Durant les Jeux du Québec à Alma, quelque 48 employés ont oeuvré au sein de l'organisation sous l'égide du DG Sylvain Ouellet. Depuis, les effectifs ont quitté progressivement et la semaine dernière, il ne restait plus que M. Ouellet dans la fourmilière de la Maison des Jeux.

Retombées positives pour les Jeux du Québec d'Alma

Au-delà de l'équilibre budgétaire anticipé, ce sont les retombées positives pour la communauté qui transcendent l'héritage laissé par la 52e Finale des Jeux du Québec d'Alma, hiver 2017. De façon tangible, la population de la Cité de l'hospitalité et ses environs peut profiter des nouvelles infrastructures sportives aménagées pour la tenue de cette grande fête de la jeunesse et du sport, mais elle peut aussi compter maintenant sur de nouvelles générations de bénévoles pour la tenue d'autres événements d'envergure.
C'est du moins ce qui ressort d'une entrevue téléphonique avec le directeur général des Jeux d'hiver d'Alma, Sylvain Ouellet, qui a complété une première version de son rapport final. « On se dirige vers l'équilibre budgétaire et nous sommes très très satisfaits. Tous les commentaires recueillis auprès des participants, des partenaires et de SPORTSQUÉBEC nous confirment que nous avons réalisé une très belle finale et que les jeunes sont repartis avec un beau souvenir. C'était notre objectif : que les jeunes passent un beau séjour au Saguenay-Lac-Saint-Jean et qu'ils puissent repartir avec une belle carte de visite », a-t-il indiqué dans un premier temps, peu avant de partir pour quelques semaines de congé.
Outre le succès événementiel aux yeux des gens d'ici et de l'extérieur, Sylvain Ouellet estime que le rendez-vous provincial a surtout permis de créer une belle richesse communautaire qui aura un impact bénéfique pour les années à avenir. « La majorité des 3100 bénévoles en étaient à leur première expérience de bénévolat et ils ont vécu quelque chose de positif. Plusieurs d'entre eux se demandent quoi faire maintenant. Il y a (certainement) des organismes communautaires, culturels et sportifs qui vont les recruter et je suis sûr que ça va paraître dans les prochaines années », estime le DG qui bouclera bientôt un mandat amorcé trois ans plus tôt.
Les alliances faites avec les municipalités du Lac-Saint-Jean-Est font aussi partie des retombées positives. La capitale jeannoise a démontré qu'elle pouvait être rassembleuse pour tenir des événements d'envergure et elle sera en mesure de récidiver si une occasion se présente. « 3100 bénévoles, c'est énorme dans une petite communauté, mais la région est solidaire dans ce type d'événement », souligne le DG qui croit d'ailleurs que le promoteur de Dolbeau-Mistassini qui souhaiterait ravoir les Jeux dans le Haut-du-Lac pourrait miser sur cette belle solidarité de bénévolat régional.
Infrastructures
Évidemment, l'un des principaux legs de la tenue des Jeux du Québec à Alma est sans contredit l'ajout ou la bonification des infrastructures sportives. En tête de liste, il y a bien sûr le centre multisport attenant au centre Mario-Tremblay (10 M $), mais aussi quelques aménagements et achats d'équipement pour les différents sites de compétitions de gymnastique, de patinage de vitesse, de ski alpin au Mont-Lac-Vert, de ski de fond au centre Dorval, etc. « Ce sont des aménagements qui manquaient et qui vont rester. Ça représente environ 400 000 $ en achat d'équipement et immobilisations, note Sylvain Ouellet.
« Le centre multisport, c'est comme la cerise sur le sundae. Ça met en lumière le réaménagement du centre Mario-Tremblay. Les cinq dernières années ont servi à faire les trois premières phases et le centre multisport était la dernière. Les gens qui le fréquentent sont très satisfaits parce que tout est très bien aménagé, ce qui fait en sorte que nous sommes capables de recevoir des événements correctement. »
Succès collectif
Interrogé à savoir ce dont il est le plus fier sur le plan personnel, Sylvain Ouellet pointe sans hésitation tout le personnel qui a oeuvré durant les Jeux (48 personnes à temps plein et à temps partiel) et l'armée de bénévoles. « Ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir monté une équipe de 48 personnes et de 3100 bénévoles et faire en sorte que tout le monde adhère au projet. C'est un défi de taille ! (...) C'est un succès collectif et c'est vraiment un beau travail qu'on a fait ensemble. Il y a eu des défis à tous les niveaux (cérémonies, pratique sportive, etc.), mais on est toujours parvenu à respecter nos délais avec satisfaction. »
L'organisation de la 52e Finale s'est aussi distinguée en innovant au niveau de l'alimentation des athlètes et de la prestation de services en soins de santé sur place. « La prise en charge de l'approvisionnement en repas avec un partenaire qui les conçoit, ça été merveilleux ! », convient le DG. La proximité de la clinique à même le point central des compétitions sportives a aussi été louangée pour sa rapidité et la qualité des soins dispensés. « On peut essayer d'épater, mais l'idée est de garder ça simple. C'est un gros événement multisport qui déjà très difficile à organiser et il faut donc bien s'occuper des jeunes, veiller à ce qu'ils soient bien alimentés, qu'ils dorment bien, qu'ils soient bien soignés, qu'il n'y ait pas de retard afin qu'ils puissent livrer une bonne prestation au meilleur de leurs capacités. »
Dévoilé en septembre
Le rapport final de l'édition almatoise des Jeux du Québec devrait être dévoilé au début septembre lors d'une conférence conjointe avec SPORTSQUÉBEC. D'ici là, un comité de lecture prendra connaissance du rapport et ses commentaires viendront bonifier le document. À cela s'ajoutent les vérifications comptables effectuées à la mi-juillet. Après une nouvelle rédaction en août, le conseil d'administration aura à donner son aval au rapport final, états financiers et étude d'impact socio-économique présentés avant que le tout soit imprimé, puis dévoilé en conférence de presse.