Saguenéens

Les Sags rossés à Québec

Alors qu'ils avaient passé les Foreurs de Val-d'Or dans le tordeur des Remparts de Québec, mercredi, ce sont les Saguenéens qui ont écrasés au Centre Vidéotron, samedi, alors que les locaux ont été sans pitié, rossant la troupe de Yanick Jean 8-2.

«On n’a jamais vraiment été dans le coup, on va se dire les vraies affaires», a d’abord admis l’entraîneur Yanick Jean, après le cuisant revers.

«Et là, on est tout mêlés avec la glace. On vient de jouer trois games sur la plus petite [Jonquière], on tombe là-dessus [Québec] et on est tout mêlés. On est habitués de jouer sur la grande glace [Chicoutimi]. On a été entre-deux toute la partie. Pas capable de fermer l’espace, pas capables d’être dans leur face. On les a regardés patiner toute la soirée», a résumé Jean.

Chez les Remparts, qui viennent d'inscrire 18 buts en deux rencontres, Philipp Kurashev en a fait plus que les autres, avec ses 15e, 16e et 17e filets de la saison. Premier tour du chapeau pour le Suisse en deux saisons chez les Remparts.

Benjamin Gagné (8e) et Gregor MacLeod ont aussi récolté trois points chacun. Outre Kurashev et Gagné, les autres buteurs des vainqueurs ont été Pierrick Dubé, Pascal Laberge (15e), Matthew Grouchy (15e) et Jesse Sutton (21e). Les buts de Laberge et surtout de Grouchy, dans la dernière minute de la première et de la deuxième périodes, ont fait mal aux visiteurs.

La rondelle en souvenir

Pour la recrue Dubé, un pur produit de la région de Québec, c’était son tout premier but dans les rangs juniors. La même semaine que son premier point. Il a ouvert le pointage, contre les Sags, et n’a pas manqué de conserver la rondelle en souvenir.

«C’est un soulagement. Les trois, quatre premiers mois, ç’a été dur, je n’étais pas habillé chaque match. Puis après les Fêtes, je me suis dit que je travaillais trop fort pour baisser les bras et abandonner. J’ai continué à travailler et ç’a marché!» a affirmé le petit 72, que le coach n’a quand même pas hésité à envoyer courir chercher un coéquipier dans le gymnase alors que les journalistes cherchaient à parler à Dubé.

Samuel Houde (14e) et le défenseur Simon Monette (1er) ont inscrit les buts des Saguenéens, qui ont lancé 30 fois sur le filet de Dereck Baribeau. 

Les Saguenéens seront à Victoriaville, dimanche, pour disputer un troisième match en trois jours. Souhaitons-leur de se démêler dans leurs dimensions de patinoire. 

Saguenéens

Klima tranche encore

Les Saguenéens ont sauvé les meubles en prolongation, vendredi soir, devant 2451 spectateurs au Palais des sports de Jonquière. Un tir imparable de Kevin Klima a fait la différence dans une victoire arrachée difficilement au compte de 3-2 contre les Foreurs de Val-d’Or.

Les Sags ont remporté leurs six derniers matchs nécessitant du temps supplémentaire. Kevin Klima a inscrit le but de la victoire à quatre occasions.

Les locaux ont débuté en force au premier engagement, mais ce sont tout de même les Foreurs qui ont frappé le premier coup quand le tir de la pointe de Karl Boudrias s’est frayé un chemin sous la jambière de Zachary Bouthillier pour son premier en carrière. Les Sags ont repris du poil de la bête par la suite ce qui s’est confirmé quand Jérémy Groleau a battu Mathieu Marquis d’un tir du poignet précis. En deuxième, l’inefficacité de l’attaque massive a plombé les favoris de la foule même s’ils dominaient dans la colonne des tirs. À leur seule chance en avantage numérique, les visiteurs n’ont pas raté leur coup. La superbe remise de Maxim Mizyurin à Ivan Kozlov n’a laissé aucune chance au gardien qui avait entamé son déplacement à sa gauche. « Je le vois un peu comme mardi dernier face aux Cataractes, a résumé l’entraîneur-chef Yanick Jean. On a complètement dominé la première et la troisième. Je n’ai pas aimé la deuxième ni notre implication. On s’est mis à faire des revirements et courir à notre perte. Quand tu joues sur une glace de 185 pieds de long par 85 pieds de large, tu ne peux pas créer des revirements. Plusieurs ont fait des jeux individuels en pensant que ce serait facile. C’est la seule explication. 

