Phil Desgagné
Le Quotidien
Phil Desgagné
Les consignes sanitaires mises en place en raison de la pandémie modifieront la façon de jouer dans certains sports, dont le curling, où il ne pourra plus y avoir qu’une seule personne attitrée au brossage.
Les consignes sanitaires mises en place en raison de la pandémie modifieront la façon de jouer dans certains sports, dont le curling, où il ne pourra plus y avoir qu’une seule personne attitrée au brossage.

Pratiquer un sport à la mode COVID-19

CHRONIQUE / On connaît maintenant un peu plus les détails concernant les consignes auxquelles devront s’habituer les joueurs de curling lors de la prochaine saison. On sait que la dernière saison s’est terminée de façon abrupte le 12 mars dernier en raison de la pandémie. D’ailleurs, c’est seulement cette semaine que les joueurs du Club de curling Chicoutimi pourront retourner au club pour récupérer leurs effets personnels.

Pour la prochaine saison, la majorité des clubs ont déjà reçu le manuel d’informations sur la façon de faire. Les joueurs devront bien entendu s’habituer à pratiquer leur sport favori de façon différente. Chaque club devra trouver une procédure pour que les joueurs respectent les normes de distanciation physique exigées par la Santé publique.

Le port du masque sera obligatoire à l’entrée du club et on devra garder le fameux deux mètres de distance pour prendre notre bière ou autre après la rencontre.

Sur les glaces, pas de masque, et la partie va continuer de se jouer avec quatre joueurs. Toutefois, un seul joueur pourra brosser la pierre lancée par son équipe. Dans la maison, le capitaine adverse ne pourra d’aucune façon brosser la pierre de l’équipe qui vient de la lancer. Ce sera donc un seul brosseur.

J’ai hâte de voir comment ça va se dérouler chez les pros, où le brosseur joue un rôle extrêmement important. Il est aussi essentiel chez les amateurs, mais de façon moins importante.

Il y aura sûrement aussi des changements au niveau des horaires afin que les clubs ne se retrouvent pas avec 60 ou 70 joueurs lors de la sortie et l’entrée des équipes. C’est donc certainement un casse-tête majeur pour les dirigeants des clubs de curling un peu partout à travers le Québec.

Casse-tête dans la LHJMQ

J’ai hâte de voir comment les clubs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) vont dresser leur liste de 34 joueurs en vue de leur camp d’entraînement qui débutera le 26 août pour chacune des 18 équipes, à moins d’un revirement. Il y aura des choix à faire, car actuellement, plusieurs joueurs de 20 ans ne savent pas où ils iront jouer la saison prochaine.

Personne ne connaît la date du début de la saison dans la Ligue nationale (LNH), dans la Ligue américaine (LAH) et même dans les circuits européens. Il y aura également des points d’interrogation lorsque le circuit Courteau sera déjà en plein calendrier au mois de novembre, alors que la LNH et la LAH pourraient amorcer leurs camps d’entraînement en vue de la saison 2020-21, laquelle devrait prendre son envol au début décembre.

À ce moment-là, plusieurs clubs devront composer avec l’absence de joueurs importants qui vont se retrouver dans des camps professionnels. Par exemple, chez les Saguenéens, les Lapierre, Mercer et Kniazev, qui vont être ou qui ont déjà été repêchés, seront invités à ces fameux camps. Ils pourraient rater de deux à trois semaines d’activités de leur club. La LHJMQ aura un autre casse-tête pour, bien entendu, remplacer ces joueurs. Ce sera aussi certainement intéressant de voir comment les DG vont régler cette situation.

Maintenant, une autre question concernant la LHJMQ : comment vont se dérouler, à la fin du calendrier régulier, les séries de fin de saison? La ligue n’a pas encore statué à ce sujet. Toutefois, les équipes devront connaître le processus avant le mois de décembre, alors que s’amorcera la traditionnelle période de transactions et qu’à ce moment-là, des décisions importantes devront être prises. C’est notamment le cas chez les Saguenéens, par exemple.

Retour du sport en direct

Je suis heureux que le sport professionnel en direct soit de retour à la télévision. Le golf est au programme depuis quelques semaines et les gros tournois majeurs ont été remis à l’automne. Le tennis devrait débuter ses activités dans les prochaines semaines. C’est aussi reparti pour le baseball, mais pour combien de temps? Avec ce qui se passe actuellement aux États-Unis, il y a encore beaucoup de points d’interrogation.

Le hockey a commencé la ronde de qualification qui permettra de connaître les huit formations qui participeront, à la fin août, à la loterie Alexis Lafrenière. Parlant de Lafrenière, si la Ligue nationale de hockey débute ses activités seulement en décembre, que fera Lafrenière d’août à décembre? Retournera-t-il à son club junior ou ira-t-il jouer en Europe? Il n’y a pas beaucoup de détails qui ont filtré de son entourage à ce sujet au moment où l’on se parle.

Pour en revenir aux sports à la télévision, oui, le hockey au Québec en plein mois d’août, avec un 25 degrés à l’extérieur, ne fait pas partie des habitudes. Mais c’est pourtant le cas pour les gens qui vivent en Floride, au Texas ou en Californie. Eux sont habitués à ce genre de situation.

Comme on peut le constater, il n’y a pas beaucoup de divertissement au menu de la télévision traditionnelle. Je suis assuré que comme beaucoup de gens, je vais regarder RDS et TVA Sports pour me divertir. Car le sport en direct sera certainement un divertissement dont tout le monde a besoin en cette période difficile.