Avec trois choix de première ronde et deux de deuxième ronde, Yanick Jean peut aller chercher ce qui lui manque pour compléter le casse-tête, mais il dispose déjà d’une formation capable de rivaliser avec la majorité des équipes du circuit Courteau.

Les Sags équipés pour aller loin

CHRONIQUE / La saison régulière des Saguenéens débutera vendredi soir à Sherbrooke. La question que tout le monde se pose ? Où terminera au classement la formation chicoutimienne ? Il est donc temps de se mouiller.

Avant, je veux faire avec vous un petit exercice que la direction des Sags devrait faire également. Est-ce l’année où les dirigeants du club doivent se dire « all in » et tenter d’y aller jusqu’au bout ? Pour répondre à cette question, il y a deux éléments à regarder de très très près. La première est une décision administrative et l’autre du personnel hockey.

Depuis trois ans, le directeur général Yanick Jean a mis en place tous les éléments pour être capable de dire « on y va pour les grands honneurs avec l’équipe actuelle ». Avec trois choix de premier et deux de deuxième tour, il peut aller chercher ce qui lui manque pour compléter le casse-tête. Il faut le dire, il manque deux à trois éléments pour pouvoir affirmer qu’ils auraient la meilleure équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. C’est ce qu’ont fait Bathurst et Rouyn-Noranda, au cours des deux dernières années et, à chaque occasion, ils ont remporté la coupe Memorial. Mais une équipe qui fonce « all in » doit s’attendre également à connaître des années plus difficiles par après, pendant deux ou trois ans. 

Par exemple, le Titan n’a remporté qu’une seule victoire à domicile, l’an dernier, et devrait avoir une saison encore extrêmement difficile. Il est également assuré que les Huskies n’auront pas les mêmes succès et qu’ils vivront le fait d’avoir remporté la coupe Memorial.

Au plan financier, ce sont également des années qui sont difficiles pour les administrateurs. Pour les partisans, l’année d’une coupe Memorial est vraiment magique, mais ils vivront de la frustration durant les années suivantes.

Avec les éléments en place actuellement, Yanick Jean peut améliorer son équipe sans nécessairement se dire « all in » et ainsi se garder des munitions pour les années futures. Il est assuré que son équipe actuelle peut rivaliser avec la majorité des équipes du circuit Courteau. Il pourrait ainsi préparer, avec ses choix au repêchage, la succession des Lapierre, Dufour, Rochette, Kniazev et les autres. Avec cette stratégie, on peut prédire que les Saguenéens pourraient connaître de trois à quatre bonnes saisons.

Les dirigeants doivent y penser sérieusement avant de dire « all in ». Il y a aussi un danger à cette stratégie. Le Drakkar de Baie-Comeau l’a vécu l’an dernier en échouant dès le premier tour. Les prochaines années s’annoncent difficiles pour l’équipe de la Côte-Nord.

Même sans dire « all in », les Saguenéens pourraient facilement se retrouver en demi-finale et peut-être même en grande finale. Ils ont un excellent club déjà à mettre sur la glace. C’est une question que les dirigeants doivent se poser et transmettre aux hommes de hockey.

Maintenant, il est temps de se mouiller. Dans la division Est, les Sags vont batailler avec l’Océanic de Rimouski pour le premier rang. Les Saguenéens devraient devancer l’Océanic, même avec Alexis Lafrenière. Il ne faut pas oublier que l’équipe du Bas-Saint-Laurent a perdu dix joueurs l’an dernier. C’est difficile de remplacer dix joueurs. 

Dans la conférence Est, ce sera une belle lutte avec plusieurs clubs des Maritimes, surtout les Wildcats de Moncton et les Mooseheads d’Halifax. Je crois que les Sags termineront tout de même au premier rang. Au classement général, la bataille devrait se faire avec le Phoenix de Sherbrooke qui est pratiquement seul dans la conférence Ouest. Donc, une bonne saison attend les partisans des Saguenéens. 

Avant de terminer, mercredi dernier, j’ai eu l’occasion de participer à un tournoi au Club de golf Les Pins, dans le Centre-du-Québec. La présidence d’honneur avait été confiée au commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau. M. Courteau m’avait envoyé une invitation. J’ai donc eu le plaisir de jouer en compagnie de trois anciens arbitres de la Ligue nationale de hockey, Denis Morel, qui a été officiel pendant 20 ans, Richard Trottier, 10 ans, et Jean Morin, qui a été juge de ligne pendant plus de 24 ans. 

Une journée remplie de beaux souvenirs. Les trois ont également évolué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. De très belles retrouvailles.