« En première, on était dans leur face et ils avaient de la misère à sortir de leur territoire. En deuxième, on dirait que c’était le contraire. On a changé notre manière de jouer en mettant moins de pression sur leurs défenseurs », a-t-il poursuivi dans son point de presse. 

Les Sags ont repris le rythme en troisième et les Foreurs sont parvenus à se défendre plusieurs minutes avant que Mathieu Desgagnés récupère un retour pour forcer le temps supplémentaire. À 3 contre 3, Samuel Houde a repéré Kevin Klima qui s’est amené à un contre un avant de loger la rondelle dans la partie supérieure. 

« On le sentait (en troisième), a convenu le pilote des Bleus. 

« On a profité des revirements pour générer de l’offensive. Ce n’est pas chinois, Desgagné, il a marqué quand il était devant le but. C’est là qu’il faut être. Trop souvent, on n’est pas là », a-t-il souligné, très peu impressionné par l’attaque massive qui s’est montrée très timide, exception d’un superbe arrêt de la mitaine de Marquis sur Klima. 

« Ils ne veulent pas lancer et se compliquent la vie. Ils ne sont pas tous sur la même page », a déploré Yanick Jean. Notre avantage numérique a peut-être souffert un peu du manque de temps de pratiques, mais dans ce temps-là, tu dois simplifier les choses. Dimanche dernier contre Québec, sur le premier avantage numérique, on a lancé en partant et on a marqué sur le retour. Un moment donné, les gars se sont fait trois passes alors qu’ils auraient dû lancer les trois fois. Il faut arrêter. On doit mettre la rondelle au filet. »

Avec cette victoire contre leurs plus proches poursuivants, les Sags se sont pratiquement assurés de terminer au minimum au 15e échelon. Avec 10 matchs à disputer, deux de moins que les régionaux, la formation de l’Abitibi accuse maintenant un retard de huit points et tente de s’accrocher sur la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires. Les Chicoutimiens peuvent également rêver au 13e rang du classement général. Ils sont demeurés à six points des Wildcats de Moncton, qui ont aussi gagné, et approchés à trois du Drakkar, tout en ayant des parties en main sur les deux équipes. 

Saguenéens

Les Saguenéens ont meilleure mine

Depuis la fin de la période des transactions, même s’ils ont laissé partir le défenseur Olivier Galipeau durant la période des Fêtes, les Saguenéens affichent meilleure mine qu’en première moitié de saison.

Le Quotidien a effectué un décompte des fiches des 18 équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec avant et après le 6 janvier, date limite des échanges. Les Saguenéens ont amélioré leur sort avec un dossier d’exactement .500 soit huit victoires et autant de défaites, ce qui leur confère la 10e meilleure moyenne. En début de saison, la formation dirigée par Yanick Jean avait maintenu un pourcentage de .435 avec 34 points à leurs 39 premières sorties. Lors d’une séquence assez difficile, au cours du dernier mois, avec huit de leurs dix matchs face à des équipes de première moitié, les Sags ont notamment signé des victoires face à l’Océanic, l’Armada et les Mooseheads.

« Certains ont pris des responsabilités supplémentaires. Il y a une progression », fait remarquer l’entraîneur-chef Yanick Jean, convenant que l’éthique de travail irréprochable de ses troupiers a un gros lien de cause à effet. 

« En aucun temps, on a dit qu’on allait échanger des joueurs et accepter un manque de travail et d’intensité. On voulait rester compétitifs et que les gens continuent d’être fiers de leur équipe. L’an passé, on avait fait de gros pas en avant. Jusqu’à maintenant, on l’a bien fait, d’indiquer le pilote des Bleus. Maintenant, ils ont en tête que soir après soir, présence après présence, ils se surpassent, ils peuvent l’accomplir. »

L’Océanic de Rimouski a pesé sur l’accélérateur en 2018, amassant les points dans une proportion de trois sur quatre. La troupe de Serge Beausoleil était déjà la plus efficace de la division Est en 2017 avec un pourcentage de .666.

