L’an prochain, les Saguenéens pourront toujours compter sur un noyau de joueurs de grande qualité pour débuter la saison.

Saguenéens: pourquoi jouer le tout pour le tout ?

CHRONIQUE / Vendredi dernier, lors du match des Saguenéens contre le Drakkar, j’ai rencontré beaucoup de partisans qui se posaient la question suivante : « Est-ce que Yanick Jean et ses acolytes ont pris la bonne décision d’y aller all in ? »

Avant de dire le tout pour le tout, il faut regarder ce qu’il restera aux Saguenéens après la saison 2019-2020. Ils auront encore l’an prochain un très bon club de hockey. Ils ne se sont surtout pas vidés, comme l’a fait Bathurst pour gagner la Coupe Memorial en 2018. L’an prochain, ils pourront toujours compter sur un noyau de joueurs de grande qualité pour débuter la saison. Je parle bien sûr de possibilités, parce que tout peut arriver, mais on peut avancer les noms de Samuel Houde, Alexis Shank, Dawson Mercer, Hendrix Lapierre, Christophe Farmer, Justin Ducharme, Louis Crevier et probablement Artemi Kniazev.

Je vous donne mon explication pour laquelle les membres de l’état-major des Saguenéens tentent le grand coup cette saison. En premier lieu, ils ont tout ce qu’il faut pour payer et aller chercher les joueurs qui vont les amener au minimum dans le carré d’as. Il ne faut pas oublier que pour obtenir de bons joueurs, il faut nécessairement payer le prix. Oui, les Sags ont sacrifié de très bons jeunes, Théo Rochette et William Dufour, ainsi que plusieurs choix au repêchage.

Il y a d’autres raisons qui font que les dirigeants y vont pour les grands honneurs dès cette année. Ils font partie de la conférence la plus forte de la LHJMQ. Avec le format actuel des séries éliminatoires, ils n’avaient pas le choix. On compte actuellement cinq clubs sur les six meilleurs dans le circuit Courteau dans la conférence de l’Est. Sherbrooke est complètement seul dans l’Ouest. Pour les Sags, terminer au premier rang de la conférence devient une priorité, peut-être même également au classement général. En terminant au premier rang, les Sags seraient assurés de ne pas affronter Moncton et Rimouski avant la demi-finale. Il y a toujours Cap-Breton et Charlottetown, mais ils n’ont pas la même profondeur.

Yanick Jean a décidé d’y aller avec un grand coup avant l’ouverture de la période des échanges avec l’acquisition de Félix Bibeau, des Remparts de Québec. D’autres transactions seront confirmées après le Championnat du monde de hockey junior, mais quand tu regardes les noms, les Sags auront sûrement l’un des meilleurs clubs de toute l’histoire de la franchise, vieille de plus de 40 ans.

Vous allez me dire qu’on parlait de la défensive, où les Sags avaient un manque, mais avec l’ajout d’un ou deux défenseurs de qualité, mais surtout, la grande force de frappe à l’attaque, les Sags vont marquer au moins quatre à cinq buts par rencontre. Il faut également reconnaître qu’Alexis Shank, qui connaît une saison tout à faire exceptionnelle, fait partie de l’élite de la LHJMQ.

Sur papier, les Sags auront toute une équipe de hockey et les partisans pourraient s’amuser jusqu’en mai. C’est maintenant aux joueurs et aux entraîneurs de livrer la marchandise. Il y a longtemps qu’ils attendent. On attend sûrement plusieurs assistances au-dessus de 4000 spectateurs d’ici la fin de la saison.

On peut maintenant parler des trios à l’attaque. Par exemple, sur le premier trio, Bibeau, Harvey-Pinard et Lavoie ; sur le deuxième, Mercer, Kotkov et Houde ; sur le troisième, Marcotty, Ducharme et Lapierre. C’est de l’attaque ! C’est probablement la meilleure attaque de tout le circuit et il reste encore des jeunes pour former le quatrième trio. La défensive actuelle avec Kniazev, Crevier, Kyte, Drolet et Villeneuve devra faire un très bon travail devant Shank. Tout peut arriver, mais les chances d’aller loin en séries sont excellentes. En terminant, un fait dont il faut se rappeler pendant la période des transactions dans la LHJMQ, c’est que l’on donne des choix comme des bonbons. Quand arrive le repêchage au mois de juin, on court après ces fameux choix.

Challenge midget AAA

Le Challenge midget AAA a encore connu un très grand succès, cette année, à La Baie et à Arvida. Les Élites de Jonquière ont également bien fait avec une présence en demi-finale. Les organisateurs estiment que 230 recruteurs ont passé la semaine à Saguenay.

Un coup de chapeau spécial à André Boudreault, dont le travail a été reconnu par la médaille de l’Assemblée nationale, lors d’un hommage rendu vendredi soir. C’est pleinement mérité.

André répète toujours qu’il a une équipe derrière lui, mais ça prend un leader pour la diriger.