Les trois équipes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont tellement aimé leur expérience au Raid international Gaspésie qu’ils ont décidé de promouvoir l’événement. Ils souhaitent inciter d’autres personnes de la région à tenter l’aventure. À l’avant, de gauche à droite: Camil Tremblay, Dominic Piché et Frédéric Boivin; à l’arrière: Sylvain Desgagné, Mario Couture, Dominic Robin, France Boily, Jean-Claude Girard et Frédéric Girard.

Pour le plaisir de se dépasser

Trois équipes du Saguenay-Lac-Saint-Jean reviennent enchantées de leur participation au Raid international Gaspésie, une aventure de 300 km en trois jours où les participants, peu importe leur rôle, sortent de leur zone de confort et n’ont d’autre choix que de se surpasser.

Les équipes de Dominic Piché, Camil Tremblay et leur assistant Frédéric Boivin (équipe Vo2/Blackburn & Blackburn), de Jean-Claude Girard, Frédéric Girard et leur assistante, France Boily (Saguenay Mécanique G2/Kilotech Contrôle), et de Sylvain Desgagné, Dominic Robin et leur assistant Mario Couture (Oz Team Coraction) reviennent ravis de leur participation à la 5e édition de cette course par étapes qui s’est tenue du 6 au 9 septembre sur le vaste terrain de jeu de la Gaspésie. Du groupe, seul Camil Tremblay en était à sa première expérience, les autres en étant à leur deuxième ou troisième participation.

Même si le défi à la fois physique et mental n’est pas une sinécure, tous sont heureux de l’avoir fait et souhaitent y retourner l’an prochain. «C’est un très gros accomplissement de soi», résument-ils.

Ce qui les motive? «Il n’existe rien de semblable au Québec. Le plus près est en Ontario», explique Dominic Piché, copropriétaire de la boutique Vo2. «Ça allie trois sports: la course en sentiers, le vélo de montagne et le canot. Ce que j’aime, c’est surtout le défi d’orientation. C’est ce qui ajoute au challenge. Ce sont des journées de 10 à 12 heures et les nuits sont plutôt courtes. Ils font exprès», lance-t-il avec un grand sourire. L’organisation est basée à Carleton sur mer. Une fois la soirée de présentation faite, il nous donne notre trousse et c’est là que le fun commence», raconte Dominic Piché.

Avant de relever le défi du raid, chaque équipe parraine de deux à quatre jeunes d’une école secondaire du secteur de Carleton-sur-Mer où l’organisation est basée pour un Prologue jeunesse, une version adaptée du raid pour les jeunes.

Puis, le jeudi soir, les équipes passent aux choses sérieuses. «L’enjeu est d’être capable de lire les cartes dans un temps très limité. Cette année, le départ était à Percé, donc à trois heurs de Carleton, et l’an dernier, c’était à Cap-Chat. Les parcours changent chaque année, car ils veulent faire découvrir l’ensemble de la Gaspésie», explique Dominic Piché.

Travail d’équipe
«Tous les matins, leur mandat, c’est de nous sortir de notre zone de confort. Il y a toujours des obstacles avec de l’eau!», racontent les membres des équipes avec un grand sourire.

Marche ou course en forêt, boussole, tyrolienne, descente en rappel, canot sur mer ou en rivière font partie des épreuves au programme. Chaque jour, les équipes de deux parcourent environ 100 km et ont environ 25 points de contrôle à trouver.

Les duos doivent aussi compter sur un ou deux assistants. Le personnel de soutien est un rouage important du succès, car il surveille la progression de leur équipe, il leur apporte du soutien technique et moral lors des points de contrôle et de transition. «On les voit aux points de contrôle et on prépare des vêtements de rechange, parfois on leur donne nos bas, on les aide à embarquer le canot et on leur donne aussi du support moral, car des fois, ils sont bêtes comme leurs pieds» lance en riant Mario Couture, assistant de l’équipe Oz Team Coaraction. D’ailleurs, les membres des équipes de soutien sont souvent aussi épuisés sinon plus que leurs coéquipiers le dimanche soir.

Les participants provenaient d’un peu partout dans le monde. Certaines venaient de Honk Kong, du Mexique, de l’Italie et du Brésil, etc. Au final, les équipes régionales ont conclu entre les 19e et 22e positions. «Nous avons trois équipes de la région sur les 30 participantes. Notre but est de faire connaître l’événement pour qu’on soit peut-être cinq équipes l’an prochain. On pourrait alors monter avec un autobus complet», ont-ils conclu joyeusement.