Lysanne Richard a mérité la troisième place aux Açores, ce qui lui permet de se retrouver au 2e rang du classement général après quatre des sept épreuves de la saison sur le circuit de plongeon haut vol Red Bull.

Plongeon de haut vol: autre podium pour Lysanne Richard

Après quatre des sept épreuves de la saison sur le circuit de plongeon de haut vol Red Bull, Lysanne Richard se retrouve en excellente posture pour monter sur le podium au classement général.

En fin de semaine dernière, l’athlète originaire de Jonquière a pris la troisième place aux Açores, sa troisième médaille de la saison, ce qui lui a permis de se retrouver au deuxième rang du classement général, dix points devant la Britannique Jessica Macaulay. L’Australienne Rhiannan Iffland possède une considérable avance en tête, elle qui est demeurée parfaite aux Açores avec une quatrième victoire en autant d’épreuves.

« La seule fois où j’ai manqué le podium, j’étais quatrième. Je ne suis jamais bien bien loin. Ça va bien », de laisser tomber plus tôt cette semaine Lysanne Richard lors d’une entrevue téléphonique après un enregistrement de l’émission dédiée au plongeon de haut vol diffusée sur les ondes de TVA Sports.

L’athlète originaire de Jonquière occupe la deuxième position du classement général.

« Mon objectif réaliste, c’est toujours un top-3 au niveau des compétitions et de la saison, rappelle la Saguenéenne maintenant installée à Montréal. Je suis constante, mais je n’ai pas encore fait une compétition où je suis satisfaite à 100 % de mes quatre plongeons. Par contre, c’est arrivé assez souvent que je sois satisfaite de trois et le quatrième, ce n’est pas majeur comme erreur.

« Ça se passe comme j’avais prévu. J’ai des défis aux mêmes endroits que je croyais. J’ai certaines réussites également donc je suis bien contente. J’ai hâte de gagner, mais je pense que ça va venir quand je vais battre mon propre record. J’espère que ce sera la prochaine. »

Lysanne Richard rappelle que les conditions n’ont pas été optimales pour des notes élevées depuis le début de la saison. « Dans le fond, on n’a pas eu de contexte idéal pour avoir nos meilleures performances. Il faut que la météo soit super bonne sans vagues, ni vent. Ce n’est pas arrivé. Je ne suis pas la seule qui n’a pas encore fait sa meilleure performance à vie. Mais en général, je suis souvent près des 300 points, ce qui en général te permet d’être sur le podium », fait valoir la mère de trois enfants, qui a obtenu son meilleur résultat l’année dernière en Suisse, avec 313 points pour la victoire.

Lors de la première compétition de la saison aux Philippines, la chaleur avait occasionné bien des problèmes aux participants. « C’était un défi d’escalader les falaises. Rendu en haut, on était déjà un peu épuisés », de souligner Lysanne Richard, mentionnant que c’était tout le contraire quelques semaines plus tard à Dublin, en Irlande, avec de l’eau à neuf degrés. En Italie, les vents ont compliqué les choses tandis qu’aux Açores, c’était au tour des vagues de causer des maux de tête aux plongeurs et même aux organisateurs qui ont même été forcés d’annuler des sessions d’entraînement.

+ DES DÉPLACEMENTS FRÉQUENTS ET EXIGEANTS

Depuis quelques mois, Lysanne Richard cumule certainement beaucoup de points de voyage. Avec un calendrier plus étoffé sans aucune compétition en Amérique, elle passe peu de temps à la maison, mais beaucoup dans les avions. 

« Pour les Européens, c’est moins pire, parce que toutes les compétitions sont en Europe ou en Asie. Comme je reviens en Amérique entre les compétitions, je perds beaucoup de temps de déplacements et d’énergie avec les fuseaux horaires. C’est le défi de la saison. J’espère que les prochaines saisons, on va revenir en Amérique des fois. C’est clairement exigeant. C’est l’un des plus gros défis. C’est plus difficile que de plonger », annonce en riant Lysanne Richard, qui s’attendait à cette situation. Pour des raisons familiales, la mère de trois enfants revient au Québec après chaque compétition, quand c’est possible. « C’est mon choix, mais c’est un choix exigeant », reconnaît l’athlète originaire de Jonquière, donnant en exemple quatre périples en Asie lors des cinq derniers mois. 

« Physiquement, c’est super difficile de changer de fuseaux horaires et d’avoir de très longs vols. Les athlètes qui font beaucoup de voyagement, c’est l’un des gros défis de maintenir une bonne santé. Pour les blessures, des longs vols, ce n’est pas bon. Tu as beaucoup plus mal à tes bobos après », évoque Lysanne Richard. 

Présentement, elle profite de l’un de ses plus longs séjours de la saison avec les siens. Elle quittera pour Beyrouth, au Liban, pour la prochaine compétition de la saison sur le circuit Red Bull le 9 juillet et participera ensuite au Championnat du monde de la Fédération internationale de natation (FINA) en Corée. Elle ne sera donc sur le chemin du retour que le 24 juillet. « C’est un gros défi pour la famille, mais on réussit à passer à travers », assure celle qui était ambassadrice de la grande récompense du Grand défi Pierre Lavoie. Elle a également fait une démonstration lors de l’arrivée du 1000 kilomètres au Stade olympique. En fin de semaine, elle prend également part au Défi Douglas, un triathlon-duathlon afin d’amasser des fonds pour l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.