Quelques équipes sortent du lot avec des améliorations très notables dans les autres divisions. Le pourcentage le plus élevé depuis le 6 janvier appartient à l’Armada de Blainville-Boisbriand qui est pratiquement invincible pour s’installer au sommet du classement grâce à une récolte de 30 points en 19 rencontres, pour un pourcentage de .789. Malgré une première défaite en temps réglementaire en 18 matchs mercredi à Sherbrooke, les meneurs au classement général ont jusqu’ici réussi à surpasser leur tenue de la première moitié où ils avaient affiché un pourcentage de .756. 

Du côté des plus grosses baisses, les Olympiques de Gatineau viennent en tête de liste. La troupe d’Éric Landry a maintenu une moyenne de .648 avant le 6 janvier, soit un dossier de 22-11-4. C’est toutefois plus difficile depuis avec 18 points en autant de rencontres.

Dans les Maritimes, les Mooseheads d’Halifax ont également offert un rendement supérieur en deuxième moitié, pour ainsi résister à la poussée du Titan d’Acadie-Bathurst (.690). Les deux équipes dominent avec des taux de .789 pour les Mooseheads et de .725 pour le Titan. Les Screaming Eagles du Cap-Breton font nettement mieux avec .611 depuis le 6 janvier contre .486 avant cette date. À l’inverse, les Islanders de Charlottetown cumulent les points avec beaucoup moins de régularité dans une proportion de .476 comparativement à .648 lors de leurs 37 premières rencontres.  

Dans les trois équipes qui bataillent pour la dernière place en séries éliminatoires, les Cataractes sont ceux qui s’en sortent le mieux avec un pourcentage de .361 comparativement à .312 avant la fin des transactions. Prochains adversaires des Sags vendredi, au Palais des Sports, les Foreurs de Val-d’Or tiennent bon en 16e position même s’ils sont en chute libre avec seulement .263 lors de leurs 19 dernières rencontres. C’est encore pire pour les Sea Dogs de Saint-Jean avec un pourcentage de seulement .210, soit une maigre récolte de huit points en 18 matchs. 

Hockey

Brad McEwen épie la LHJMQ

Pendant une saison de hockey, Brad McEwen évalue une quantité impressionnante de joueurs sur la surface glacée. Le recruteur-chef du programme d’excellence de Hockey Canada effectue présentement une tournée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, en prévision du Championnat mondial des moins de 18 ans, en avril, en Russie.

Brad McEwen a regardé avec attention le duel entre les Saguenéens et les Cataractes, mardi soir, au Palais des sports. Il en a profité pour observer avec plus d’attention le gardien Alexis Shank ainsi que les attaquants Samuel Houde, qui a inscrit le but de la victoire en prolongation, ainsi que Gabriel Denis des Cataractes.

« Présentement, ma priorité est sur les moins de 18 ans. C’est le moment de l’année. Toute mon attention est sur ce dossier », mentionne Brad McEwen, qui était accompagné du Chicoutimien Carl Bouchard, responsable du programme d’excellence au Québec ainsi que de la Centrale de recrutement de la LHJMQ. « L’évaluation débute avec le processus de formation de l’alignement des moins de 18 ans, mais on garde en tête les autres programmes », souligne-t-il, citant le tournoi Ivan Hlinka des moins de 17 ans à la fin de l’été ainsi que les camps estivaux des moins de 17 ans et des moins de 20 ans, en vue du Championnat mondial junior pendant la période des Fêtes. 

« La partie la plus agréable est que je dois bâtir une nouvelle équipe tous les quatre mois. Toutefois, si cette équipe subit la défaite à son premier match du tournoi, la pression monte d’un cran », admet le responsable, insistant sur les qualités primordiales, soit un bon coup de patin ainsi que l’intelligence sur la patinoire.

