Deux scénarios sont présentement sur la table chez Baseball Québec et les détails seront dévoilés lundi.
Deux scénarios sont présentement sur la table chez Baseball Québec et les détails seront dévoilés lundi.

Plusieurs scénarios pour le baseball et le soccer régional

Avec l’été qui s’en vient, les dirigeants des associations régionales de baseball et de soccer planchent présentement sur plusieurs scénarios pour la prochaine saison. Ils doivent toutefois attendre les directives des paliers supérieurs avant de se commettre.
La prochaine saison de soccer dans la région sera chamboulée par la crise de la COVID-19.

Pas plus tard que mercredi, lors de sa conférence de presse quotidienne, le premier ministre du Québec, François Legault, réitérait qu’il était trop tôt pour annoncer quoi que ce soit pour les sports amateurs estivaux. Vendredi dernier, la ministre responsable des Loisirs et des sports, Isabelle Charest, a créé une certaine commotion dans de nombreuses associations en demandant l'annulation de tous les événements sportifs et culturels d'ici au 31 août, avant de se raviser quelques heures plus tard en ne ciblant que les sports professionnels et les spectacles d'envergure avec de grandes affluences. 

Le directeur technique et le directeur général de l’Association régionale de soccer, Olivier Chartier et Pierre-Luc Gilbert, qui sont en télétravail depuis maintenant un mois, participent à deux réunions par semaine avec les dirigeants de Soccer Québec. «Le message de Soccer Québec, c’est que pour le moment, ce n’est pas annulé, mais il faut quand même être réaliste», convient Pierre-Luc Gilbert qui est lui-même en constante communication avec les 14 clubs locaux de la région.

Le directeur général de l'Association régional de soccer, Pierre-Luc Gilbert. 

«Ce ne sera peut-être pas possible de jouer des matchs avec contact, mais on peut quand même faire bouger les jeunes», avance le responsable de l’organisation qui comptait 4800 joueurs l’année dernière.

«Ça se peut que ce soit ouvert par région. On est l’une des moins touchées au Québec. Peut-être qu’il sera possible pour nous de faire des choses que d’autres ne pourront pas. Le message en haut, c’est qu’on vit présentement des circonstances exceptionnelles et qu’il faut jouer avec ça», d’expliquer Pierre-Luc Gilbert.

«On est proactifs. On cherche des solutions pour l’été. On a beaucoup de scénarios futurs comme tenir une demi-saison, repousser en automne ou devancer la saison d’hiver. Ce sont des choses envisageables, mais tout dépend de quelle date ce sera possible. En date de ce matin [jeudi], si le feu vert est donné le 4 mai, on sera capables de lancer nos activités à la bonne date ou avec peut-être une semaine de retard», estime-t-il, misant sur une marge de manoeuvre avec un début prévu le 25 mai pour le calibre A et le 2 juin pour le local.

Avec l’arrêt des activités du programme sport-études à Alma, où tous les gros événements étaient passés, les dirigeants ont été forcés de faire trois mises en pied à compter du 1er avril, soit deux entraîneurs à temps partiel ainsi que le directeur technique adjoint.

Baseball mineur

Le discours est sensiblement le même du côté du président de l’Association régionale de baseball, Éric Bégin, qui participait jeudi soir à une commission provinciale des présidents, en compagnie du directeur général Maxime Lamarche.

«Sur la table, Baseball Québec a établi deux scénarios principaux, un premier où le baseball demeurerait récréatif dans sa propre région et un autre avec les régions ouvertes. Après ça, tout va dépendre de ce que la santé publique va décider dans les prochaines semaines», explique-t-il dans un premier temps, mentionnant que les détails de ces scénarios seraient présentés lundi, dont les fameuses dates, ce qui ne touche pas les circuits provinciaux comme la Ligue de baseball junior élite du Québec et le circuit midget AAA. Comme son homologue du soccer, Éric Bégin, croit que les chiffres régionaux sur la COVID-19 donneront des chances au sport.

Le président de l'Association régionale de baseball, Éric Bégin. 

«C’est un peu là-dessus qu’on fonde des espoirs. Si des régions reçoivent le go plus vite des municipalités et où les mesures vont être levées plus tôt, je pense qu’on peut en profiter. Le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi, la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean vont peut-être pour une fois être les régions avantagées», laisse-t-il tomber.

Le président se montre également ravi de l’entente entre les dirigeants du soccer, du baseball et du hockey pour éviter qu’avec toute cette gymnastique, un jeune se retrouve pris entre l’arbre et l’écorce. Éric Bégin donne en exemple qu’il serait permis pour un jeune de manquer des entraînements pour participer aux activités d’un autre sport sans être pénalisé.

Bien conscient que tant que la règle de deux mètres s’appliquera, il sera difficile d’espérer tenir des matchs de baseball, Éric Bégin rappelle qu’une fois le feu vert des instances gouvernementales sera donné, des négociations devront avoir lieu avec les municipalités pour les terrains. Pour lui, il sera également important pour les dirigeants de démontrer que le baseball est un sport sécuritaire avec les circonstances actuelles avec un plan clair et précis. «En ce moment, je ne pense pas que si on a le OK de la Santé publique, on va être prêts à décoller une saison le 1er juin. Les camps d’entraînement ne seront pas faits et ça va demander un certain temps de préparer les terrains et l’embauche de personnel. La mi-juin, début juillet, ce serait le scénario idéal», croit Éric Bégin, évoquant notamment la manipulation des bâtons, des casques et des équipements de receveur qui soulèvent des interrogations.

N’ayant pas d’employés permanents, l’Association régionale de baseball n’a pas vécu de perte d’emplois, la structure étant gérée par les 13 bénévoles du conseil d’administration. Le sport avait le vent dans les voiles et approchait les 1000 inscriptions.

«C’est sûr que ça vient freiner l’ascension provinciale et celle régionale également. Sauf qu’on va faire du sport et on va essayer de faire que si le baseball recommence, ça ne coûtera pas les yeux de la tête aux parents et que tout le monde y trouve son compte. Le but va être d’aller chercher le plus de monde possible, mais dans une ambiance différente», raconte Éric Bégin, qui invite les personnes qui auraient des questions sur la situation à communiquer avec les responsables des associations locales.