La vététiste de Saguenay, Rachel Pageau, vivra une première participation aux Championnats du monde de descente, à Lenzerheide, en Suisse, du 5 au 9 septembre. L’athlète de 23 ans, qui n’a pas vraiment d’objectifs en terme de classement, souhaite surtout prendre de l’expérience.

Rachel Pageau continue de faire sa place

Bonne nouvelle pour la vététiste Rachel Pageau qui continue de faire sa place en endurocross et en descente. L’athlète de 23 ans fait partie des deux Canadiennes sélectionnées pour l’épreuve en descente (downhill) pour prendre part aux Championnats du monde de vélo de montagne qui auront lieu à Lenzerheide, en Suisse, du 5 au 9 septembre.

Rachel, qui en sera à une première participation aux mondiaux dans cette discipline, en profitera pour faire le plein d’expérience. Surtout qu’elle pourra apprendre auprès de sa compatriote Miranda Miller, championne du monde en titre. Miller, qui est native de la Colombie-Britannique, a terminé la saison au 14e rang mondial.

Pour sa part, Rachel n’a pris part qu’à une étape du circuit de la Coupe du monde en descente, soit celle de Val di Sole, en Italie, au début juillet. Elle avait conclu au 26e rang, car elle n’avait pu se qualifier pour la finale réservée aux 15 premières.

«C’est quand même spécial. J’avais envisagé la possibilité que ça puisse arriver, mais je me disais que c’était quand même ma première (en descente). Mais finalement, Cyclisme Canada m’a sélectionnée», a indiqué la Chicoutimienne à l’autre bout du fil. Elle s’apprêtait à passer quelques jours chez ses parents pour refaire le plein d’énergie et mettre son vélo au point avant de repartir en fin de semaine pour la Suisse.

«J’y vais pour prendre de l’expérience parce que l’an prochain, les Championnats du monde seront présentés au Mont-Sainte-Anne. Je veux faire l’équipe et je veux bien faire devant ma famille et mes amis», fait valoir celle qui fera partie des plus jeunes participantes.

Ses attentes sont donc modestes étant donné qu’il s’agit de sa première année en Coupe du monde de descente et surtout de sa deuxième ‘‘vraie’’ course internationale en descente.

Débrouillarde
La jeune femme ne manque pas de courage ni de ressources. Car malgré sa sélection pour les mondiaux par Cyclisme Canada, elle doit assumer les coûts reliés à son séjour en Suisse (transport, hébergement, etc.).

D’autre part, elle devra composer avec un horaire chargé en septembre. Car en plus de ses compétitions à l’international (les mondiaux et deux étapes de la Coupe du monde Enduro en Europe), la porte-couleurs de l’équipe Devinci participera aussi aux circuits de la Côte Est américaine en enduro et en descente.

Meneuse au classement américain, elle souhaite terminer la saison en remportant les titres dans les deux catégories pour une deuxième année consécutive. À travers tout cela, elle devra trouver des façons de concilier son sport avec ses études à l’Université Laval.