Après avoir passé la semaine dernière dans les Maritimes, il assistera à plusieurs rencontres au Québec cette semaine, ce qui se terminera dimanche à Blainville-Boisbriand. « Je suis habitué de voyager, mais avec mon poste à Hockey Canada, je suis parti de plus longues périodes. Quand j’étais strictement dans la Ligue de l’Ouest, je partais quatre ou cinq jours alors que maintenant, c’est plus souvent 10 à 15 jours. Je dois m’assurer que ces voyages en valent la peine », avance le recruteur qui demeure en Saskatchewan. 

Arrivé en poste l’été dernier, après avoir passé quelques années comme dépisteur pour les Flames de Calgary, Brad McEwen est en continuelle communication avec ses contacts aux quatre coins du pays, mais il tient à voir les joueurs de ses propres yeux. Au besoin, il pourrait revenir pour faire une dernière évaluation lors des séries éliminatoires. « On recherche des joueurs qui vont bien en ce moment. C’est la clé », fait-il valoir.

Au cours du processus pour former un alignement de 22 joueurs, il en aura épié une centaine. Cette liste sera ensuite réduite à une soixantaine puis une quarantaine. La particularité du Championnat mondial des moins de 18 ans, qui se déroule un peu plus tard en 2018, c’est que les séries seront toujours en cours dans la Ligue canadienne de hockey. La formation canadienne ne pourra donc pas compter sur les éléments dont les équipes seront toujours en vie en demi-finale. « On doit être patient », convient Brad McEwen, précisant que le fait qu’il n’y a pas de camp en vue du tournoi russe change également la donne pour bâtir l’alignement final. 

Au passage, il louange la cuvée 2016, soit les joueurs présentement âgés de 16 ans, avec en tête de liste Alexis Lafrenière, premier choix au dernier repêchage de l’Océanic de Rimouski. Lafrenière connaît une première saison du tonnerre avec 69 points en 51 rencontres.

Brad McEwen aura également à l’œil cette semaine le gardien chicoutimien Olivier Rodrigue, des Voltigeurs de Drummondville. « S’il est disponible, il a toutes les chances d’y être », annonce-t-il sans détour.

Saguenéens

Une première depuis 1997!

Les Saguenéens ont signé mardi une première victoire au Palais des sports depuis 1997! Plus sérieusement, les patineurs régionaux ont eu besoin de la prolongation pour venir à bout des coriaces Cataractes de Shawinigan, l’emportant au compte de 4-3 devant 2014 spectateurs dans l’amphithéâtre jonquiérois qui sert de domicile temporaire à la formation chicoutimienne.

Les locaux n’ont jamais tiré de l’arrière dans cette rencontre, mais les Shawiniganais ont refusé de laisser tomber, créant l’égalité à trois occasions. En prolongation, Samuel Houde n’a laissé aucune chance au gardien Lucas Fitzpatrick qui a malgré tout été très solide devant son filet avec 39 arrêts.

Saguenéens

De la visite rare pour les Sags

Les Saguenéens de Chicoutimi accueilleront de la visite rare, mardi, sur la petite glace du Palais des sports, alors qu’ils croiseront le fer contre les Cataractes de Shawinigan et l’Almatois Mathieu Boulianne. La dernière visite des Cats à Saguenay remonte en effet au 8 décembre et le plus récent duel entre les deux formations date de deux mois.

Les visiteurs, qui pointent au 17e rang, souhaitent bien sûr améliorer leur sort dans l’espoir d’accéder aux séries, alors qu’il leur reste 12 matchs à jouer en saison régulière.

Saguenéens

Une rentrée ratée à Jonquière pour les Sags

Les Saguenéens ont raté leur ouverture locale... au mois de février! Obligés de jouer leurs prochains matchs locaux au Palais des sports de Jonquière, ils ont subi une première défaite dans leur domicile temporaire, devant 2724 spectateurs, dimanche après-midi, par la marque de 4-2 contre les Remparts de Québec.

« Ce n’était pas la même ambiance que d’habitude et c’était étrange un peu, a convenu l’entraîneur-chef des Sags, Yanick Jean, après la rencontre. C’est sûr que ç’a fait drôle. »

Oui, les conditions étaient différentes, mais Jean a rejeté du revers de la main la thèse de la distraction pour expliquer la défaite de dimanche. 

