Les glaces ne seront pas affectées par les travaux. Il n’y aura que la membrane du plafond qui sera remplacée.

Réfection et agrandissement du Club de curling Kénogami: une deuxième tentative qui augure bien

La deuxième fois risque d’être la bonne pour le projet Horizon 2020 du Club de curling Kénogami. Les démarches amorcées par le comité il y a trois ans n’avaient pas connu le dénouement escompté en raison du contexte à l’époque, mais cette fois-ci, les astres semblent alignés pour une issue favorable.

Coresponsable du comité Horizon 2020 en compagnie d’Élie Lalancette, Gilles Deschênes a bon espoir de voir se concrétiser les travaux de réfection et d’agrandissement du club de curling qui célébrera son centenaire en septembre 2020.

Lors du premier essai, le club avait soumis le projet en même temps que le centre multisport (soccerdome). À l’époque, le premier ministre Philippe Couillard et le député responsable de la région, Serge Simard, leur avaient laissé entendre que le soccerdome serait priorisé. Ce qui a été effectivement le cas.

Le comité est donc revenu à la charge et a rencontré la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest. Cette dernière, qui chapeaute aussi les sports et loisirs, a indiqué que Québec s’apprête à offrir un nouveau programme conjoint avec le fédéral de 295 millions $, dédié à la réfection des infrastructures sportives.

« Québec sera chargé d’administrer le programme. Notre projet s’inscrit réellement dans ce programme. Il faut maintenant qu’on aille chercher des appuis du milieu », explique M. Deschênes concernant ce projet estimé à 925 000 $ pour l’instant. Les porte-parole sont également retournés auprès de Ville de Saguenay pour s’assurer que l’aide consentie à hauteur de 50 % du projet était toujours disponible, ce qui est le cas.

La seconde tentative semble la bonne pour le projet de réfection et d’agrandissement du Club de curling Kénogami qui célébrera son 100e anniversaire en septembre 2020.

Jusqu’à maintenant, le comité a obtenu l’appui de la Commission scolaire De La Jonquière, des associations des centres-villes de Jonquière, Arvida et Kénogami, en plus d’un appui régional des personnes à mobilité réduite. Ils solliciteront l’appui d’autres organismes au cours des prochaines semaines afin de bien étoffer leur dossier. Le comité Horizon 2020 aura jusqu’au 21 février pour soumettre son projet au programme de subvention.

Mise à jour

M. Deschênes vient aussi de rencontrer la firme d’architectes chargée du projet, le Groupe conseil Planitech, afin d’obtenir une mise à jour des coûts. Ils devraient savoir à quoi s’en tenir d’ici une semaine. « D’après ce que je peux voir, ça pourrait être au-dessus d’un million $ », estime M. Deschênes.

Les travaux de réfection et d’agrandissement consisteront à aménager les lieux de façon à les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite. « Actuellement, nous n’avons aucun moyen d’accessibilité ni de toilettes pour les personnes handicapées », énonce M. Deschênes.

La portion ouest du bâtiment (côté piste cyclable) sera agrandie de six pieds. Des sorties de secours et des toilettes pour personnes handicapées seront ajoutées, ainsi qu’un nouvel emplacement réservé aux responsables des glaces.

Les salles pourront ensuite être louées à l’année puisque l’isolation du bâtiment et l’électricité seront refaites, en plus de l’installation de l’air conditionné dans toute la bâtisse. Les glaces ne seront pas touchées, à l’exception du plafond qui sera doté d’une nouvelle membrane qui permet d’évacuer l’humidité.

« Nous serons capables de louer nos salles durant l’été. Actuellement, on n’est pas organisé pour ça. Il n’y a pas d’air conditionné. Quant à l’isolation des murs, elle est tellement mince que ça nous coûte une fortune en chauffage. La structure est bonne, mais le chauffage et l’électricité sont à refaire. Normalement, on finit en mai et on pense qu’on pourrait être prêt à jouer en octobre », avance M. Deschênes, qui espère obtenir une réponse rapide une fois la demande déposée.

« On a bien confiance cette fois-ci. Il nous fallait des appuis du milieu et on en a pas mal. On va aller en chercher d’autres. Et avec la commission scolaire, on va travailler pour un projet de parascolaire et éventuellement, pour un programme sport-études en curling. Dans la province, il n’existe aucun sport-études en curling », note-t-il.