Le directeur général du Bleu et Or basketball, David Duguay, et le directeur de l’École polyvalente Arvida, Carl Lévesque, sont soulagés que les programmes sports-études obtiennent le feu vert de la Santé publique.
Le directeur général du Bleu et Or basketball, David Duguay, et le directeur de l’École polyvalente Arvida, Carl Lévesque, sont soulagés que les programmes sports-études obtiennent le feu vert de la Santé publique.

Retour du sport-études: soulagement à l’École polyvalente Arvida

Katherine Boulianne
Le Quotidien
« Soulagement ? Le mot est faible ! » C’est ainsi que le directeur de l’École polyvalente Arvida, Carl Lévesque, résume ce qu’il ressent avec le retour des programmes sport-études à son école.

Alors que les élèves ont repris lundi le chemin des gymnases pour pratiquer leur sport favori, le directeur de l’établissement scolaire est plus que satisfait de ce retour à la normale. Il faut dire qu’avec près de 60 % de la clientèle de la polyvalente d’Arvida qui est inscrite en sport-études, tout le fonctionnement de la polyvalente était touché.

Par exemple, Carl Lévesque cite la création d’horaires qui relevait du casse-tête. « Les enseignants ont été extraordinaires. Pour compenser la période habituelle de sport, les jeunes ont suivi 30 % plus de cours qu’à la normale. Les professeurs ont donc donné plus de 200 périodes supplémentaires afin que les étudiants puissent compléter leur horaire. Ils ont offert une collaboration exemplaire », souligne le directeur.

Le soulagement est aussi partagé par les adolescents qui étaient ravis de pouvoir retrouver leur passion. Pour le directeur général et entraîneur du Bleu et Or basketball, David Duguay, il en allait de la santé mentale de ces jeunes. « Pour bien des élèves, c’est le sport qui les tient à l’école. Les ados ont été coupés de tout depuis six mois, ils sont vraiment contents d’être de retour. Et leur collaboration est exceptionnelle. »

Tout n’est cependant pas parfait pour la pratique du basketball, qui reste parmi les sports les plus à risque, selon la Santé publique. En plus de l’application de mesures d’hygiène supplémentaires, les élèves doivent se rabattre sur des matchs de type 3 contre 3, ce qui pourrait diminuer quelque peu leur ardeur à long terme. « La motivation sera le nerf de la guerre, cette année. Sans les matchs à 5 contre 5, c’est moins évident pour les jeunes de rester motivés. On en a au moins jusqu’à Noël, on attend les consignes de la Santé publique pour la suite », ajoute M. Duguay.

Malgré la joie de retrouver la routine à l’École polyvalente Arvida, une crainte subsiste toutefois pour le directeur de l’établissement scolaire : « Il ne faut pas tomber en zone orange. On aurait une problématique, les mesures seraient difficiles à appliquer », soutient Carl Lévesque, qui reste toutefois confiant pour la suite, présumant que les gens adopteront les comportements nécessaires afin de l’éviter.