Antonin Chamberland a attiré quelques amis planchistes au Saguenay, il y a deux ans, pour tourner une vidéo de la compagnie Union. Sur la photo, le Foyer des loisirs d’Arvida.

Saguenay prisée par les planchistes

À l’hiver 2016, le Saguenay servait de terrain de jeu pour des planchistes dans le cadre d’un tournage. La vidéo, réalisée par la compagnie de fixations Union, se retrouve actuellement sur les réseaux sociaux et elle a été vue plus de 100 000 fois. Un planchiste professionnel a remis ça en décembre dernier.

Antonin Chamberland est celui qui a amené un groupe commandité par Union il y a deux ans. Lui-même soutenu par la compagnie, c’est un concours de circonstances qui l’a fait penser au Saguenay comme destination. La neige, plutôt rare dans plusieurs autres régions du Québec à l’hiver 2016, était abondante dans la région.

Pour faire une histoire courte, Anto Chamberland utilise les zones urbaines pour y aller d’acrobaties plus spectaculaires les unes que les autres. Le résultat donne des images impressionnantes.

« Dans le cadre de son projet marketing, la compagnie Union avait en tête de filmer une vidéo comme je fais tous les ans, explique Antonin Chamberland au cours d’un entretien téléphonique plus tôt cette semaine. Ma spécialité est de faire des tournages en ville, un peu comme on a fait au Saguenay. On est resté au Saguenay un bon mois à chercher des obstacles et à faire des tournages. »

Parmi les endroits utilisés, l’ancienne église Notre-Dame-de-Fatima de Jonquière a fait le bonheur des planchistes avant que celle-ci ne s’écroule sous le pic des démolisseurs au début de l’année 2017. Les rampes d’escaliers de l’école primaire Le Roseau de Chicoutimi-Nord, le Foyer des loisirs à Arvida et l’autogare du centre-ville de Chicoutimi sont d’autres emplacements où les as de la planche ont testé leurs habiletés.

Antonin Chamberland, un Sherbrookois de 29 ans, avoue que le Saguenay offre des sites « incroyables », pour reprendre ses propos.

« Il y a beaucoup de dénivelés et beaucoup de côtes, on trouve donc de nouveaux endroits chaque année, fait remarquer le planchiste professionnel. On pense toujours qu’on a fait le tour, mais on trouve de nouveaux endroits, alors c’est assez intéressant. »

Sur la photo, l’autogare du centre-ville de Chicoutimi.
Sur la photo, l’ancienne église Notre-Dame-de-Fatima de Jonquière.

Aux X-Games

Les décors saguenéens pourraient d’ailleurs se retrouver dans une compétition des prochains Jeux extrêmes d’hiver, mieux connus sous le nom des X-Games. Pour une troisième année consécutive, Antonin Chamberland participe au concours Real Snow, qui consiste à produire une courte vidéo. Chaque participant dispose de deux mois pour préparer la meilleure réalisation et les juges déterminent ensuite, selon la qualité de la production et autres critères, le grand gagnant. 

« Ça fait deux ans que je suis sur le podium et c’est la troisième année consécutive que je suis invité », souligne le jeune homme, qui se retrouve actuellement au Japon avec son commanditaire principal, DC Shoes, dans le but de tourner une vidéo promotionnelle dans la poudreuse.

À n’en pas douter, Antonin Chamberland a beaucoup de plaisir à vivre sa passion. Non seulement il s’amuse, mais il y gagne sa vie. Il garde toutefois une attache au métier auquel il a étudié. Employé à temps plein pour la Ville de Montréal comme pompier, il préfère se garder une sécurité d’emploi.

« Je n’ai pas vraiment le courage d’abandonner mon emploi de pompier même si je gagne bien ma vie avec la planche à neige, confesse Antonin Chamberland. C’est un bon job à long terme et c’est un domaine très contingenté, donc c’est dur d’obtenir un poste à temps plein. Pour l’instant, je jongle avec mes deux emplois. »

 Sur la photo, l’école primaire Le Roseau, à Chicoutimi-Nord.