Phil Desgagné
L’entraîneur des Saguenéens, Yanick Jean, avait sans doute envisagé bien des scénarios, au début de la présente saison, mais d’avoir à jongler avec autant de joueurs blessés à ce temps-ci du calendrier ne devait pas figurer dans ses plans.
L’entraîneur des Saguenéens, Yanick Jean, avait sans doute envisagé bien des scénarios, au début de la présente saison, mais d’avoir à jongler avec autant de joueurs blessés à ce temps-ci du calendrier ne devait pas figurer dans ses plans.

Sags: ce n’est pas le temps de paniquer

CHRONIQUE / Le hockey est un sport qui bouge énormément et les résultats escomptés ne sont pas nécessairement au rendez-vous. Les Saguenéens en ont été un bel exemple, au cours des dernières semaines. Après le 6 janvier, tous les changements apportés par Yanick Jean ont donné aux partisans de beaux espoirs pour la fin de la saison. D’ailleurs, après un voyage parfait dans les Maritimes, une bataille s’annonçait entre les Saguenéens et le Phoenix de Sherbrooke pour le premier rang au classement général.

Il y a quelques semaines, je vantais les mérites de Yanick Jean pour avoir apporté beaucoup de profondeur à son équipe, surtout quand il a décidé d’y aller le tout pour le tout. Mais j’avais aussi ajouté que des blessures pouvaient changer le parcours d’une équipe. Et c’est exactement ce qui arrive actuellement à la formation de Yanick Jean.

Depuis la fin de la période des transactions, pas une seule partie n’a été jouée avec l’alignement complet des Saguenéens tant désiré, ce qui est difficile à accepter pour le personnel d’entraîneurs et la direction.

En plus, ce sont des blessures à long terme de joueurs clés pour des périodes de cinq à six semaines. Espérons que d’autres blessures majeures ne surviendront pas d’ici la fin de la saison !

Pas de panique

En principe, on ne pourra pas voir cet alignement complet avant la mi-mars, c’est-à-dire une semaine avant la fin du calendrier régulier. Toutes ces raisons sont valables et compréhensibles, mais ce qui est inacceptable, c’est le rendement de l’équipe actuelle, qui accorde de cinq à six buts par partie, si on excepte bien entendu le match de samedi à Drummondville. Ce dernier va d’ailleurs donner espoir aux partisans.

Yanick Jean a certainement parlé à ses joueurs. On ne peut pas gagner et se maintenir dans la course au premier rang de la conférence Est en jouant de cette manière. Les Saguenéens bataillaient avec Moncton pour la place au sommet, mais l’indiscipline a coûté énormément cher aux Saguenéens. Six buts en dix chances pour les équipes adverses (Sherbrooke et Shawinigan). À Drummondville, on a vu de meilleurs résultats.

Nos gardiens traversent une mauvaise séquence, mais je ne suis pas inquiet. Alexis Shank va retrouver ses repères. Toutefois, les défenseurs commettent beaucoup trop d’erreurs, inacceptables. Gabriel Villeneuve est à peu près l’unique joueur qui joue son meilleur hockey depuis qu’il est avec l’organisation des Saguenéens. Certains attaquants devront aussi penser plus en fonction de l’équipe, et non en fonction de leur fiche personnelle, si les Sags veulent toujours se maintenir dans la course au premier rang de la conférence.

J’entends déjà les partisans mettre en doute les décisions de Yanick Jean, ainsi que sa stratégie derrière le banc. Je dis aux partisans que ce n’est pas le temps de paniquer, mais je peux comprendre leur déception. Actuellement, les résultats de l’équipe reposent sur les joueurs et le personnel qui sont sur la glace et en santé.

Car il faut se le dire : les partisans, eux, sont au rendez-vous. Dans les dernières rencontres, on a vu près de 3500 spectateurs en moyenne par match. Bien sûr, les joueurs doivent sentir qu’ils sont derrière eux. Espérons que les blessures ne viendront plus compliquer la situation !

Par contre, il y a un bon côté à ce qui arrive aux Saguenéens. Les joueurs clés qui ont été blessés vont arriver très reposés et avec beaucoup d’énergie pour les séries. C’est certainement le moment pour les vétérans, surtout pour les leaders de l’équipe, de se démarquer, et pour les joueurs de soutien d’épauler les meilleurs.

Et de six pour les Marquis

Les Marquis vivent également une situation semblable à celle des Saguenéens avec des blessures à des joueurs clés. Ces absences n’ont rien changé au Palais des sports de Jonquière. Les hommes de Bob Desjardins ont remporté leurs six dernières rencontres à domicile.

On voit de meilleurs résultats, et surtout de meilleures foules. Samedi dernier, 1500 spectateurs ont assisté à la rencontre contre les Éperviers de Sorel.

Espérons que les matchs des séries généreront des assistances de 2000 spectateurs et plus à l’organisation, qui a travaillé très fort pour redonner espoir aux partisans.

Le curling rayonne

Ces derniers temps, le Saguenay–Lac-Saint-Jean apparaît comme une pépinière de joueurs de curling talentueux qui rayonnent à travers tout le Québec.

Depuis que Saguenay a présenté le Championnat canadien de curling mixte, la région a fourni des joueurs dans toutes les équipes qui vont participer aux championnats canadiens de curling, que ce soit dans les calibres junior, senior ou autres. Espérons que ça continue ainsi !

D’autre part, j’ai eu l’occasion de participer au tournoi des retraités au Club de curling de Kénogami. Encore une fois, on jouait à guichets fermés. Plus de 250 joueurs y ont pris part et le président Gilles Deschênes était très heureux.

Au Club de curling de Kénogami, on se prépare d’ailleurs en prévision du centenaire du club, lequel sera célébré au début de la saison prochaine. On espère maintenant que le gouvernement du Québec donnera suite à la demande de subventions des dirigeants du club Kénogami pour redonner vie à ce bâtiment légendaire.