Ce n’est pas un facteur, a assuré le pilote chicoutimien. Les gens en poste ont fait un travail incroyable pour que tout soit correct. Chapeaux à ceux qui se sont virés de bord et qui ont eu une grosse semaine de travail pour y arriver. »

Les Saguenéens ont débuté le match du bon pied en étant les premiers à s’inscrire au pointage. Liam Stevens, nouvel employé sur l’avantage numérique, a saisi un retour de lancer pour faire 1-0.

La réplique des Remparts est venue rapidement. Vingt-neuf secondes pour être exact. Alors qu’il y avait beaucoup de circulation devant le filet d’Alexis Shank, Louis-Filip Côté a logé un retour de lancer derrière la ligne des buts.

Moins de deux minutes plus tard, Pascal Laberge a donné les devants aux Remparts à l’aide d’un tir bas, côté bloqueur. Puis avant la fin de la première, Matthew Boucher a profité d’une erreur de communication entre Alexis Shank et Stephen Templeton pour augmenter l’avance des Remparts.

« On a changé des choses pour jouer ici, a toutefois confirmé Yanick Jean. En première période, on s’est fait battre sur des erreurs de système. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est surtout par rapport à ce qu’on a vu au cours de la semaine. »

Les chances de marquer n’ont pas été nombreuses au deuxième engagement, même si les Sags et les Remparts ont chacun obtenu deux occasions avec l’avantage d’un homme. Mathieu Desgagnés a profité d’une rarissime occasion en toute fin de période, sur un jeu exécuté à la perfection. 

Kevin Klima a remporté la mise en jeu, reprise par Vladislav Kotkov. Le Russe a décoché un lancer dont le retour a été récupéré par Desgagnés. Tout à coup, les Saguenéens revenaient dans le match en réduisant l’écart à un but.

Quelques minutes avant le but de Desgagnés, Zachary Lavigne s’est échappé en désavantage numérique, mais Dereck Baribeau a fait l’arrêt avec sa jambe gauche.

En troisième, les Remparts ont réussi à fermer le jeu, jusqu’au deuxième but de Matthew Boucher, marqué dans un filet désert.

Effectifs réduits

Déjà limités en termes de gros canons offensifs, les Saguenéens doivent maintenant composer avec de lourdes pertes en attaque. Kelly Klima (commotion cérébrale), Félix-Antoine Marcotty (aine) et Charles Tremblay (virus) sont sur la touche.

Cette situation force le groupe d’entraîneurs à se creuser le coco, à la recherche de solutions gagnantes.

« On s’en ressent offensivement, a soutenu Yanick Jean. On essaie de trouver des combinaisons, de jouer avec nos combinaisons. On a seulement 11 attaquants en santé et c’est la raison pour laquelle on joue beaucoup avec les trios présentement. »

L’attaque massive des Bleus subit également les contrecoups du manque de profondeur à l’attaque. Face aux Remparts, elle a été limitée à un but en six occasions.

Les Saguenéens ont finalement terminé la partie avec 24 tirs, six de moins que leurs rivaux. «On a fait des changements (sur l’attaque massive) et on va continuer, a prévenu Yanick Jean. On veut des joueurs qui sont engagés à exécuter une structure et on va procéder à des changements jusqu’à tant qu’on y arrive. »

Saguenéens

Les Sags blanchis à Rimouski

Il y a deux semaines, les Saguenéens ont été dominés une grande partie de la rencontre face à l’Océanic, pour finalement se sauver avec une victoire surprise. Vendredi soir, les Sags ont offert un meilleur effort face à la formation rimouskoise, mais ils ont perdu 2-0, dans une rencontre présentée au Colisée Financière Sun Life.

Certains vont parler du retour du balancier. Pour d’autres, c’était simplement logique de voir l’Océanic s’imposer face à leurs rivaux. Il reste que les Chicoutimiens n’ont pas trop à rougir de leur performance, malgré seulement 20 lancers en direction de Colten Ellis.

Le gardien recrue de l’Océanic a d’ailleurs inscrit son nom dans le livre des records de la Ligue de hockey junior majeur du Québec en signant son cinquième blanchissage de la saison. Quatre autres portiers au nombril vert se partageaient l’ancienne marque de quatre coups de pinceau.

