Zach Redmond a laissé une impression favorable à ses premiers matchs en compagnie de Nathan Beaulieu.

Redmond a vite trouvé son rythme

Zach Redmond n'a pas pu s'empêcher de rigoler, lundi midi, lorsque des journalistes lui ont suggéré de renégocier son contrat, signé il y a cinq mois à peine, compte tenu de son ratio défensif de +6 et de sa fiche de trois points en deux matchs pour une moyenne de 1,50 point par rencontre, jusque-là inégalée dans la LNH!
Évidemment, il ne fallait pas s'attendre à ce que le défenseur américain maintienne une telle cadence, lui qui a amorcé la saison avec un total de 33 points en 114 matchs et un ratio défensif de +5. Il a d'ailleurs été blanchi lundi soir face aux Bruins de Boston et se trouvait sur la patinoire lorsque les visiteurs ont ouvert la marque, tard en deuxième période, dans la défaite de 2-1 du Canadien en prolongation.
Mais Redmond a néanmoins laissé une impression favorable à ses premiers matchs en compagnie de Nathan Beaulieu.
«Nous avons joué quelques matchs ensemble pendant le camp d'entraînement, et je me suis immédiatement senti à l'aise avec lui, a expliqué Redmond. Nous voyons le jeu de la même façon. C'est agréable de jouer avec lui. Il a du talent, il peut exceller en défensive et tout faire sur la patinoire. Nous avons une bonne chimie et nous communiquons bien ensemble.»
Le rendement de Redmond pourrait en étonner plusieurs d'autant plus qu'il a dû ronger son frein pendant six semaines en raison d'une fracture à un pied survenue le 20 octobre, lors d'une séance d'entraînement. Mais jusqu'à maintenant, il joue comme s'il n'avait jamais perdu le rythme.
«Ç'a été difficile de subir une telle blessure aussi tôt, a déclaré Redmond. Je me sentais bien pendant le camp et je m'étais présenté en bonne condition physique. Pendant ma convalescence et ma rééducation, j'ai travaillé dur et je me suis assuré de faire du temps supplémentaire pour être prêt à entrer dans la mêlée et faire face à toute éventualité. Je suis heureux de la façon dont les choses se passent.»
Lorsque Michel Therrien lui a annoncé qu'il aurait son baptême de feu dans l'uniforme du Canadien, jeudi dernier, contre les Devils du New Jersey, Redmond s'est efforcé de ne pas trop en faire.
«Quand vous disputez votre premier match, vous tentez de garder les choses aussi simples que possible puis, graduellement, essayez de revenir à ce que vous êtes habitué de faire. Dans mon cas, je voulais d'abord voir comment mes jambes allaient réagir, car vous ne le savez jamais lors du premier match. Elles ont bien répondu, et tout le crédit revient aux spécialistes médicaux et du conditionnement physique de l'équipe.»
Après avoir partagé la saison 2015-2016 entre l'Avalanche du Colorado et le Rampage de San Antonio, le club-école de l'Avalanche dans la Ligue américaine, Redmond n'a pas perdu de temps à s'entendre avec le Canadien.
«La journée des joueurs autonomes, ça va habituellement vite, et pour moi, le choix était relativement facile à cause de mes antécédents avec Rick Dudley, la qualité de l'équipe et le plaisir que j'ai toujours ressenti chaque fois que je suis venu jouer à Montréal, a expliqué Redmond.
«Il y a eu de l'intérêt de la part d'autres équipes, mais la présence de Dudley, l'équipe et la ville ont influencé ma décision.»
Le lien entre Redmond et Dudley remonte à l'époque où le défenseur évoluait avec l'organisation des Thrashers d'Atlanta, l'équipe qui l'a sélectionné en 7e ronde, 184e au total, en 2008.
«C'est quelqu'un qui m'était familier et envers qui j'avais probablement un certain niveau de confiance. Je suppose qu'il a suggéré mon nom et, selon ce que j'ai entendu, je pense qu'il m'a vu jouer plusieurs fois l'an dernier.»
Alors que les défenseurs Shea Weber, Andrei Markov et Alexei Emelin se trouvaient tous à la Coupe du monde de hockey, Redmond avait profité de plusieurs opportunités de se mettre en évidence pendant le camp d'entraînement. Et Michel Therrien l'avait bien remarqué.
«Ça prend de la profondeur à chaque position et pendant le camp d'entraînement, il faisait partie de cette profondeur, a déclaré l'entraîneur-chef du Canadien. Nous avons décidé de le garder parce qu'il méritait qu'on le garde. Par ses performances au camp d'entraînement, il méritait de commencer la saison avec nous. Il a fait beaucoup de bonnes choses, que ce soit défensivement, offensivement ou au niveau de la relance. Il y a plein de choses que nous avons aimé de son jeu.
«Malheureusement, il y a eu cette blessure et quand il était prêt à revenir au jeu, je n'avais aucune raison de retirer (Greg) Pateryn de la formation. Là, il a su profiter de la blessure à Pateryn pour démontrer ce qu'il est capable de faire. Il a saisi sa chance, il va bien et il faut qu'il continue de jouer de la même façon», a ajouté Therrien.