Avant de sauter sur la glace, les athlètes s’échauffaient sur le terrain extérieur du Centre des sports Jean-Claude Tremblay de La Baie, sous la direction de l’entraîneure de danse/exercice Isabelle Gagné.
Avant de sauter sur la glace, les athlètes s’échauffaient sur le terrain extérieur du Centre des sports Jean-Claude Tremblay de La Baie, sous la direction de l’entraîneure de danse/exercice Isabelle Gagné.

Plaisirs retrouvés sur la glace à La Baie

Une quarantaine d’athlètes en patinage artistique et leurs entraîneures ont été les premières à fouler la glace Dean Bergeron à La Baie, lundi matin. Fébrilité et nervosité étaient au rendez-vous, mais c’est surtout les sourires et le plaisir de se retrouver après près de quatre mois d’absence en raison de la pandémie qui ont donné le ton à cette première sur glace de l’École estivale de patinage artistique.

Bien sûr, tout ce beau monde a continué à s’entraîner chacun de son côté grâce aux entraînements virtuels via la plateforme Zoom, mais ce n’est pas comme se voir en chair et en os et étrenner la glace après des semaines chacune chez soi.

Avant de sauter sur la glace, les athlètes s’échauffaient sur le terrain extérieur du Centre des sports Jean-Claude Tremblay de La Baie, sous la direction de l’entraîneure de danse/exercice Isabelle Gagné.

Paméla Morin, entraîneure du club des Fines lames de Chicoutimi, qui dirige le camp d’été, a avoué ressentir un brin de nervosité. «Ce matin, les athlètes étaient heureuses et nerveuses et les coachs aussi! Parce que ça faisait presque quatre mois que nous n’avions pas patiné. D’habitude, ce n’est jamais plus de trois semaines loin de la glace», explique-t-elle.

Pendant un mois et demi, athlètes et entraîneurs sauteront sur la glace de l’aréna baieriveraine cinq matins par semaine, principalement en avant-midi. «Nous avons trois groupes de 12 patineurs pour se conformer aux règlements (en vigueur) et un maximum de six entraîneurs sur la glace. Les entraîneurs doivent toujours se tenir sur le bord de la glace, à une distance de deux mètres.»

Élizabeth Dallaire était heureuse de pouvoir à nouveau s’entraîner avec les autres patineuses, dans le cadre de l’École estivale de patinage artistique.

Est-ce plus difficile de travailler avec les nouvelles consignes? «Ç’a été plus une question d’adaptation, mais la Ville a été très coopérative, souligne-t-elle. Ici, avec le personnel de l’aréna, ç’a été vraiment génial et ils se sont occupés de beaucoup de choses.»

En forme

Malgré le confinement, les athlètes présentes affichaient une bonne forme physique, tant pour l’entraînement hors glace qui précédait que pour celui sur glace.

Entraîneure des Fines lames de Chicoutimi, Paméla Morin avoue que tout le monde était à la fois fébrile et nerveux pour les premiers entraînements sur glace et hors glace pour la quarantaine de patineuses et d’entraîneures du camp estival tenu à La Baie.

«Aujourd’hui, c’était bien!», assure la dynamique entraîneure de danse/exercice Isabelle Gagné. «Les filles étaient en forme, mais je ne suis pas étonnée parce qu’on a continué tout l’été. Par l’entremise de Zoom, les filles ont fait du ballet, de la danse, de la zumba, etc. Elles n’ont pas arrêté», souligne-t-elle, heureuse de revoir ses athlètes. Elle signale aussi qu’elle n’a pas eu besoin de faire des rappels à l’ordre pour la distanciation physique, sauf pour quelques tout-petits.

Membre des Fines lames de Chicoutimi, Élizabeth Dallaire, bientôt 12 ans, trouvait «plaisant» de retrouver ses amies. Malgré le confinement, elle ne craignait pas de ne pas être en forme, puisqu’elle a suivi les entraînements virtuels en s’entraînant trois ou quatre fois semaine en plus de pratiquer ses sauts, même si ce n’est pas pareil sur la glace.

Premières à étrenner la glace Dean Bergeron à La Baie, les athlètes du camp d’été de patinage artistique étaient tout sourire, lundi matin.

Bien que les athlètes soient en forme et que toutes avaient hâte de sauter sur la glace, pas question de démarrer le camp estival sur les chapeaux de roue, cependant.

«Les filles sont en bonne forme et on a continué à faire des entraînements virtuels (durant le confinement), mais sur la glace, c’est différent, fait valoir Paméla Morin. C’est pourquoi nous y allons vraiment doucement pour éviter les blessures. Nous ne ferons donc pas beaucoup de sauts aujourd’hui (lundi). On va surtout réapprendre à évoluer sur la glace.»

Un petit rappel des consignes avant de s’élancer pour un premier entraînement sur glace.

Horaire rempli

Outre le patinage artistique, des membres du groupe G.I. Performance ont pu tenir un premier entraînement sur glace, lundi, tandis que du hockey d’adultes a occupé les autres cases disponibles à l’horaire de cette première journée d’ouverture de la seule glace accessible à Saguenay. Mardi, ce sera au tour du patinage de vitesse et d’autres équipes de hockey d’adultes de s’ajouter au patinage artistique. Bref, il n’y aura pas beaucoup de temps mort, cet été, au Centre des sports Jean-Claude Tremblay!