Avantage numérique anémique

En entrevue au terme de la partie, Yanick Jean n’a pas cherché longtemps avant de trouver des explications. L’avantage numérique des Sags a été blanchi en six occasions, parvenant à peine à provoquer des chances de marquer.

« Notre avantage numérique nous fait mal, a répété l’entraîneur-chef. En plus de ne pas compter, il nous coupe le momentum, ce qui fait en sorte que l’adversaire a un moment fort de trois, quatre, cinq minutes après la fin de la pénalité. Les joueurs qui jouent sur l’avantage numérique ne font pas le travail. On a travaillé sur des choses qu’on a mises en application à cinq contre cinq, mais on arrive en avantage numérique et ils font juste à leur tête. Il n’y a rien qui marche. Les joueurs ne bougent pas, ils ne se soutiennent pas. On va faire des changements. »

Jean n’avait toutefois pas grand-chose à dire sur le travail de sa troupe à cinq contre cinq. Mais le travail avec l’avantage d’un homme lui laissait un goût amer dans la bouche.

« Notre avantage numérique nous a scié les jambes à maintes occasions, a reconnu l’homme de hockey. C’est comme si on pense que ça va être deux minutes de break. Quatre joueurs qui travaillent à 100 pour cent, c’est mieux que cinq joueurs qui travaillent à 75 pour cent. Faites les mathématiques. »

L’Océanic a pris les devants en fin de première période, lorsque Mathieu Nadeau a trompé la vigilance de Zachary Bouthillier, encore une fois solide devant son filet avec 30 arrêts. Sur la séquence, le défenseur Xavier Pouliot a tenté un dégagement qui a atterri directement sur le bâton du joueur de l’Océanic. But facile.

Les locaux ont doublé leur avance dans les dernières minutes du deuxième vingt, sur un tir de Chase Stewart dévié par Anthony Gagnon. Les Saguenéens ont tenté de revenir dans le match en troisième, sans succès. « On a généré plus de chances de marquer dans les huit dernières minutes de jeu en troisième que pendant tout le match, a déploré Yanick Jean. Il y a une raison pour ça, c’est parce qu’on décide de jouer de la bonne manière. C’est de cette façon qu’il faut jouer à partir de la première minute. Notre avantage numérique est atroce depuis des semaines. On n’a pas de chances de marquer et on en donne à l’autre équipe. Le travail des entraîneurs est de faire des changements quand ça ne fonctionne pas et c’est ce qu’on va faire. »

Les Bleus reçoivent les Remparts de Québec, dimanche à 16 h, au Palais des sports de Jonquière. Joueurs et entraîneurs auront l’opportunité de s’acclimater à leur nouvel environnement en début d’après-midi samedi, lors d’une séance d’entraînement.

Saguenéens

Priorité au jeu défensif

L’entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Yanick Jean, estime que son équipe devra être solide défensivement pour vaincre l’Océanic, vendredi soir, à Rimouski.

Le 2 février dernier, les Sags ont savouré une victoire de 3 à 2 en prolongation contre l’Océanic, à Chicoutimi. Zachary Bouthillier avait fait la différence avec ses 43 arrêts. 

Cette fois, les Bleus se devront d’aider davantage leur gardien en zone défensive pour triompher, selon Yanick Jean.

« Il va falloir être meilleurs défensivement qu’on l’a été la dernière fois contre eux, indique-t-il. On avait exposé notre gardien de but à maintes reprises. Rimouski est une équipe qui ne fait pas beaucoup d’erreurs. Si on fait des revirements comme on en a fait lors du dernier match, on va être dans le trouble ! Il faut absolument limiter les erreurs. »

L’entraîneur-chef ne cache pas que l’absence des jumeaux Klima, de Félix-Antoine Marcotty et de Simon Monette affectera le plan de match de son équipe. Il souligne que ses joueurs devront s’impliquer et « éviter de jouer en périphérie ».

Après l’entraînement, Yanick Jean n’avait pas décidé qui de Zachary Bouthillier ou d’Alexis Shank défendra la cage des Saguenéens, vendredi soir.

