Même s’il regardera le repêchage à la télévision, Louis Crevier pourrait bien être sélectionné, lui qui a eu des discussions avec quelques organisations lors des dernières semaines.

Repêchage LNH: Louis Crevier attire l’attention

Les Saguenéens pourraient bien avoir pas un, mais deux défenseurs réclamés pendant la fin de semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH), à Vancouver. Pour le Russe Artemi Kniazev, la sélection est prévisible depuis déjà bien longtemps, mais son coéquipier Louis Crevier s’est invité dans la conversation avec une solide fin de saison.

Depuis la fin de sa première saison dans la LHJMQ, des représentants de plusieurs équipes se sont manifestés, que ce soit en personne, par texto ou en envoyant des documents à l’arrière format géant. Au début, il admet avoir été vraiment surpris, mais il n’allait certainement pas s’en plaindre.

« Je n’ai jamais vraiment pensé à ça. Ce n’est vraiment pas quelque chose qui me stressait. C’est vraiment après la saison que j’ai commencé à entendre des affaires », raconte Louis Crevier, qui n’a pas trouvé de place sur la liste finale de la Centrale de recrutement, contrairement à Kniazev qui s’est retrouvé au 41e échelon chez les patineurs européens. Il a pensé se rendre à Vancouver, mais a finalement décidé de visionner le tout chez lui à Québec avec parents et amis.

Même s’il regardera le repêchage à la télévision, Louis Crevier pourrait bien être sélectionné, lui qui a eu des discussions avec quelques organisations lors des dernières semaines.

« Personnellement, ça ne me stresse pas vraiment. Au début de l’année, je ne me voyais vraiment pas dans cette situation-là. C’est donc quelque chose de nouveau. Je suis habitué d’être dans une situation de négligé. Ça ne me dérange pas du tout de ne pas être sur la liste. Je sais que j’ai toujours réussi à me démarquer un peu plus tard que les autres. Je veux seulement avoir du plaisir à regarder tout ça à la télé et voir si jamais mon nom est appelé », d’exprimer le défenseur de 6 pieds 6 pouces, reconnu pour sa fiabilité défensive même s’il n’est pas le plus spectaculaire sur la patinoire, contrairement à son coéquipier russe.

« Ce que j’entends et ce que je dis, c’est que je suis un défenseur plus défensif. Je sais que j’ai beaucoup de choses à améliorer. C’est ça, le potentiel. Les organisations essaient de voir si ça vaut la peine d’investir en moi. En ce moment, je ne suis peut-être pas le choix le plus facile à faire ; ça, je le comprends. C’est de voir s’ils veulent prendre une chance sur moi », note Louis Crevier, conscient que la présence de Kniazev l’a certainement aidé à avoir de l’attention dans une saison mouvementée.

Le choix de cinquième ronde des Sags en 2017 a d’abord débuté la saison sur la liste des blessés en raison d’une blessure à l’épaule. Dans son bilan d’après-saison, l’entraîneur-chef des Sags Yanick Jean n’avait pas manqué de souligner sa progression en parlant de ses chances d’être repêché. Il a ensuite fait sa place comme un incontournable dans la brigade défensive à compter du mois de novembre, disputant finalement 44 rencontres.

« Je suis quand même quelqu’un d’anxieux dans la vie de tous les jours et je ne suis pas un gars qui déborde de confiance. C’est sûr qu’au début, c’était plus difficile. Je me suis vraiment amélioré cette année sur cet aspect. Mon jeu s’est amélioré beaucoup avec la confiance que j’ai prise », note Crevier, qui soignait une blessure aussi importante pour la première fois de sa carrière.

« En fin de saison, j’ai connu de bons matchs et je pense aussi avoir bien fait aussi en séries. C’est là que j’ai ouvert les yeux. Ce n’est certainement pas avec ma première moitié de saison que le monde me voyait. C’est avec ma progression que les observateurs se sont dit qu’il y avait de quoi d’intéressant », d’annoncer Louis Crevier, qui s’entraîne à Québec, notamment en compagnie de son coéquipier et compatriote William Dufour.