Le Club de golf de Chicoutimi a reçu de la belle visite, la semaine dernière, avec le passage de la golfeuse professionnelle Sara-Maude Juneau, aussi représentante de la Great West. Ci-haut, on aperçoit le trio qui l’accompagnait: Gérald Gobeil, Guy Julien (Great West) et Carl Bouchard (DG du Club Chicoutimi).

Une poursuite qui pourrait faire mal

CHRONIQUE / Je n’ai pas été surpris, la semaine dernière, quand j’ai vu apparaître dans les médias la poursuite de 50 millions $ contre la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Ça se parlait déjà depuis au moins trois ans que certains joueurs voulaient intenter cette poursuite.

D’ailleurs, la Ligue canadienne de hockey (LCH) a eu vent de cette possibilité il y a trois ans et c’est un peu pourquoi les trois ligues ont travaillé très fort auprès des gouvernements de chaque province afin qu’ils adoptent une loi pour définir ce qu’est un joueur dans la LCH. Au Québec, une loi est maintenant en vigueur depuis un an qui décrète qu’un joueur du circuit Courteau est un joueur-étudiant et non un travailleur. La même chose a également été faite dans les Maritimes. La poursuite s’applique d’ailleurs de la fin octobre 2011 au 12 juin 2018 et non sur les nouvelles années couvertes par la nouvelle loi.

Ce qui me dérange le plus dans cette affaire, ce ne sont pas nécessairement les commentaires des deux joueurs qui ont intenté cette action collective, car on ne les a pas encore entendus.

Mais quand j’entends la sortie publique de deux députés de l’Assemblée nationale, Gabriel Nadeau-Dubois et Enrico Ciccone, qui déclarent que c’est une aberration de voir les propriétaires faire des millions de dollars avec leur équipe du junior majeur en exploitant des jeunes de 16 à 20 ans. Je voudrais rappeler à ces deux derniers qu’ils devraient faire le tour de la LHJMQ et parler à tous les propriétaires du circuit pour savoir s’ils font vraiment des millions $ avec leur club junior.

Ici, à Saguenay, vous n’avez qu’à parler à Michel Boivin, Pierre Cardinal, Gaby Asselin, Alain Deschênes et quelques autres qui ont vraiment mis beaucoup d’argent dans les dix dernières années. Ils en ont probablement sorti beaucoup plus qu’ils en ont fait. Et pour garder la franchise à Saguenay, la Ville en est maintenant propriétaire. Si la ville de Baie-Comeau n’avait pas posé le même geste, il n’y aurait plus de hockey junior à cet endroit depuis plusieurs années.

À Victoriaville, il y a plusieurs années, un groupe de vingt actionnaires a été formé pour l’obtention d’une franchise de la LHJMQ. Avec les pertes encourues, les anciens propriétaires n’ont pas voulu réinvestir de l’argent. Ce qu’ils ont fait ? Ils ont ajouté 20 nouveaux actionnaires qui ont investi également pour garder la franchise à Victoriaville. Plusieurs clubs du circuit Courteau ont posé le même geste : Rouyn-Noranda, Val-d’Or, etc.

C’est un peu pourquoi je me questionne sur l’objectif de cette poursuite. Oui, il y a quelques franchises dont les propriétaires sont des mécènes. On peut parler ici de Vidéotron qui a deux franchises, Québec et Boisbriand, Rimouski avec la famille Tanguay, Moncton avec M. Irving, Saint John avec M. McCain et Halifax avec Bobby Smith, l’ancien joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH). C’est une minorité. Et il faut rappeler que ces gens-là ne font pas nécessairement cela pour des millions $, mais bien plus pour la passion du hockey.

Problèmes complexes

Les clubs de la LCH évoluent dans plusieurs provinces et c’est là que ça va se compliquer au niveau de la poursuite. Les lois diffèrent d’un endroit à un autre et il y a même des clubs aux États-Unis. Là aussi, les lois sont différentes. Ça va coûter une fortune en frais d’avocats et déjà la LCH a investi plusieurs millions de dollars, au cours des trois dernières années, afin de faire accepter les nouvelles dispositions à la loi.

Je ne sais pas qui a intérêt à intenter une telle poursuite, mais la semaine dernière, près d’une centaine de joueurs sont sortis sur la place publique pour dire qu’ils ont vécu un séjour tout à fait exceptionnel au sein de la LHJMQ et qu’ils retirent de grands bénéfices de leur expérience au hockey junior.

S’il fallait que les plaignants gagnent, je crois que plusieurs clubs à travers tout le Canada disparaîtraient tout simplement de la LCH. Les seules personnes qui vont gagner dans cette poursuite, ce sont les firmes d’avocats avec les frais encourus pour cette poursuite. J’ai l’impression que ça va durer plusieurs années.

Sara-Maude Juneau

Il y avait de la belle visite au Club de golf Chicoutimi, la semaine dernière. La golfeuse professionnelle Sara-Maude Juneau a eu l’occasion d’évoluer sur le terrain du club chicoutimien. Elle a joué un magnifique 74 et elle partait des bleus ! Elle a pris 16 des 18 verts en régulation. Le DG du club, Carl Bouchard, a été impressionné par la tenue de cette jeune femme qui était de passage dans la région. Elle est représentante pour le groupe Great West, mais continue de jouer sur le circuit professionnel canadien.