Les Sags partiront vendredi matin vers Rimouski. Ils reviendront ensuite à Saguenay pour se mesurer aux Remparts, dimanche à 16 h, au Palais des sports de Jonquière

Saguenéens

De la plus grande à la plus petite glace

En disputant au moins leurs quatre prochains matchs locaux au Palais des sports, dont celui de dimanche face aux Remparts de Québec, les Saguenéens ne vont pas seulement découvrir un nouvel environnement, mais ils vont également jouer sur la plus petite patinoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Ils passent ainsi de la plus grande à la plus petite patinoire du circuit.

La surface de jeu du centre sportif de Jonquière est de 185 pieds de long, par 85 pieds de large. Le Centre Georges-Vézina est doté d’une patinoire olympique (200x100), la seule du genre dans la LHJMQ. Ailleurs au Québec, c’est à Rouyn-Noranda, Val-d’Or et Drummondville (190x85) qu’on retrouve une glace plus petite que les standards nord-américains (200x185).

« On a commencé à ajuster des choses », a confirmé l’entraîneur des Saguenéens, Yanick Jean, après l’entraînement de son équipe au Pavillon de l’agriculture, mercredi avant-midi. 

« Je veux qu’on joue un style de jeu plus physique, afin de couper plus de temps et d’espace à l’adversaire, a-t-il poursuivi. Je veux qu’on joue sur les orteils au lieu de jouer sur les talons. »

Le système de jeu utilisé par les Sags sur la surface olympique du Centre Georges-Vézina est plus conservateur, a convenu Yanick Jean, dans l’optique de minimiser les impacts des 15 pieds plus larges de la glace. Cette façon de jouer a parfois pour effet de donner droit à du jeu un peu moins flamboyant.

« Je veux qu’on soit un peu plus agressif », a exposé Yanick Jean.

Conserver la même approche

Il a beaucoup été question de la gymnastique administrative que doivent faire face les Saguenéens depuis l’annonce de la fermeture du Centre Georges-Vézina, pour une période minimale de trois semaines. Chez les joueurs, la terre continue de tourner sans trop de tracas.

Capitaine des Sags, Zachary Lavigne se souvient d’avoir joué un match au Palais des sports, dans son jeune temps ! C’était lors du Tournoi provincial de hockey pee-wee de Jonquière. « C’est sûr qu’on était surpris au départ (lorsqu’on a appris la nouvelle), mais c’est une épreuve supplémentaire et on va tout faire en notre possible pour passer au travers, a réagi Lavigne. On va avoir des changements à apporter et il va y avoir une adaptation à faire, mais on va en sortir grandis. »

Tout juste revenus d’un voyage dans les Maritimes, les joueurs des Saguenéens ont disputé leurs quatre dernières rencontres sur une surface de jeu aux dimensions régulières. L’adaptation ne devrait donc pas être un gros problème.

« On revient des Maritimes, ce n’est pas comme si ça faisait cinq matchs qu’on jouait au Centre Georges-Vézina et soudainement, qu’on se retrouvait sur une petite glace, a fait remarquer Vincent Lapalme. On n’aura pas besoin de faire de gros ajustements donc c’est un point positif. Pour nous, ça ne change rien et c’est un peu comme si on jouait sur la route. On va aller visiter le Palais des sports, samedi, pour qu’on se sente un peu comme à la maison. »

Lapalme a fait savoir que les joueurs ne parlaient plus vraiment de la situation qui les touche, mais il a avoué que sur le coup, la surprise fut plutôt grande.

« On était dans l’autobus quand on l’a appris et je ne dirais pas que ce fut un choc, mais on parlait de la situation entre les joueurs, a raconté le #37 des Saguenéens. Au début, on se posait plein de questions, mais avec les nouvelles que Yanick nous a apportées, on est tous bien contents que notre routine demeure la même. »

Pour bien faire sur une glace aux dimensions identiques à celle du Palais des sports, les Saguenéens pourront peut-être demander des conseils aux anciens joueurs des Sabres de Buffalo. Un collègue au Quotidien faisait remarquer que les Sabres ont évolué au Buffalo Memorial Auditorium jusqu’au milieu des années 90, à un endroit où la glace mesurait 185 pieds de long par 85 pieds de large.