Arbitre en chef régional, Mathieu Deschênes travaille à hausser le recrutement d’arbitres tout en favorisant la rétention des officiels déjà en place, tant au Saguenay qu’au Lac-Saint-Jean.

Prévenir la pénurie d’arbitres

Mieux vaut prévenir que guérir, dit l’adage. Même s’il n’y a pas de pénurie d’officiels dans la région, l’arbitre en chef au sein de Hockey Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mathieu Deschênes, est d’avis qu’il vaut mieux agir avant d’être confronté à cette problématique qui affecte certaines régions du Québec.

« Il y a cinq ans, nous étions 250 et maintenant, nous sommes un peu en dessous de 200 officiels au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Nous voulons surtout consolider nos nouveaux arbitres. Nos jeunes font deux ans et ils quittent. »

Après le succès obtenu avec la 2e édition de l’école d’arbitrage de l’officiel de la Ligue nationale de hockey Justin Saint-Pierre, Mathieu Deschênes souhaite maintenir l’engouement pour accentuer le recrutement et surtout la rétention des arbitres.

Le travail d’arbitrage s’adresse autant aux garçons qu’aux filles et offre un revenu d’appoint non négligeable tout en tenant compte de leur disponibilité. « On cherche des jeunes sérieux, de bons patineurs, passionnés de hockey et intéressés par le monde de l’arbitrage. Dans mon cas, ça m’a aussi permis aussi d’évoluer dans des calibres que jamais je n’aurais pu faire comme joueur de hockey », fait valoir celui qui fera ses premiers pas dans le calibre de la Ligue nord-américaine de hockey.

Le volet féminin offre beaucoup de possibilités et les progrès sont rapides. « Pour une fille, dès qu’elle commence, elle est automatiquement prise en charge par le programme féminin de Hockey Québec. Elles ont une belle visibilité. J’ai arbitré au midget AAA masculin avec deux arbitres féminines et c’est comme la qualification pour oeuvrer aux Jeux olympiques », souligne Mathieu Deschênes, en mentionnant que l’une d’elles a arbitré aux Jeux de Sotchi en 2014.

Formation accessible

Les personnes qui souhaitent s’initier au travail d’officiel doivent suivre une formation d’initiation à l’arbitrage d’environ une heure ou deux offerte par Hockey Québec. Les gens s’inscrivent ensuite en ligne à une des formations dispensées par Hockey Saguenay–Lac-Saint-Jean. D’une durée de huit heures, la formation comporte un volet de six heures en classe et deux heures sur la glace. Dans la région, les dernières formations vont se donner vers la fin septembre. Mais il y a beaucoup de flexibilité. « Si une personne veut arbitrer à Jonquière, mais qu’elle n’est pas disponible pour suivre la formation à Jonquière, elle peut aller aux autres formations », souligne Mathieu Deschênes. Les gens sont invités à consulter le site www.officiels-saglac.ca sous l’onglet Devenir officiel.

Bien sûr, être arbitre est souvent perçu comme un mal nécessaire et certaines personnes ne se gênent pas pour les critiquer.

Pour diminuer les risques d’intimidation, l’identification des arbitres d’âge mineur par le port d’un brassard de couleur sera mise en place.

Le programme Premier sifflet a aussi été implanté pour les calibres atome et pee-wee. « Ça va se passer surtout en début de saison. Pendant de vrais matchs de hockey, il y aura des mentors qui n’auront pas de sifflet, mais qui vont accompagner les jeunes de première année qui en sont à leurs premières rencontres. Ça les met plus en confiance et ça calme les parents et les entraîneurs. »