Maxence Parrot persiste et signe : il rêve aux grands honneurs en big air et en slopestyle, les deux épreuves auxquelles il prendra part en sol sud-coréen.

Maxence Parrot est gonflé à bloc

C’est un Maxence Parrot gonflé à bloc qui dévalera les pentes le mois prochain aux Jeux olympiques de PyeongChang. Surfant sur un solide début de saison, le planchiste bromontois confirme qu’il vise une place sur le podium en Corée du Sud.

L’athlète de 23 ans s’est entretenu avec La Voix de l’Est au terme d’un week-end d’entraînement à Sainte-Agathe-des-Monts, où il peut profiter d’installations spécialisées. Il repartira bientôt pour Whistler, en Colombie-Britannique, afin d’y poursuivre sa préparation. 

«Avec les Olympiques qui arrivent et le X Games [à Aspen, au Colorado] la semaine prochaine, disons que c’est la période la plus intense de l’année. Je suis pas mal occupé!» indique Parrot. 

Maxence persiste et signe: il rêve aux grands honneurs en big air et en slopestyle, les deux épreuves auxquelles il prendra part en sol sud-coréen. «Je suis en très bonne forme et mon entraînement va bien», affirme le principal intéressé, qui se dit mieux entouré que jamais, notamment sur le plan de la préparation mentale.

«Je vise toujours l’or à toutes mes compétitions. Mais aux Olympiques, c’est certain que si je reviens avec une deuxième ou troisième place, je vais être très fier de moi.»

Le Bromontois avait dû se contenter du cinquième rang en slopestyle aux Jeux de Sotchi, à l’hiver 2014. 

Son solide de début de saison lui permet toutefois de viser plus haut cette fois-ci. Parrot a notamment obtenu sa première victoire en slopestyle sur le Dew Tour le 16 décembre dernier, alors que le circuit était de passage à Breckenridge, au Colorado. 

Un plan de match flexible

À Pyeongchang, il devra notamment se mesurer à ses compatriotes Mark McMorris, Tyler Nicholson et Sébastien Toutant. «L’équipe canadienne est définitivement assez forte. Mais il n’y a pas que nous. Les Norvégiens et les Américains sont aussi très bons», précise Parrot.

S’il a déjà pu consulter un aperçu 3D des parcours prévus, le planchiste d’élite se dit néanmoins prêt à adapter sa stratégie au besoin. «J’ai toujours un plan de match en tête. Mais c’est seulement une fois arrivé sur place que je peux le confirmer, ou opter pour des changements. Ça dépend de la grosseur du parcours et des conditions climatiques», explique-t-il.

Maxence espère séduire les juges olympiques avec des manœuvres spectaculaires, certes, mais surtout bien maîtrisées. 

Pas d’inquiétude

Ayant déjà séjourné en Corée du Sud au cours des dernières années, Parrot ne s’inquiète pas outre mesure du climat explosif découlant de la relation pour le moins tendue entre les voisins nord-coréens et les Américains. 

«Ce n’est pas quelque chose que je contrôle. Donc je ne m’y attarde pas trop. Je laisse la situation entre les mains du Comité olympique canadien. Les responsables semblent dire que tout va bien se passer. Donc je n’ai pas peur», affirme-t-il. 

Bien que sa décision ne soit pas encore arrêtée, le Bromontois tentera fort probablement de se qualifier pour les JO de 2022, alors que l’élite sportive mondiale se réunira de nouveau à Pékin. «C’est loin encore, mais je pense prendre ma retraite à 28 ans. Mais en snowboard, même si on ne fait plus de compétitions, on peut quand même rester actif avec différents projets.»

Maxence Parrot espère séduire les juges olympiques avec des manœuvres spectaculaires, certes, mais surtout bien maîtrisées.

DE PASSAGE À LA MAISON

Propriétaire d’un condo à Bromont, Maxence Parrot a passé deux semaines dans la région durant le temps des Fêtes. Il a alors pu décompresser en compagnie de ses proches. 

«Ça fait toujours du bien de revenir à la maison pour passer du temps avec la famille, la blonde et les amis», reconnaît le planchiste. Des moments fort précieux puisque Parrot doit fréquemment voyager pour diverses compétitions internationales. 

La fierté locale a également foulé les pentes lors d’une soirée «nuit blanche» organisée récemment par la station Bromont, montagnes d’expérience. «J’ai pu rencontrer des kids et des ados qui étaient là. Ils étaient contents de me voir. C’était assez cool.»