Retour au calme à Festirame

Les eaux du lac Saint-Jean avaient retrouvé une certaine quiétude, samedi, pour la 44e édition du marathon PROCO de 42 kilomètres de Festirame. Les 12 embarcations, 15 de moins que l'an dernier, ont été en mesure de terminer l'épreuve, inscrites dans l'une des trois catégories. L'événement lançait du même coup les festivités de Festivalma.
En chaloupe à rames chez les hommes, Fabien Marceau et Karl Goulet ont remporté le titre après 4 heures, 36 minutes et 17 secondes d'efforts, tout juste devant Yohann Gagné et Éric Gagné, qui ont stoppé le chrono à 4 heures, 37 minutes et 3 secondes. Samuel Lapointe et Pascal Harvey ont complété le podium.
En chaloupe à rames mixte, Bernadette Girard et son partenaire Éric Gagnon ont défendu leur titre avec succès, devançant Nathalie Collard et Mathieu Brassard. Le duo Mélanie Tremblay et Alexandre Simard est arrivé troisième.
Finalement en surfski, Michel Daoust est arrivé en premier au site de villégiature la Dam-en-terre, devant Richard Germain.
Inutile de rappeler que l'an dernier, les organisateurs avaient été forcés d'évacuer le lac Saint-Jean en raison des vagues provoquées par les forts vents. De l'aveu de certains participants, il s'agissait de conditions exceptionnelles qui n'avaient jamais été observées en 43 ans. La façon dont la situation avait été gérée par l'organisation avait également fait couler beaucoup d'encre. Le Club d'aviron d'Alma avait d'ailleurs décidé de se retirer de l'événement.
Qu'à cela ne tienne, la journée de samedi a permis de retrouver une certaine tranquillité, autant chez les participants que chez les organisateurs. De vagues d'environ trois pieds sur le lac Saint-Jean ont fait travailler les rameurs, mais rien pour compromettre leur sécurité.
«Tous les morceaux du casse-tête étaient rassemblées pour nous aujourd'hui, que ce soit la météo, la nature ou le travail des bénévoles, a souligné la directrice générale de Festivalma, Janie Maltais. C'est un travail d'équipe colossal qui a été effectué dans les derniers mois. On est vraiment satisfait et chapeau aux rameurs également. Ils ont bien dosé leur préparation et leur course. De part et d'autre, tous les ingrédients étaient rassemblés pour obtenir un succès.»
Janie Maltais a convenu qu'en raison de l'édition 2016 de Festirame, qui aurait pu tourner au drame, la préparation pour cette année a été renforcée. Chaque détail a été revu à maintes reprises. «On a ajouté encore une coche, a-t-elle illustré. On avait deux bateaux de sécurité pour une embarcation, ce n'est quand même pas rien. Disons que ça lance bien le festival Festivalma.»
Consécration pour Marceau et Goulet
Fabien Marceau et Karl Goulet en étaient à leur troisième marathon sur les eaux du lac Saint-Jean. Après avoir vécus les conditions uniques de l'an dernier, les deux hommes qui demeurent à Québec étaient bien heureux de pouvoir sabrer le champagne en premier à l'épreuve en chaloupe à rames chez les hommes.
«Les vagues ont donné des difficultés, mais l'idée était de conserver la meilleure ligne possible, a résumé Fabien Marceau, originaire de Métabetchouan. On a pris un bon rythme et a on profité des conseils d'Alain Tremblay sur le lac Saint-Jean, qu'on remercie. Ce titre représente beaucoup d'efforts.»
Les deux hommes entendent maintenant savourer le moment, avant de penser à l'an prochain. Sauf qu'ils ont fait part de leur volonté d'être de retour pour défendre leur victoire.
L'expérience rapporte en mixte
En chaloupe à rames mixte, Bernadette Girard et Éric Gagnon ont écrit leur nom sur la coupe des vainqueurs pour une quatrième fois consécutive. Dans les faits, il s'agit d'un troisième titre officiel puisque lorsqu'ils ont été retirés des eaux l'an dernier, ils menaient l'épreuve.
À n'en pas douter, la paire a fait parler son expérience. Bernadette Girard prenait part à son 13e marathon à Festirame, tandis que son coéquipier Éric Gagnon était présent pour une 11e fois.
«On a suivi notre plan de match, qui était de suivre notre propre rythme, de demeurer concentré et de donner des coups quand il le fallait», a exprimé Mme Girard, 61 ans et dans une forme splendide.
«On l'a pris comme un entraînement parce que ça fait seulement un mois qu'on a décidé de ramer, a ajouté Éric Gagnon. On n'était pas parfaitement bien préparé, mais on s'est dit de ne pas regarder les autres équipes.»
La course de samedi avait une saveur particulière pour Éric Gagnon. Victime d'une fracture à une hanche l'été dernier, il était incertain qu'il soit prêt à temps.
«Ma hanche me faire encore mal, a avoué le principal intéressé, gagné par l'émotion à l'arrivée. Je suis fier de moi et ça a bien été. On va essayer de revenir l'an prochain.»