L’ancien attaquant des Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine, Julien Paquet, a eu l’agréable surprise d’être recruté par la North Yarmouth Academy, une école préparatoire basée dans le Maine. Le Chibougamois a reçu cette invitation après avoir été incité par ses entraîneurs à tenter sa chance au camp Apex.

Recrues de la North Yarmouth academy: Julien Paquet fait partie des rares élus

L’ancien attaquant des Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine, Julien Paquet, fait partie des heureux élus qui ont été recrutés par un collège américain afin de poursuivre à la fois ses études et sa carrière de hockeyeur. Si tout se déroule pour le mieux, le Chibougamois de 17 ans pourrait s’aligner avec la formation de la North Yarmouth Academy, un programme d’une école préparatoire du Maine.

Julien Paquet fait partie de ces jeunes athlètes qui ne sont pas freinés par les distances. Il aime le hockey et il va là où il peut pratiquer son sport tout en élargissant ses horizons, sans jamais penser trop loin d’avance. « Je ne me suis jamais fixé de gros objectifs. J’y vais une année à la fois. Je viens de recevoir cette invitation, alors je suis en train de penser à ça, mais je n’ai pas encore pris de décision », souligne le jeune hockeyeur en entrevue téléphonique.

Il a d’ailleurs quitté le nid familial très jeune. « En 6e année, je suis partie à Jonquière pour jouer avec les Espoirs. Ça fait donc longtemps que je suis parti de chez nous. J’ai ensuite habité pendant deux ans dans une famille de pension à Trois-Rivières pour jouer au hockey avec l’équipe d’un collège. Je suis ensuite revenu à Chibougamau où j’ai joué deux ans dans le midget BB. J’avais prévu y finir mon secondaire », raconte-t-il.

Mais voilà qu’il est invité à prendre part à un camp des Mustangs et qu’il fait partie des joueurs retenus pour l’édition 2018-19.

« Ce n’était pas prévu que j’aille à Chicoutimi, mais comme c’était une belle opportunité, j’ai décidé d’y aller quand même. J’y allais sans attente et ils m’ont choisi. Alors je suis resté », ajoute celui qui est le seul de la région à avoir participé au camp et à avoir été recruté.

Ce dernier estime d’ailleurs que c’est davantage son attitude qui a milité en sa faveur, plus que son talent au hockey. Pour l’entraîneur des Mustangs, Simon Coudé, c’est la combinaison de ces deux qualités qui ont retenu l’attention des recruteurs. « C’est un excellent jeune, autant dans la vie qu’à l’école et sur la glace », souligne-t-il.

Camp Apex

Durant la saison, ses entraîneurs lui ont parlé du camp Apex et l’ont invité à remplir le formulaire d’inscription sur Internet. La chance lui a souri et il a été invité à se présenter à cette vitrine pour les jeunes hockeyeurs.

« J’imagine qu’ils s’informent sur chaque joueur pour savoir qui peut venir au camp. Là-bas, il y a des dépisteurs de plusieurs universités et il y en a qui se sont parlé puisque j’ai reçu une invitation en juin pour aller (dans le Maine). »

Le Chibougamois a été surpris de recevoir une telle invitation, puisque, encore une fois, il n’avait pas vraiment d’attentes en se présentant au camp. Pour lui, ce genre d’événements sert plutôt de vitrine pour les joueurs un peu plus vieux qui souhaitent se faire recruter par une université et jouer dans la NCAA.

« Moi, j’étais dans la catégorie plus jeune. On y va habituellement pour commencer à se faire voir et pour qu’ils prennent ton nom en note pour les années suivantes », nuance-t-il. Alors, ce fut toute une surprise lorsqu’il a reçu une invitation pour se joindre à la formation du North Yarmouth Academy. Même s’il est très flatté de cet intérêt, Julien Paquet n’a pas encore décidé s’il tentera sa chance avec la formation de ce « Prep school ».

« On a juste reçu l’invitation. J’ai appelé le coach et on a discuté un peu, mais il reste à voir les coûts pour jouer au hockey là-bas. Ils sont censés me donner une bourse ou une aide financière, mais tout va dépendre de cette bourse. »

Une option s’offre au Chibougamois. Il a en effet été invité à se présenter au camp du mois d’août des Jeannois du Collège d’Alma après un premier camp printanier. Les prochaines semaines lui permettront de jongler avec ces options afin de déterminer laquelle sera la plus favorable pour la poursuite de son développement.