Coordonnateur et directeur des communications à Hockey Saguenay-Lac-Saint-Jean, Pascal Bouchard travaillera tout l’été s’il le faut afin que les associations soit prêtes à accueillir les jeunes et à leur présenter un beau produit dès que la Santé publique donnera le feu vert.
Coordonnateur et directeur des communications à Hockey Saguenay-Lac-Saint-Jean, Pascal Bouchard travaillera tout l’été s’il le faut afin que les associations soit prêtes à accueillir les jeunes et à leur présenter un beau produit dès que la Santé publique donnera le feu vert.

Plan de relance de Hockey Québec: «Une occasion en or», selon Pascal Bouchard

Après le baseball lundi, c’est au tour de Hockey Québec de dévoiler son plan de retour au hockey sécuritaire qui respecte les exigences sanitaires de la Santé publique. Aucune date n’est toutefois avancée pour l’entrée en vigueur de ce plan en six phases, si ce n’est que, dans un monde idéal, on espère que la première étape pourra être mise en place dès septembre.

Chaque phase, d’une durée variable, possède son objectif spécifique qui mènera progressivement au retour au hockey avec des équipes complètes (phase 6). L’application du plan pourra toutefois varier selon les régions. Et si tout va bien et que la Santé publique l’autorise, certaines étapes pourraient même être franchies plus rapidement, voire éludées. D’ailleurs, Hockey Québec communiquera à ses membres un guide officiel explicatif de ces différentes règles (distanciation sociale et sanitaire/d’hygiène), de même que les consignes spécifiques à suivre et les outils nécessaires à chacune des phases.

« Nous sommes conscients que nos 14 régions arborent des réalités différentes; le retour au hockey pourrait en être teinté », a convenu le directeur général de Hockey Québec, Paul Ménard. « Afin d’assurer la réussite de ce plan de reprise des activités et de surmonter cette crise, nous devrons travailler de manière proactive et critique, repenser et innover nos méthodes habituelles de travail et nos manières de faire. »

Saguenay-Lac-Saint-Jean

La première phase étant axée sur les entraînements extérieurs supervisés, Pascal Bouchard, coordonnateur et directeur des communications à Hockey Saguenay-Lac-Saint-Jean, croit que les différentes associations seront en mesure de commencer à l’automne.

« Le plan est en six phases pour justement ramener nos jeunes le plus tôt possible au hockey. Avec des entraînements supervisés extérieurs, on se donne une chance parce qu’on n’est pas dans une position enviable puisqu’on pratique un sport intérieur collectif. Face à la Santé publique, on part donc avec deux prises. Donc, si on peut commencer à l’extérieur, on va le faire au même titre que le baseball et le soccer », fait-il valoir.

Le faible nombre de cas de COVID-19 dans la région pourrait être un avantage pour une ouverture plus rapide. Si c’est le cas, le coordonnateur régional assure que les organisations seront prêtes à accueillir les jeunes dès qu’ils auront le feu vert. « Je suis au bureau en ce moment et je vais travailler tout l’été s’il le faut avec les associations afin d’être capable de présenter un produit ‘‘l’fun’’ pour les jeunes et être capable de les garder dans le giron du hockey. »

Bien sûr, la première phase peut paraître peu attrayante, mais il faut en voir le côté positif puisque les jeunes pourront plus développer leurs habiletés physiques et mieux maîtriser les apprentissages, estime Pascal Bouchard. « En début de saison, on va beaucoup axer sur le développement individuel puisqu’on a une distanciation à respecter, mais il faut prendre ça positivement. Ce sera l’occasion de faire ce que beaucoup d’entraîneurs nous demandaient de faire, mais qu’on n’avait jamais le temps en raison des échéanciers condensés des saisons. (...) Pour nous, c’est une occasion en or de présenter de nouvelles choses à nos joueurs de hockey », soutient-il.

Impact sur les inscriptions

Le jeu à 3 contre 3 ou même à 4 contre 4 a souvent été critiqué, au cours des dernières semaines. Mais il semble que les gens se font une raison. Hockey SagLac a demandé à toutes les associations de la région de sonder leurs membres et la réponse l’a agréablement surpris, même si le sondage n’était pas scientifique. « Ça nous dit que de 85 à 90 % des jeunes désirent revenir au hockey et ce, peu importe la forme que le hockey prendrait. C’est une agréable surprise pour nous parce qu’on s’attendait peut-être à pire », avoue M. Bouchard. Mais en même temps, il constate que les jeunes ont hâte de rejouer au hockey.

Voici les grandes lignes du plan de retour au jeu de Hockey Québec, lequel comporte six phases.

« On entend souvent des commentaires négatifs par rapport (au 3 contre 3), mais on ne fait pas ça pour déplaire aux gens. On fait ça pour ravoir les jeunes le plus rapidement possible dans l’environnement hockey et leur présenter un produit quand même correct dans la mesure du possible parce qu’on dépend de la Santé publique. »

Malgré tout, Hockey SagLac anticipe quand même une diminution des inscriptions parce que le produit offert ne plaira pas à certains parents.

« On souhaite que nos parents soient compréhensifs et amènent leur jeune au sport parce que tous les sports sont dans le même bateau », rappelle-t-il.

Casse-tête

Les consignes sanitaires représentent bien sûr un beau défi. Les jeunes devront se présenter au maximum 15 minutes avant leur heure de glace et ils devront déjà être habillés, de sorte qu’il ne leur restera que leurs patins et leur casque à mettre. Dès qu’ils auront terminé, ils devront retirer patins et casque et quitter aussitôt, car il ne sera plus possible de prendre une douche.

Les heures de glace représentent aussi un beau casse-tête puisque le nombre de jeunes par séance sera réduit. « C’est sûr qu’en faisant des équipes de huit plus un gardien au lieu de 17 incluant deux gardiens, on double le nombre d’équipes dès le départ, convient le coordonnateur de Hockey SagLac. Il faudra être imaginatif. J’ai des associations qui ont des heures de glace comme ils veulent, mais pour d’autres, c’est plus complexe. »

En ayant moins de jeunes par équipe et plus de mesures sanitaires à appliquer, doit-on s’attendre à une hausse des coûts? Peut-être pas puisque ce sont les municipalités qui subventionnent la plupart des heures de glace des associations régionales, mentionne M. Bouchard. Quant aux dépenses liées aux déplacements des jeunes pour des tournois et des matchs à l’extérieur de leur secteur, elles seront nettement moins importantes. Mais pour les associations comme telles, les dépenses risquent d’être plus élevées, d’autant plus que les commandites ne sont pas au rendez-vous.

« Le CA va regarder ce qui peut être fait pour aider les associations parce que c’est sûr qu’il y aura des dépenses supplémentaires, admet M. Bouchard. Il faut aussi regarder ce que les municipalités vont nous offrir comme services pour la désinfection des lieux, par exemple. »

Mentionnons enfin que le plan de Hockey Québec s’applique aussi aux sports-études (structures intégrées) et au hockey scolaire.

« Ce sera compliqué pour eux aussi, reconnaît M. Bouchard. Mais en même temps, on veut offrir quelque chose aux jeunes, surtout aux adolescents qui n’ont pu retourner à l’école, qui ne peuvent se voir et qui n’ont pas eu de bal de finissants. On veut leur offrir quelque chose à faire au plus vite. »

Il est possible de télécharger le plan en cliquant ici.