Retour en douceur pour l’élite du patinage de vitesse du Centre Marc Gagnon qui a pu se roder sur la glace pour la première fois depuis la mi-mars.
Retour en douceur pour l’élite du patinage de vitesse du Centre Marc Gagnon qui a pu se roder sur la glace pour la première fois depuis la mi-mars.

Saguenay servira de test pour le patinage de vitesse courte piste

Mine de rien, le retour sur glace de l’élite du patinage de vitesse du Centre Marc-Gagnon servira de référence pour les autres clubs de la province quant aux entraînements dans un contexte de pandémie. Car les athlètes de la région sont quelques-uns des rares au Québec à avoir le privilège de renouer avec la glace presque quatre mois après le confinement provincial. Laval serait le seul autre site où les longues lames ont accès à une patinoire pour la reprise des entraînements sur glace.

«La Fédération de patinage de vitesse du Québec va se servir de nos activités pour voir comment ça va se dérouler, surtout au niveau des entraînements. C’est un test qu’on fait», souligne Christian Simard, président de l’Association régionale de patinage de vitesse.

Après presque quatre mois d’entraînements virtuels, les athlètes du Centre Marc Gagnon étaient heureux de se revoir et de pouvoir s’entraîner ensemble sur la Glace Dean Bergeron à La Baie.

Ce dernier rappelle que plusieurs exigences sont de mise pour le respect des consignes de la Santé publique, comme la feuille de présence, vérification de l’absence de symptômes, le contingentement du nombre de patineurs, la distanciation sur et hors glace, etc. «On tient à ce que nos jeunes aient la chance de patiner cet été. On a vu que le calendrier de compétitions allait être retardé un peu et la première compétition canadienne est reportée au 15 octobre. Ça donne une chance de plus à nos patineurs d’avoir un peu plus de milage au niveau du patin, ce qui est important pour eux», fait valoir M. Simard.


« La Fédération de patinage de vitesse du Québec va se servir de nos activités pour voir comment ça va se dérouler, surtout au niveau des entraînements. C’est un test qu’on fait. »
Christian Simard

De plus, le centre régional a accueilli quelques athlètes élites de la région qui poursuivent leur développement à Montréal, dont l’Almatois Justin Bergeron et les Saguenéens Émilien Blackburn et Victoria Gareau, qui auront ainsi un petit avantage sur leurs coéquipiers des centres de la métropole. «En région, nous avons certains avantages et nous voulons le démontrer. De plus, nous avons une bonne collaboration de Ville de Saguenay et c’est vraiment un plus pour nous!», souligne Christian Simard.

L’entraîneur-chef du centre régional de patinage de vitesse, David Simard, a pu diriger un premier entraînement sur glace en compagnie de l’Olympienne Kasandra Bradette.

En douceur
Comme la veille pour les athlètes d'autres disciplines (hockey, patinage artistique), les patineur(se)s étaient fébriles et heureux de pouvoir s’entraîner sur la patinoire de la Glace Dean Bergeron de La Baie... même s’ils ont certainement eu mal aux pieds en rechaussant leurs patins moulés après autant de semaines!

Bien que les entraînements virtuels hors glace, individuels, semblent leur avoir permis de maintenir une bonne forme physique, pas question d’entraînement intense pour ce Jour 1. L’entraîneur-chef du centre régional, David Simard, a surtout axé sur le travail individuel pour ce retour sur glace afin de permettre aux athlètes de réapprivoiser leur sport de haut niveau. Assisté de l’Olympienne Kasandra Bradette, il devait aussi s’assurer du respect de certains critères, dont la limite de 20 personnes sur la glace, incluant les entraîneurs, et diviser les athlètes en petits groupes de six pour respecter les consignes sanitaires. Il devait aussi veiller à ce que le maximum de 50 personnes dans l’aréna soit respecté.

Pour l’entraînement sur glace, l’entraîneur-chef David Simard devait limiter le nombre d’athlètes à 18 et diviser les patineurs en sous-groupes de six. Les jeunes devaient aussi respecter le plus possible la distanciation physique.

Mardi, les vestiaires n’étaient pas accessibles, mais ils le seront à compter de la semaine prochaine. D’ici là, les patineurs devront avoir revêtus leur combinaison avant de se présenter à l’aréna et n’avoir que leur casque et patins à enfiler. Ce qui n’était pas le cas pour plusieurs lors du premier rendez-vous de mardi, mais ils ont su remédier rapidement à la situation.