans la balance. 

« Je suis content pour lui. S’il est content, c’est le principal. Il le voit comme de l’avancement, tant mieux. Merci pour les deux dernières années », a pour sa part commenté Yanick Jean, qui terminera les rencontres avec le personnel avant de se mettre à la recherche d’un remplaçant à compter de la semaine prochaine.

Sports

Le premier choix aux Sags

Pour la première fois depuis 1979, les Saguenéens parleront au tout premier rang du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Avec deux chances sur 21 à la loterie qui se déroulait mercredi soir dans les studios de TVA Sports, l’organisation chicoutimienne a été favorisée par le hasard pour gagner trois rangs.

C’était la deuxième année que les cinq dernières équipes au classement étaient incluses dans le fameux tirage, au lieu de trois auparavant, et les dirigeants des Sags s’en souviendront longtemps. « On n’avait pas de contrôle là-dessus. On en parlait avec des si, mais c’est incroyable d’être rendu là et de se retrouver avec le premier choix », a commenté le directeur-général Yanick Jean quelques secondes après l’annonce de l’équipe tirée au sort par le directeur des opérations hockey, Pierre Leduc, ce qui a provoqué une forte réaction dans le camp chicoutimien. 

Cette annonce laissait du même coup les Sea Dogs de Saint-Jean, qui avaient le plus de chances au départ avec neuf balles, avec la 2e sélection. Les Cataractes, qui ont terminé au 17e et avant dernier rang cette saison et qui avaient six boules, ont quant à eux été les plus pénalisés par la soirée, se retrouvant avec le 4e choix. Les Islanders de Charlottetown parleront troisième tandis que le Phoenix de Sherbrooke n’a pas bougé au 5e rang. 

Pour Yanick Jean, ce coup favorable du sort est très important pour l’avenir de la franchise. Il n’a toutefois pas encore mis en place de scénario avec ce premier choix. « Ça fait deux jours qu’on a fini de jouer. Je n’ai pas eu de rencontre officielle encore avec les recruteurs. On a eu de petites discussions à gauche et à droite, sans plus. On n’a pas arrêté notre choix encore, de confier le DG. Je ne pense pas que ça change grand-chose pour l’instant. Il reste encore beaucoup de travail à faire d’ici le repêchage. On a le “combine” à Montréal avec les meilleurs espoirs et les entrevues. »

Contrairement à l’an dernier, où l’Océanic a mis la main sur Alexis Lafrenière, qui a marqué 41 buts à sa première saison, avec le premier choix au total, les experts s’entendent pour dire que cette année, la cuvée ne contient pas de joueur exceptionnel. Le défenseur des Cantonniers de Magog, William Villeneuve, son coéquipier à l’attaque Patrick Guay, le frère de l’ancien des Sags Nicolas Guay, qui viennent de remporter la coupe Jimmy-Ferrari, ainsi que l’attaquant Hendrix Lapierre, de l’Intrépide de Gatineau, reviennent constamment dans les discussions pour le premier choix. En Atlantique, le meilleur espoir Josh Lawrence s’est déjà engagé auprès de l’Université de Boston. La liste finale de la Centrale de recrutement de la LHJMQ sera publiée au début du mois de mai. 

En 1979, la seule fois où les Sags ont eu le premier choix de leur histoire, ils avaient sélectionné l’Almatois Éric Bernier. L’attaquant avait amassé 211 points en 166 rencontres dans l’uniforme bleu avant d’être échangé aux Remparts de Québec pour conclure sa carrière dans les rangs juniors. « Ce n’est pas arrivé souvent dans l’histoire de la franchise. On va le prendre haut la main. »

Saguenéens

Vincent Lapalme honoré pour son implication

L’implication communautaire de Vincent Tremblay-Lapalme, au cours de la dernière saison, n’est pas passée inaperçue auprès des dirigeants de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. L’attaquant des Sags a remporté le trophée de joueur humanitaire, mercredi soir, au gala des Rondelles d’or.

Vincent Lapalme est le premier récipiendaire de l’honneur à porter l’uniforme des Saguenéens. Il était en compétition avec Thomas Grégoire, du Phoenix de Sherbrooke, et Charle-Édouard D’Astous, de l’Océanic. Lapalme avait d’ailleurs fait l’objet d’un reportage le mois dernier dans les pages du Quotidien pour souligner son travail dans l’ombre. 

Avant les Fêtes, en compagnie de son ancien coéquipier et capitaine de l’époque, Olivier Galipeau, il avait mis en place le Défi têtes rasées de Leucan qui a permis d’amasser 8000 $. Il a participé à plusieurs autres activités populaires, dont des visites à l’hôpital, le Club des petits déjeuners et la collecte de sang. Il a également pris part à diverses activités auprès des partisans. 

