Nicolas Proulx et Camil Morin l'emportent en chaloupe à rames.

Plus vieux, mais encore des gagnants

Onze ans après avoir signé un doublé chez les juniors, Nicolas Proulx et Camil Morin (OK Pneus) ont à nouveau formé une équipe gagnante, hier, pour enlever les grands honneurs de la 41e édition du Marathon de chaloupes à rames. Pour Nicolas Proulx, il s'agissait d'un 5e sacre consécutif à Festirame, les quatre autres ayant été remportés avec Steeve Larouche qui les a d'ailleurs escortés en bateau durant les 42 kilomètres de l'épreuve.
Même s'ils ont réalisé un excellent temps de 4h24mn55, les deux amis de longue date n'ont pas réussi à éclipser le record du parcours de 4h15mn48 établi en 2009 par Jean Lemieux et Éric Gagnon. À l'instar des autres équipages, la traversée des 42 km à la rame n'aura pas été facile en raison du vent et des vagues à différents moments du trajet. «Le vent et les vagues de côté ont été difficiles parce que nous n'étions jamais stables dans la chaloupe. On était toujours en train de corriger la trajectoire. On se sent vraiment fiers!», a commenté Nicolas.
De son côté, Camil a trouvé ardu le retour en compétition, lui qui avait gagné l'épreuve junior avec Nicolas Proulx et Simon Couture en 2002 et en 2003. «C'était mon rêve de le faire avec mon grand chum! Mais j'ai trouvé ça dur en milieu de course dans les vagues de quatre pieds. C'était vraiment très physique. À la fin, je me suis surpris en pognant mon 3e souffle. Je n'ai aucune idée où j'ai pris cette énergie, mais il en restait un peu», a expliqué Camil Morin, qui sera de retour l'an prochain. «Chez les juniors, on ramait à trois. Pour moi, c'était une première d'une traversée à deux. J'avais une certaine crainte, mais ça a bien été physiquement.»
Quant à Steeve Larouche, il avoue qu'il était fébrile dans le bateau d'escorte. «Je suis tellement content que Camil soit là. C'est un p'tit gars sérieux qui a fait un bel entraînement, une belle saison et une belle course. Lui et Nicolas ont eu de la pression pendant une bonne heure et demie. Quand c'était serré, j'étais nerveux. J'aurais sauté dans la chaloupe pour les aider», avoue l'ancien coéquipier qui a troqué les rames pour le vélo. Il a notamment pris part au 1000 km du Grand Défi Pierre Lavoie et fait partie des neuf cyclistes qui ont fait deux fois le tour du lac Saint-Jean à vélo en une journée.
Deuxièmes
Deux autres bons amis, Éric Gagné et Yohann Gagné (Apex Construction), ont talonné de près les vainqueurs. Pendant près de 90 minutes, ils étaient à quelques mètres des gagnants. Mais comme en 2012, ils ont dû se contenter du 2e rang. «On voulait les sortir de leur zone de confort et on a bien réussi», a indiqué Éric. De son côté, Yohann était heureux du faible écart de temps qui les séparent des premiers. «Nous avons été près de deux heures côte à côte. Ça fait cinq ans qu'ils gagnent avec environ 14-15 minutes d'avance. Pour nous, d'arriver avec un peu plus de deux minutes d'écart, c'est une victoire», ont-ils soutenu.
Pour eux, la portion de la rivière Grande-Décharge aura été la plus éprouvante, alors que c'était habituellement la plus facile. «On pensait que le bout le plus difficile était fait avec l'île ronde et l'île verte, mais on a eu une claque dans la face. On pensait profiter d'un 10 km à ramer en ligne droite et ça n'a pas été le cas», a conclu Yohann.
Mario Larouche et Marc-André Nault (Première vidéo/Eckinox Média/Intersport) ont franchi l'arrivée au 3e rang, ce qui est bien au-delà de leurs espérances pour cette première expérience. «La vague nous a fait mal. C'était un défi mental et physique et on est vraiment fiers. On s'attendait à ce que ce soit difficile et ce le fut. On a réussi et on est contents que ce soit fini. Troisièmes, c'est au-delà de nos attentes, car notre but était de terminer. On s'est fait brasser et c'était difficile d'avancer, mais ç'a bien été. On est fiers et satisfaits de notre première expérience», a indiqué le duo.
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