Les Marquis de Jonquière ont remporté les deux derniers matchs de la série demi-finale contre l’Assurancia de Thetford, dont le match ultime de samedi, 3 à 2, au Centre Mario-Gosselin. Le gardien Cédrick Desjardins (photo) a été intraitable lors du match décisif. Les guerriers de Benoit Gratton affronteront, en finale, leurs éternels rivaux, les Éperviers de Sorel, vendredi au Colisée Cardin et samedi au Palais des sports.

Les Marquis peuvent-ils encore surprendre?

CHRONIQUE / Pour ceux et celles qui n’ont pas eu l’occasion de suivre les Marquis de Jonquière durant les séries de fin de saison, c’est tout un exploit que viennent de réussir les hommes de Benoit Gratton. Lors de la première série, ils ont perdu en cinq parties contre les Éperviers de Sorel-Tracy, mais ils ont eu l’occasion de se reprendre dans une série 2 de 3 contre Rivière-du-Loup, une série qu’on appelle repêchage. Alors que cette série était égale 1-1, ils sont allés gagner le match ultime sur la patinoire adverse pour accéder, avec cette deuxième chance, aux demi-finales.

Dans cette demi-finale contre les champions de la saison régulière, l’Assurancia de Thetford, les Marquis ont gagné deux matchs sur la route et surtout, le match ultime à Thetford Mines. J’avais prédit une victoire des Marquis en six matchs, mais jamais je n’aurais cru qu’ils puissent encore une fois remporter le match décisif sur la patinoire adverse, à Thetford Mines.

Ç’a été une série extrêmement serrée entre les deux clubs. D’ailleurs, deux parties se sont décidées en prolongation, et souvent, l’équipe des Marquis a gagné, et ce, malgré l’absence régulière de certains éléments importants.

Plus de partisans

Les Marquis accèdent maintenant à la grande finale contre les Éperviers de Sorel, leurs éternels rivaux. Mais est-ce qu’il y a encore du jus dans le réservoir de Jonquière ? C’est la question qu’on doit se poser. Il faut espérer deux choses: que les Marquis puissent compter sur un alignement complet pour cette série finale, mais surtout sur beaucoup plus de partisans pour les appuyer lors des matchs au Palais des sports. Car avec une moyenne de 1500 personnes durant les séries de fin de saison, c’est décevant pour les dirigeants et surtout pour les joueurs. Les Éperviers ont joué régulièrement devant au-delà de 2000 spectateurs par match, depuis le début des séries. C’est inacceptable que l’on ne puisse pas, au Palais des sports de Jonquière, atteindre ce même nombre de 2000 spectateurs dans les prochaines rencontres.

Ma prédiction ? Sorel devrait l’emporter, mais une longue série les attend, donc en sept matchs. J’ai le droit de me tromper. Je veux souhaiter à tous une bonne série !

La loterie LHJMQ

Encore une fois, le fameux boulier du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a fait des heureux, mais surtout des malheureux. À la même époque l’an dernier, les Saguenéens de Chicoutimi célébraient, avec seulement 9 % de chances, l’obtention du premier choix de toute la sélection 2018.

Hendrix Lapierre a été le premier choix des Saguenéens et on peut dire que la chance a souri aux Saguenéens, car il a donné à l’équipe des résultats inespérés et lui a permis de progresser beaucoup plus rapidement.

Cette année, Saint John a gagné ce fameux choix de repêchage pour la sélection de 2019. On peut dire que les Sea Dogs, qui disposaient de seulement 5 % des chances de remporter le gros lot, ont été encore plus chanceux que les Sags l’an dernier. En plus, alors qu’ils étaient en grande finale avec Val-d’Or, les Sea Dogs n’avaient que 13 % de chances de remporter le premier choix contre 87 % pour les Foreurs. Malgré tout, c’est quand même Saint John qui a eu la main heureuse en gagnant ce premier choix.

Roy ou Robidas ?

Mais qui sera ce premier choix dont tout le monde parle ? Le nom de Joshua Roy, un attaquant des Chevaliers de Lévis, est celui qui est avancé le plus souvent. Si tous sont unanimes à dire que cette année, ce sera un super repêchage, surtout pour les cinq premiers choix, les opinions diffèrent sur le tout premier choix.

Lors du gala des Rondelles d’Or de la LHJMQ, j’ai eu l’occasion de parler avec plusieurs dépisteurs et Joshua Roy ne fait pas nécessairement l’unanimité. Le jeune Justin Robidas, des Cantonniers de Magog, fait énormément parler de lui. C’est le fils de Stéphane Robidas, un ancien joueur de la Ligue nationale de hockey. J’ai même parlé à deux dépisteurs qui, eux, prendraient Robidas avant Roy. Cela dit, on connaîtra le résultat seulement en juin prochain, lors de la séance à Québec.

Pour en revenir au fameux boulier, les Cataractes de Shawinigan ont été les grands perdants de cette loterie, au cours des deux dernières années. L’an passé, alors qu’ils avaient terminé derniers, ils devaient être en principe ceux qui avaient le plus de chances de gagner. Or, ils se sont retrouvés troisièmes. Cette année, alors qu’ils avaient la troisième fiche (14 % de chances), ils se sont pourtant retrouvés cinquièmes sur les cinq en lice !

Les Cataractes sont donc vraiment les grands perdants. Je crois bien que le DG Martin Mondou ne voudra plus être celui qui représentera son équipe si un jour les Cataractes font encore partie du tirage. Cette formule du boulier est en place depuis quelques années pour une raison précise: on ne veut pas que certaines équipes fassent tout en leur possible pour terminer dernières au classement général.