Le Trifluvien Marc-André Bergeron a pris le temps de signer quelques autographes pour des amateurs lors de l’inauguration de la patinoire Bleu Blanc Bouge.

Jeux olympiques: Bergeron n’a pas été surpris

Trois-Rivières (VG) — Marc-André Bergeron n’est pas tombé en bas de sa chaise lorsqu’il a pris connaissance de la composition de l’équipe canadienne de hockey qui prendra part aux Jeux de PyeongChang 2018. Sans surprise, son nom ne s’y trouvait pas.

Pourtant, en jetant un coup d’oeil à l’alignement, le Trifluvien de 37 ans est convaincu qu’il aurait sa place... s’il était dans une forme optimale. En défensive, Stefan Elliott, Chay Genoway, Cody Goloubef, Marc-André Gragnani, Chris Lee, Maxim Noreau, Mat Robinson et Karl Stollery endosseront le chandail unifolié. «Oui, je pense que j’aurais pu avoir ma place», reconnaît l’ancien arrière du Canadien de Montréal.

Cependant, Bergeron n’a pas disputé un match professionnel depuis mars 2017, alors qu’il défendait les couleurs des Monsters de Cleveland dans la Ligue américaine de hockey. «Je suis le premier à comprendre qu’il y a une grande différence entre être en forme d’entraînement et en forme de match. Je serais mal à l’aise d’aller représenter mon pays et ne pas être en forme optimale. Tu ne veux pas avoir l’air d’un bozo là-bas. Tout le pays va te regarder et même si les gars de la Ligue nationale n’y seront pas, ça va être compétitif.»

Après avoir goûté à la Ligue américaine l’hiver dernier, Bergeron croyait pouvoir dénicher une offre intéressante en Europe pour ensuite convaincre les décideurs de Hockey Canada de lui offrir un billet pour la Corée du sud. Cette offre ne s’est pas matérialisée. «Ça fait un pincement au coeur. De voir que ça ne fonctionnera pas, c’est un peu triste.»

Même si le scénario peut sembler tiré par les cheveux, Bergeron ne ferme pas complètement la porte. «Il reste trois semaines avant le tournoi olympique. L’alignement n’est pas final. Je suis en contact avec les gens de Hockey Canada depuis le début du processus. Sauf que pour ça, il faut que je joue», indique-t-il, bien conscient son temps est pratiquement expiré.

La retraite?
Il est bien possible que soit venu le chant du cygne, après 547 matchs dans la LNH. «Je souhaitais aller aux Jeux et me retirer après ça. Les sportifs, c’est rare qu’on réussi à se retirer comme on veut...