L’aréna de Petit-Saguenay portera désormais le nom du joueur de hockey Roberto Lavoie (à droite), un ancien des Saguenéens de Chicoutimi qui a connu une excellente carrière professionnelle en Europe. C’est le maire de la municipalité, Philôme La France (à gauche), qui a dévoilé la nouvelle enseigne.

Roberto Lavoie honoré

L’aréna de la Vallée de Petit-Saguenay devient l’aréna Roberto Lavoie. L’ancien hockeyeur, qui a connu une brillante carrière, notamment en Europe, a été honoré vendredi soir lors du repêchage de la Coupe des entreprises du Bas-Saguenay qui se déroule samedi.

Cet hommage à Roberto Lavoie survient également dans le cadre des célébrations du 100e anniversaire de la municipalité. « C’est le plus grand joueur de hockey de l’histoire de Petit-Saguenay », signale le maire Philôme La France.

« Roberto Lavoie a été une véritable vedette locale et régionale dans les années 80, avant de devenir ensuite une véritable star en Suisse jusque dans les années 90. Partout où il est passé, il a été un leader sur la feuille de pointage, mais aussi un exemple de persévérance et d’esprit sportif. Nous croyons qu’il est un modèle pour notre jeunesse et c’est pourquoi nous renommons notre aréna à son honneur », explique-t-il sur le raisonnement derrière ce changement de nom.

Des souvenirs

Il précise qu’il est possible de le faire de son vivant. Étant donné qu’il s’agit d’une bâtisse, la modification ne nécessite pas une demande auprès de la Commission de toponymie du Québec.

« Tout a commencé là, se rappelle pour sa part Roberto Lavoie. Mon hockey mineur, je l’ai joué là. Dans le temps, il n’y avait pas encore d’aréna, qui a été bâti l’année que je suis parti jouer dans le midget régional à La Baie.

« On jouait dehors, on grattait la patinoire avant les matchs et on glaçait la nuit. Je me rappelle que dans le bantam, on pouvait glacer jusqu’à 2 h du matin », raconte celui qui demeure maintenant à Chicoutimi, mais demeure attaché à son patelin, revenant faire son tour régulièrement.

« C’est sûr que ça me remémore des souvenirs. Quand j’ai joué junior majeur à Chicoutimi, il y avait plein de monde, pas seulement de Petit-Saguenay, mais du Bas-Saguenay qui venait aux matchs, rappelle Roberto Lavoie. J’ai toujours senti l’appui des gens du village. Quand j’y retournais l’été, ça parlait toujours de hockey et les gens s’informaient comment ça allait. »

Même s’il n’est plus impliqué de près dans le hockey, Roberto Lavoie essaie de jouer encore une ou deux fois par semaine, même quand il est en Floride, où il a passé une partie de l’hiver.

Le favori local sera en action samedi dans l’une des huit équipes de la Coupe des entreprises du Bas-Saguenay qui étaient formées vendredi lors du repêchage.

Anciens de la LNH

Les anciens de la Ligue nationale Luc Dufour et son beau-frère Alain Côté participent également au tournoi amical, tout comme Christian Caron, que Roberto Lavoie a dirigé avec les Saguenéens, alors qu’il était l’adjoint de Gaston Drapeau après sa carrière en Europe, lors de la saison 1994-95.

Sans regrets

Roberto Lavoie a privilégié la voie de l’Europe au cours de sa carrière professionnelle. Une trentaine d’années plus tard, il demeure convaincu d’avoir opté pour la meilleure option. 

Après avoir porté les couleurs des Remparts et des Saguenéens dans la LHJMQ, récoltant 136 points en 1982-83, Roberto Lavoie a participé à deux camps d’entraînement des Whalers d’Hartford de la Ligue nationale. À la même période, il a amassé 84 points en 80 rencontres dans la Ligue américaine à sa première saison professionnelle avec le club-école des Whalers de Binghamton. Puis il a reçu une offre de la Suisse qu’il a décidé d’accepter. Au cours des années suivantes, il a fait sa niche avec le EHC Chur où il a récolté pas moins de 492 points en 215 matchs. Encore meilleur pointeur de l’histoire de l’organisation, son chandail numéro 11 a même été retiré.

«Une fois que tu as joué junior, le but premier, c’est de jouer dans la Ligue nationale», convient dans un premier temps Roberto Lavoie. 

«C’était toujours ma grandeur et mon poids qui revenaient. On disait toujours que j’étais trop petit pour jouer dans la Ligue nationale. Je suis donc parti en Europe et je n’ai jamais regretté. J’ai quand même fait 10 ans là-bas. Ç’a vraiment été une belle expérience et j’ai découvert une nouvelle culture. Pour moi, c’était la meilleure décision à prendre», de souligner l’ancien attaquant qui a même participé à la mythique coupe Spengler avec l’équipe canadienne. 

Roberto Lavoie aurait peut-être été plus favorisé par les règlements actuels, lui qui a évolué à une époque avec moins d’équipes également. Comme amateur de hockey, il apprécie l’évolution récente du sport de plus en plus basé sur la vitesse. «Ça fait du bien. On voit vraiment des matchs où c’est vraiment spectaculaire. En tout cas, moi j’aime ça», signale-t-il.