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La plateforme de 22 mètres du centre d’entraînement aménagée au-dessus d’une ancienne mine à ciel ouvert remplie d’eau de pluie, dans le secteur de Thetford.
La plateforme de 22 mètres du centre d’entraînement aménagée au-dessus d’une ancienne mine à ciel ouvert remplie d’eau de pluie, dans le secteur de Thetford.

Plongeon de haut vol dans un lac glacé: Lysanne Richard tente trois autres records

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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L’athlète en plongeon de haut vol, Lysanne Richard, a soumis non pas deux, mais trois sauts périlleux à l’organisation du Guinness World Records. Samedi, l’athlète originaire du Saguenay s’est en effet élancée d’une plateforme de 22 mètres de hauteur pour plonger dans les eaux froides d’un trou découpé dans la glace d’une ancienne mine à ciel ouvert située dans la région de Thetford, dans Chaudière-Appalaches.

Jointe dimanche, la plongeuse donnait un répit à son corps après avoir réalisé l’exploit le plus difficile de sa carrière. Car même si elle avait revêtu une combinaison en néoprène (wetsuit), l’entrée dans l’eau froide est plus dure que durant la belle saison, convient celle qui, lors de cet événement, a aussi effectué un plongeon spécial en compagnie de son complice et spécialiste du haut vol, Yves Milord.

Spécialistes du plongeon de haut vol, Yves Milord et Lysanne Richard ont réalisé trois sauts périlleux samedi, à partir d’une plateforme aménagée au-dessus d’une ancienne mine à ciel ouvert dans le secteur de Thetford. Ils soumettront ces trois sauts au Guiness World records qui s’ajoutent au saut synchronisé en duo mixte effectué le 21 févier au Centre sportif du Parc olympique de Montréal.

«C’est l’eau la plus froide qu’on peut trouver. C’est aussi un exercice technique assez important pour Yves et moi. C’est un beau défi!» Leurs exploits ont été filmés et feront partie d’un court documentaire qui sera diffusé d’ici quelques semaines. D’ici là, pas question de dévoiler l’un des punchs du documentaire, une manoeuvre spéciale qu’elle et Yves Milord ont tenté pour l’occasion et qui a aussi été soumise pour le livre des records.

Le plus difficile

«J’en ai fait beaucoup (des plongeons), dans des contextes particuliers, mais je dirais que c’est la chose la plus unique que j’ai faite aussi, admet-elle en entrevue téléphonique. Ce qui est vraiment formidable, c’est qu’on est pratiquement certains que ça n’a jamais été tenté, du haut vol en eau glacée dans un lac, et ce, pour plusieurs raisons. Ça prend des années de bagage d’expérience pour décider d’aller s’élancer et savoir qu’on allait être capables de bien performer malgré toutes les conditions extrêmes.»

Vêtue d’une combinaison en néoprène, Lysanne Richard a fait fi du vent et du froid pour s’élancer vers le trou d’eau dans la glace. «Une fois dans les airs, on ne sent plus le vent parce qu’on va plus vite que le vent», a-t-elle indiqué.

Elle a également souligné l’apport des équipes qui ont travaillé à la concrétisation du projet. «Pour ce trou-là, il y a tellement de monde qui a travaillé à le faire! On a vraiment été bien entourés, autant par le propriétaire de l’endroit (Jean-François Bourdon) que ses amis venus l’aider, l’équipe de l’école de plongée Apneacity (François Leduc) et d’Airmedic. C’était vraiment une grosse organisation.»

François Leduc et son équipe d’Apneacity s’assuraient de la sécurité des lieux avant chaque plongeon. «On avait aussi mis une petite pompe pour garder l’eau en mouvement et aider à ce que ça ne regèle pas. Au total, il y a eu trois plongeons. Yves et moi en avons fait chacun deux. C’est tout ce qu’on peut dire», résume Lysanne Richard. Le tandem a aussi soumis, pour le livre des records, un plongeon synchronisé réalisé le 21 février à la plateforme de 20 mètres du centre sportif du Parc olympique de Montréal. Toutefois, il faut attendre environ 12 semaines avant d’avoir des nouvelles du Guinness World Records.

L’équipe Apneacity a dégagé un trou dans la glace de 24 pouces d’épaisseur et s’est assurée que la superficie reste exempte de toute glace pour les exploits des deux plongeurs.

Autres projets

Comme tout s’est «super bien déroulé» malgré le vent et le froid, l’ambassadrice du haut vol a encore plus le goût de refaire d’autres projets semblables. «Le rêve serait d’aller à Tableau l’hiver prochain pour faire ça. Maintenant, on sait que ça se fait et qu’on est capables de le faire. On connaît le protocole, on a toute notre équipe rodée et on connaît les enjeux techniques. Mais c’est sûr que c’est très, très physique. C’est quelque chose qui est un exploit, qui est occasionnel. On va le faire pour vivre l’expérience, mais on ne le fera pas plusieurs fois dans une saison non plus», précise-t-elle.

En avril, elle souhaite effectuer un plongeon dans la noirceur à partir de la plateforme de 20 mètres du bassin olympique. Pour l’occasion, seul le bassin serait éclairé et elle revêtirait une combinaison parsemée de lignes lumineuses. L’équipe de ZigZag, l’entreprise régionale fondée par Dominic Ménard, Vincent Marquis et Alex Savard, sera sur place pour prendre des images, lesquelles seront ensuite diffusées rapidement sur les réseaux sociaux.

Il ne faisait pas chaud, samedi, pour réaliser trois plongeons qui seront soumis au Guinness World Records.

Parmi les autres projets, Lysanne a toujours en tête le plongeon à partir d’un hélicoptère et d’une montgolfière. «Un retour au Saguenay serait vraiment le fun. On a quelques idées pour Sainte-Rose, ajoute-t-elle. J’ai vraiment envie de faire des événements, de faire un tour du Québec et de mettre les régions en valeur.»