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L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy
L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy

Remparts/Sags: une rivalité moins émotive sans partisans, selon Roy

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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La rivalité entre les Remparts de Québec et les Saguenéens de Chicoutimi n’atteindra peut-être plus jamais le niveau exagéré du milieu des années 2000, mais ça n’empêche pas l’entraîneur-chef Patrick Roy d’estimer qu’elle existe toujours, bien que l’absence de partisans la rend moins émotive.

Le ton a baissé et les noms des joueurs sont différents, mais les grands rivaux d’hier ont rendez-vous au Centre Vidéotron à compter de vendredi (19h30) pour le deuxième tour éliminatoire de la LHJMQ.

«On ressent la rivalité à un certain degré, mais c’est sûr qu’il manque les partisans. Lorsqu’il y en a, et que ça crie, ça peut être intimidant, autant pour les joueurs que pour les arbitres. La rivalité existe et elle est encore très forte, mais c’est sûr qu’il n’y a pas de monde. Plus ça va avancer, et si c’est serré, ça risque d’être intéressant à suivre», notait le Diable rouge en chef.

Dans son premier point de presse en prévision de ce quart-de-finale 3 de 5, Roy a bien pris soin d’éviter d’identifier un favori, bien que la cote des Sags soit élevée si l’on se base sur leurs quatre victoires, dont trois par blanchissage, face aux Remparts, cette saison.

«Honnêtement, pour moi, c’est un match à la fois. La série sera-t-elle longue ou courte? Aucune idée. Il faudra se concentrer sur le premier match, vendredi et apporter les ajustements, si on doit le faire», répondait Roy.

«Jouer sur la ligne»

Comme les Sags l’ont fait contre Sherbrooke, les siens ont éliminé Drummondville en trois matchs, la semaine dernière. Mais si les Remparts ont éprouvé des problèmes à sortir la rondelle de leur territoire contre les Voltigeurs, qu’ils ne s’attendent pas à ce que leurs prochains adversaires leur facilitent la tâche à ce niveau.

«Il y a des choses où nous devrons être meilleurs, comme dans les sorties de notre territoire et pour aller au filet adverse. Je comprends qu’eux, ils sont l’une des meilleures équipes pour faire de l’obstruction afin d’empêcher d’y aller. Moi, je pense qu’ils jouent sur la ligne et la Ligue leur permet de le faire. Il faudra trouver une façon pour se rendre si on veut générer de l’offensive», disait-il dans ce qui pouvait avoir l’air d’un premier message public.

Roy sait bien que l’équipe qu’il affronte possède de l’expérience et de la maturité, des atouts qui manquent encore à sa jeune formation. Selon lui, les Remparts ont mieux résisté face à la pression mise par les Voltigeurs lorsque ses joueurs affichaient plus de calme dans leur territoire.

«Il faudra exceller en défensive si on veut les contrer, car ils génèrent assez d’offensive. Ils sont habitués de jouer sur leur [grande] patinoire, mais sur une plus petite, ils font quand même partie des meilleures équipes. Face à un club à maturité, il faut mieux positionner la rondelle pour la sortir plus rapidement», notait l’homme de hockey.

Roy invitait ses joueurs à oublier la dernière série et à focaliser sur celle qui s’en vient.

«Il faudra être prêt, car eux, ils vont l’être. Malheureusement, tout est à recommencer pour nos joueurs. On a beau être content d’avoir gagné 3-0, le message de ce matin [mardi] était qu’on n’avait pas à être satisfait, car tout ce qu’on a remporté, c’est une série. On avait une équipe sur notre chemin, là, il y en a une autre. Ce sera un gros défi, parce qu’ils ont de l’expérience, ils sont bien dirigés et ils ont joué du bon hockey du début à la fin.»

Comme plusieurs équipes, les Remparts peuvent s’inspirer d’une victoire comme celle de l’Océanic de Rimouski dans la ronde précédente, malgré son rôle de négligé face à Shawinigan. Après tout, ils misent aussi sur un gardien qui peut faire la différence en Thomas Sigouin.

«Quand tu as le meilleur joueur d’une série, les chances de gagner sont de ton côté. Espérons que «Sig» jouera le même type de hockey inspirant pour nous en deuxième ronde», notait Roy.

Thomas Caron de retour

Blessé à un coude le 25 mars dans le dernier match de la bulle de Val-d’Or, le capitaine Thomas Caron effectuera un retour au jeu, vendredi, contre les Saguenéens. «Il sera du premier match à 95 %, mais lui dirait à 100 %», confirmait l’entraîneur-chef.

La saison de Caron a bien failli être terminée à la suite de cette blessure ayant nécessité une intervention chirurgicale. Il risquait alors d’être absent plusieurs mois, mais son retour s’effectue à l’intérieur de la période estimée de quatre à six semaines.

Il complétera un trio avec Théo Rochette et Olivier Pouliot, deux anciens joueurs des Sags.

«Thomas est notre capitaine, c’est un leader et c’est le gars qui a plus d’expérience que la plupart de nous dans le vestiaire. Il est un gros morceau, c’est un joueur capable de jouer physiquement, ça va nous aider. On a joué ensemble une partie de la saison et ç’a avait bien été, ce sera le fun de le revoir avec moi», indiquait Rochette.

Rochette face à son ancien club

Le centre des Remparts va aussi renouer avec d’anciens coéquipiers et plusieurs de ses amis dans cette série contre l’équipe avec laquelle il a fait ses débuts dans la LHJMQ. Il avait été échangé aux Remparts à la période des fêtes, en 2019-2020.

«C’est particulier [de les affronter] dans un sens, mais ça reste une équipe comme les autres. Il y a aussi beaucoup de gars que je ne connais pas, ça ne change rien pour moi», indiquait le numéro 9.

Rochette sait aussi que les Sags représentent un défi de taille pour sa formation.

«Tout le monde le sait, c’est une très bonne équipe. Il faudra être bons dans nos batailles à un contre un et meilleurs que ce qu’on a été dans nos sorties de zone. On ne fera pas de secret, il faudra travailler plus fort qu’eux pour gagner cette série.»

L’auteur de six points (1-5) en trois matchs en première ronde insiste aussi sur l’importance de tourner la page sur la série précédente contre Drummondville.

«On en parlait, le capitaine et les assistants, on est jeune, on n’a pas beaucoup d’expérience dans les séries et nous sommes tous un peu excités avec ce qui s’est passé avec Thomas [Sigouin le gardien ayant marqué un but], mais il faut faire un “reset” et essayer d’oublier tout cela même si nous avons fait de belles choses et qu’on veut garder notre momentum», ajoutait-il en parlant de l’approche à avoir contre les Saguenéens.

La rivalité historique entre les deux équipes est connue à l’intérieur des vestiaires. 

«On a ça dans un coin de notre tête, mais rivalité ou pas et, ça ne change rien à notre jeu», notait le joueur né en Suisse et qui a vécu à Donnacona.

Il trouve dommage que les spectateurs ne puissent assister aux matchs, mais encore là, n’y peut rien.

«On essaie de gagner pareil et le titre est le même. On essaie de mettre plus de vie sur le banc, s’encourager un peu plus et être enthousiaste lorsqu’il y a quelque chose sur la glace», ajoutait-il à propos de cette motivation qui doit venir de l’intérieur.