Dans le dossier de la réduction du nombre de matchs dans la LHJMQ, les propriétaires des équipes ont d’abord tenu compte de leurs intérêts personnels avant ceux de la ligue. Le statu quo et la décision de devancer le début de la saison régulière constituent un recul.

Maintien du nombre de matchs: un recul pour la LHJMQ

CHRONIQUE / À la suite de la réunion des propriétaires d’équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), suis-je surpris des décisions prises — ou non prises — par ces derniers ? Je dirai que je ne suis pas nécessairement étonné. Au cours des prochains mois, vous allez voir une forme de scission qui va se produire entre les propriétaires, ceux des Maritimes d’un côté et ceux du Québec de l’autre. Est-ce une division dangereuse ? Je dirais que non, mais deux philosophies s’opposent.

L’arrivée des propriétaires à la table des gouverneurs n’est pas la meilleure des décisions prises par la LHJMQ, car les propriétaires pensent avant tout à l’aspect monétaire et au bien-être de leur organisation avant de penser au bien-être de la ligue. Revenons à la dernière réunion. J’étais convaincu que l’on réduirait le calendrier d’un minimum de quatre parties. Ça n’a pas été fait. Les propriétaires ont plutôt décidé de devancer le calendrier de deux semaines...

Un recul

On revient à l’ancienne façon de faire. Pour avoir assisté à ces discussions, je me rappelle très bien qu’on avait repoussé le début de saison pour des raisons très précises, soit de permettre aux joueurs qui sont invités à des camps professionnels d’être de retour avec leur formation pour le début de la saison régulière. Mais ce ne sera plus le cas maintenant. Les propriétaires reviennent en arrière. Ça veut dire que l’an prochain, les Saguenéens pourraient débuter la saison en étant privés des services de Kniazev, Lapierre, Mercer, Houde, s’il revient comme 20 ans, et peut-être d’autres joueurs qui pourraient être également invités à des camps professionnels. Donc, de quatre à cinq éléments clés ne seront pas présents pour débuter la saison. Ce sera le cas pour la majorité des clubs du circuit Courteau. Cette décision a été prise pour une unique raison, l’aspect monétaire. J’en suis convaincu.

Les bagarres

Maintenant, revenons au dossier des batailles. Dans ce cas-là, ce sont vraiment les Maritimes qui ont bloqué le projet de l’abolition des batailles. Je me rappelle très bien avoir déjà assisté à certaines discussions il y a quelques années et le sujet revenait. Il était clair, à ce moment-là, que les Maritimes allaient s’y opposer.

L’argumentation de certains propriétaires a fait hésiter certains clubs. On peut dire que chaque club a un vote, mais, autour de la table, il y a des hommes un peu plus importants. Il y a Robert K. Irving (Moncton) et Scott McCain (Saint-Jean), Bobby Smith (Halifax) et d’autres qui ont un peu plus d’influence que certains autres propriétaires sans nécessairement vouloir dénigrer ces derniers. Quand j’entends certaines critiques sur le rôle du commissaire Gilles Courteau, que ce dernier ne met pas son pied à terre, il ne faut pas oublier que M. Courteau est l’employé des propriétaires des équipes de la ligue. Donc, il doit se rallier à la majorité. C’est le rôle du commissaire.

Repousser cette décision aux Assises de la ligue en juin prochain est une bonne décision, mais je doute que ça change quelque chose. On verra en juin prochain ou au mois d’août !

Sags décevants

Oui, les Saguenéens ont une longue liste de blessés, mais je suis déçu du rendement de l’équipe depuis la fin de la période de transactions. On joue à peine pour .500. Ça me déçoit. Les partisans sont inquiets et ils ont raison de l’être. Au départ, on oublie le premier rang de la conférence Est; on devra se contenter du deuxième rang. Donc, les séries éliminatoires s’annoncent plus difficiles pour les troupes de Yanick Jean.

Paradis de neige

La semaine dernière, j’ai reçu une invitation de décrocher quelques jours de mon train-train quotidien. Mon ami Miville et son épouse Michelle nous avaient invités, mon épouse et moi, à aller passer quelques jours dans un chalet sur les monts Valin. Lundi matin, je me rends donc au Valinouët et à partir de là, on s’installe sur des motoneiges pour une randonnée de deux heures pour atteindre le chalet.

Le temps état tout simplement exceptionnel. Le beau soleil était au rendez-vous et durant la nuit, il était tombé un beau 15 centimètres de neige. Les sentiers étaient merveilleux, les arbres étaient chargés de neige comme ça ne se peut pas et c’est toujours à ce moment-là qu’on entend des « Wow ! Wow !».

Rendu au chalet, on s’installe et, après quelques minutes, je décide d’aller visiter les alentours avec mon ami. D’entrée de jeu, je vous précise que je ne suis pas habitué de conduire une motoneige. Mais après une trentaine de minutes, je pense que je suis assez prêt pour sortir un peu des sentiers battus.

Par malheur, c’est une mauvaise idée ! Je suis resté pris dans un petit ravin. Mais avec mon ami qui s’y connaît quand même en motoneige, je suis parvenu à me sortir du ravin. Quelques minutes plus tard, je suis à nouveau enlisé, mais cette fois-ci, ç’a été un peu plus court. C’est là que j’ai constaté mon inexpérience.

Puis, le lendemain, à moins 30, avec une accumulation d’une vingtaine de centimètres de nouvelle neige, j’ai fait une très belle randonnée dans de la poudreuse en quantité. C’était vraiment magique ! Je comprends pourquoi des milliers d’Européens viennent ici pour admirer le phénomène des monts Valin !

Le soir, bien entendu, on s’est fait de bonnes bouffes avec du bon vin. C’était la belle vie, surtout avec des amis qui sont très chers. Le dernier jour, sur le retour, ç’a été encore une fois assez difficile, merci ! Mon inexpérience m’a encore une fois joué de vilains tours. En passant sur un lac, j’ai réussi à me « slusher », comme on dit. Ça m’a pris une heure et quart pour me sortir. Heureusement, mon ami était là pour venir à mon secours, sinon je pense que je serais encore sur le lac au moment où j’écris cette chronique.

À mon retour à la civilisation, j’ai constaté comment la région était choyée d’avoir autant de neige comme en voit actuellement sur les monts Valin. On dit que la région est le paradis des motoneigistes ! Eh bien, j’ai pu le constater. Merci à Miville et Michelle pour cet excellent séjour dans une ambiance et un décor extraordinaires.