Les cyclistes ont pris le départ à Alma.

Plusieurs participants de l’extérieur à la Randonnée Hydro-Québec

La Randonnée Hydro-Québec connaît pour sa 18e édition une augmentation d’environ 10 % du nombre de participants provenant de l’extérieur du Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’organisation a misé sur l’attraction de clubs de vélo de l’extérieur pour mousser la participation à la randonnée cycliste autour du lac Saint-Jean.

La proportion de participants de l’extérieur du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui s’établissait par les années passées à quelque 80 %, a grimpé cette année à 90 %. Les régionaux ont été moins nombreux à s’inscrire à la randonnée de trois jours, qui a débuté sous un soleil radieux, vendredi, sur la Véloroute des bleuets, à partir du centre Mario-Tremblay, à Alma. Claude Asselin, directeur général de Liberté à vélo, l’organisme responsable de l’événement, estime que la baisse de participants régionaux expliquerait la légère diminution du nombre de personnes inscrites à la randonnée, qui est d’environ 450 cette année, comparativement à quelque 500 cyclistes lors des dernières éditions.

« C’est sûr que c’est facilitant pour nous [les gens du Saguenay–Lac-Saint-Jean] de faire la randonnée n’importe quand, n’importe comment, a-t-il convenu, en entretien avec Le Progrès, vendredi, au village-vélo Dolbeau-Mistassini, installé à la Polyvalente Jean-Dolbeau. Et on n’a pas eu une température très clémente avant. »

L’idée d’attirer davantage de cyclistes de la région de Montréal en nolisant des autobus, émise à la fin de la précédente édition, n’a finalement pas porté ses fruits, la masse critique n’étant pas assez importante pour justifier l’opération.

L’organisation a finalement préféré orienter sa stratégie vers le recrutement de clubs de vélo de l’extérieur. Trois clubs, qui totalisent quelques dizaines de participants, ont répondu à l’appel.

La saturation du marché hôtelier à Dolbeau-Mistassini, où les participants s’arrêtent le premier soir, freine actuellement la croissance de l’événement.

« Ça reste un problème entier », a exprimé M. Asselin, en précisant que certaines personnes ne se sont pas inscrites à la randonnée, en l’absence d’hébergement à Dolbeau-Mistassini.

Sans vouloir atteindre le nombre de 800 participants atteints lors de la 15e édition, l’événement pourrait gagner des participants en offrant un transport vers des hôtels à Roberval ou à Saint-Félicien, évoque le directeur général.

La Randonnée Hydro-Québec est par ailleurs à la recherche d’un nouveau commanditaire, en raison de la perte de son commanditaire fondateur, annoncée à l’organisation en janvier à la suite de la révision de la politique de dons et commandites de la société d’État.

La commandite de 40 000 $, qui représentait environ le tiers du budget de l’événement, sera réduite de moitié en 2019. « Hydro-Québec, c’est plus qu’un commanditaire, c’est une marque de commerce, c’est le nom de l’événement. On ne peut pas vendre ça à n’importe qui », a souligné Claude Asselin, en indiquant que l’organisation cherche d’ici là à réduire ses dépenses.