« Je suis content pour l’organisation des Saguenéens. Ce sont tous les gars qui ont travaillé fort avec moi pour gagner ce prix-là. Ils ont tous été impliqués et peu importe les activités, ils ont été présents. Ça ne revient pas juste à moi, mais aux Sags aussi », a souligné Vincent Lapalme après avoir reçu son prix. Il prévoit d’ailleurs répéter l’expérience l’an prochain en plus d’avoir d’autres initiatives dans les plans. 

« C’est 100% sûr. On va essayer d’aller le rechercher », d’informer l’assistant-capitaine des Sags âgé de 18 ans. 

Galipeau meilleur défenseur

Le défenseur Olivier Galipeau, qui a débuté la saison dans l’uniforme des Sags avant de passer au Titan, a hérité du trophée Émile Butch Bouchard après une saison exceptionnelle. L’arrière de 20 ans a inscrit 25 buts et 74 points en plus de maintenir un différentiel de +39. L’ancien capitaine de la formation chicoutimienne a devancé au scrutin son coéquipier Noah Dobson et Charle-Édouard D’Astous, de l’Océanic.

Saguenéens

Marc Denis intronisé au Temple de la LHJMQ

Marc Denis a vécu son intronisation au Temple de la renommée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec sa gang, mercredi soir, dans le cadre du Gala des Rondelles d’Or, à Brossard. L’ancien gardien des Saguenéens, de l’Avalanche, du Lightning, des Blue Jackets et du Canadien dans la Ligue nationale était bien entouré pour l’occasion.

« J’espère être en mesure d’en profiter pleinement, a-t-il rappelé lors d’une entrevue téléphonique avec Le Quotidien, au beau milieu d’un après-midi médiatique avant la soirée. Ma femme et mes enfants vont être là, tout comme mes parents. C’est vraiment ce qui fait que je trouve ça spécial. Des membres de l’organisation des Sags sont là, des amis de Chicoutimi aussi et d’autres de Montréal. De partager ça avec ces gens-là, c’est ce qui est le plus important. Ç’a beau être un honneur individuel, il y a tellement de gens qui y ont contribué. »

« Je suis habitué de parler devant un public, je n’ai pas de problème à m’exprimer, mais je ne suis pas bon pour parler de moi. Ça me rend fébrile. Je me mets une pression pour m’assurer d’en profiter avec ma gang. J’ai envie de vivre ça avec mon monde. Je veux tout voir ça. Je ne veux pas finir la soirée et me dire que ç’a été trop vite. Pour un gars comme moi qui a eu une belle carrière chez les pros, mais qui n’aura pas d’honneur suprême, c’est peut-être l’accomplissement ultime et je veux être sûr de bien en profiter », de mentionner Marc Denis. 

Personnes marquantes

Parmi les personnes qui ont marqué son passage de trois ans au Saguenay, qui s’est terminé avec la dernière conquête de la Coupe du Président de l’organisation chicoutimienne, en 1997, viennent en tête de liste son premier entraîneur Gaston Drapeau, décédé en 2014, son premier entraîneur des gardiens, Pierre Côté, mais aussi ceux qui ont suivi, Christian Larue et Réal Paiement. « Je pense à ces gens-là, mais aussi à tous ceux qui ont fait que ç’a été spécial. Des gens comme Neppy et Diane (Girard), un marché comme la LHJMQ en a besoin. Aujourd’hui, Neppy est plus près de la direction et Diane fait partie des meubles. À l’époque, ils étaient des gens tellement importants. On arrivait à 16 ans ou 17 ans pour moi à Chicoutimi et de nous faire sentir confortables dans un nouveau milieu, c’était tellement important. J’en nomme quelques-uns, mais ce sont tous les coéquipiers et les entraîneurs. C’est une multitude de personnes, dont mes parents et ma famille », d’exprimer Marc Denis, qui s’est assuré de faire les remerciements d’usage dans son discours de sept minutes, mais aussi passer un message sur l’importance des études.  

« J’ai été un des joueurs étudiants. Au-delà de la gloire, des championnats et des médailles, ainsi que la reconnaissance que je reçois ce soir, ce qui fait que je suis passionné de hockey, ce sont les valeurs que le sport véhicule. C’est ce que Marie-Josée (Gagnon) et moi, on s’acharne à transmettre à nos enfants, Thomas, 16 ans, et Olivier, 14 ans. Je pense qu’ils commencent à le comprendre également. Ils jouent tous les deux au hockey et je veux qu’ils le fassent pour ça, pour les valeurs qui vont façonner les hommes qu’ils vont devenir qui ont aidé à façonner l’homme que je suis devenu. C’est ce que je retiens, au-delà de tout le reste. C’est ce qui est important. Quand tu joues et tu as le nez collé dessus, c’est difficile de t’en rendre compte, mais quand tu relativises et tu prends un pas de recul, c’est ce qui reste aujourd’hui », de confier le Bleuet d’adoption, qui fait partie de la même cuvée que Stéphane Quintal, Vincent Lecavalier, Danny Groulx et le bâtisseur Éric Taylor à titre posthume.

« C’est sûr que nos carrières sont toutes trop courtes. On aimerait faire comme Jaromir Jagr, mais c’est réservé aux exceptionnels. Je n’ai pas de regret honnêtement. Je ferais certaines choses différemment parce que j’en sais beaucoup plus aujourd’hui qu’à l’époque », de noter l’ancien athlète devenu analyste des matchs du Canadien au Réseau des sports. 

Saguenéens

Bilan de saison des Saguenéens: des signes encourageants

En échangeant son capitaine Olivier Galipeau et le Russe German Rubtsov en première moitié de saison, Yanick Jean avait signifié son intention de voir les Saguenéens se battre au maximum de leurs capacités sur la glace, et ce, malgré des effectifs plus limités. À l’heure du bilan, le directeur général et entraîneur-chef est en droit de donner une bonne note à ses joueurs.

Les dirigeants de la formation chicoutimienne ont rencontré les médias, mardi avant-midi, pour dresser le bilan de cette 45e saison, qui a pris fin dimanche après une élimination en six matchs devant Galipeau, Rubtsov et le Titan d’Acadie-Bathurst.

« L’objectif était que les gens soient aussi fiers de leur équipe qu’ils l’étaient l’an dernier, après avoir fait un bout de chemin en séries, a affirmé Yanick Jean dès le début de son allocution. On avait une moins bonne équipe que la saison dernière, par contre, on voulait que les joueurs se surpassent et qu’ils laissent tout sur la glace. »

En cette saison de « transition », tel que mentionné par le patron hockey des Bleus, le début hâtif des vacances n’a surpris personne dans les circonstances. La façon de se comporter sur la glace était toutefois primordiale, aux yeux de Jean. « On a abordé les séries en ne voulant pas avoir de regrets, a-t-il souligné. On nous disait qu’on allait perdre en quatre matchs contre Bathurst, mais on ne s’est pas posé de questions et on a foncé tête première. Personne dans notre équipe n’a de regrets après cette série. »

Arrivé à la barre des Saguenéens en novembre 2014, Yanick Jean vient de terminer sa troisième saison complète à la barre de l’équipe. Il a félicité le personnel en place d’avoir réussi à installer une nouvelle culture au sein de l’organisation, où le sentiment d’appartenance et le surpassement prédominent. Le tout étant maintenant imprégné dans les valeurs de l’équipe, le dg n’entend pas pour autant se croiser les bras. 

« On n’a pas gagné la coupe et c’est vrai que ça fait longtemps que les Saguenéens ne l’ont pas gagnée, sauf que ça fait trois saisons complètes que je suis ici et notre but est de gagner la coupe, a assuré Yanick Jean, un membre de la dernière édition championne de la Coupe du Président des Saguenéens, en 1994. Ce n’est pas de dire qu’on est rendus et que le travail a été fait, a-t-il poursuivi. On n’a pas fini, on veut progresser, s’améliorer. La culture est enfin installée. Il y a une culture qui a changé dans les deux dernières saisons. Des pas de géants ont été faits. »

De la profondeur

Yanick Jean a également abordé la prochaine saison. En jetant un œil sur son alignement de la saison qui vient de se terminer, pas moins de 19 joueurs sont éligibles à effectuer un retour en 2018-2019.

« On va avoir quatre choix dans les 22 premiers au prochain repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On va également repêcher un joueur européen à la fin du mois de juin et on calcule qu’on a au minimum six joueurs midget AAA prêts à venir nous aider dès la prochaine saison », a mis en contexte Jean, ajoutant que cette situation va inévitablement faire des malheureux. Selon lui, une trentaine de joueurs de calibre junior majeur font partie de l’organisation chicoutimienne et devraient être présents au 46e camp d’entraînement, en août.

« On ne sera pas capable de garder tout le monde, a convenu Yanick Jean. Des joueurs qui étaient avec nous vont être retranchés au prochain camp d’entraînement. Je considère que lorsque tu es forcé de retrancher au camp d’entraînement des joueurs qui étaient présents la saison précédente, ça veut dire que ton organisation est de plus en plus forte et qu’elle progresse. La roue va être beaucoup plus facile à tourner en vue des prochaines années. »