Robert Desjardins

Le rêve olympique des Desjardins

CHRONIQUE / Le rêve olympique, c’est toujours le summum pour un athlète amateur et dans deux mois auront lieu les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Pour plusieurs athlètes de la région, ce sera une l’occasion d’y participer. Il y en a deux qui pourraient confirmer la réalisation de leur rêve dès la semaine prochaine, du 2 au 7 janvier prochain.

Quand on parle de curling dans la région, il y a un nom qui nous vient en tête tout de suite, c’est celui de Robert Desjardins. Depuis plusieurs années, Robert participe à plusieurs tournois à l’échelle québécoise et canadienne. 

Il y a trois ans, le comité olympique a décidé d’ajouter une discipline pour les Jeux de Pyeongchang, soit le curling en double mixte.

C’est à ce moment que Robert Desjardins a décidé qu’il pourrait peut-être réaliser un rêve qu’il avait lorsqu’il était jeune, c’est-à-dire participer aux Jeux olympiques. Cette semaine, il me racontait que lorsqu’il était tout petit, alors qu’il était gymnaste, il rêvait de représenter son pays aux Olympiques. Rapidement, il s’est rendu compte que ce n’était qu’un rêve et qu’il n’avait pas nécessairement le profil d’un gymnaste pour participer aux Jeux olympiques.

Donc, quand la discipline du double mixte au curling a fait son entrée, il s’est dit que c’était peut-être l’occasion de réaliser ce fameux rêve. Depuis deux ans, Robert participe, avec sa fille Émilie, à plusieurs tournois en double mixte dans le but d’accumuler un nombre de points importants pour réussir à se classer pour ce tournoi de qualification olympique, qui aura lieu au Manitoba du 2 au 7 janvier.

Dix-huit formations se sont qualifiées et Robert et sa fille ont réussi ce tour de force. C’est d’ailleurs la seule équipe du Québec qui a réussi à se qualifier pour ce tournoi. Le duo père-fille est listé 13e favori sur les 18 équipes. Comme me disait Robert, et je cite: «mon objectif était au départ de réussir les qualifications. C’est presque surréel d’être parmi les 18 formations.»

Robert et Émilie savent très bien que l’opposition va être excessivement forte. Les meilleurs curleurs du Canada, autant du côté des dames que chez les hommes, vont être sur place. On n’a qu’à penser à Brad Gushue, qui a déjà remporté une médaille d’or aux Olympiques, à Mike McEwan, le grand finaliste il y a deux semaines lors des essais olympiques, ou encore à Jennifer Jones, qui est considérée parmi les deux ou trois meilleures joueuses de curling au monde. Tous les autres joueurs ont participé à de grandes compétitions, autant sur le plan national qu’international. 

Être parmi les 18 formations est déjà exceptionnel et y être avec sa fille l’est doublement. Et comme Robert me disait, même si son équipe n’est pas classée parmi les favorites, c’est surtout d’avoir une bonne semaine sur les glaces qui est important. Il s’agit simplement de bien jouer et de bien performer. On ne sait jamais ce qui peut arriver au cours d’un tournoi.

Deux groupes différents, composés de neuf équipes chacun, vont participer au tournoi. Il y aura ensuite des quarts de finale, des demi-finales et une finale qui déterminera le gagnant qui va participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

À Robert et Émilie, on a envie de vous dire qu’on va balayer avec vous et on vous souhaite la meilleure des chances. Vivez votre rêve.

Richard Martel en politique

Tous les gens que j’ai rencontrés cette semaine me posent la même question: «Qu’est-ce que tu en penses Phil?» Je leur réponds pourquoi pas, mais je ne suis pas nécessairement surpris. Richard Martel était à la recherche d’un nouveau défi. Ce n’est pas que le poste de commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey n’en est pas un, mais je pense qu’il trouve que c’est plus compliqué qu’il ne l’aurait cru au départ.

Depuis qu’il est commissaire de la LNAH, Richard n’a pas nécessairement réussi à obtenir plus de visibilité et plus de gens dans les estrades. Il a plutôt beaucoup travaillé sur l’expansion du circuit. 

Mais revenons à la politique. L’an passé, j’avais indiqué que je n’étais pas d’accord à ce qu’il occupe le poste de commissaire de la LNAH, qu’il demeure plutôt à son poste d’instructeur chez les Marquis de Jonquière. En acceptant ce nouveau défi de la politique, je suis convaincu qu’il aurait obtenu davantage de visibilité à travers la région en étant entraîneur-chef des Marquis. En plus, il aurait eu plus de temps à consacrer sur la campagne électorale qui va arriver très bientôt.

Je ne suis pas sûr que les propriétaires des équipes de la Ligue nord-américaine la trouvent drôle. Avec le choix de Richard au poste de commissaire, ils misaient beaucoup sur sa visibilité et surtout, sur ses pleines connaissances et sa notoriété à travers tout le Québec en matière de hockey. 

Richard Martel aura donc beaucoup moins de disponibilités dans les prochaines semaines pour réaliser ce fameux projet de la Ligue nord-américaine. La semaine dernière, il avait déclaré pendant sa conférence de presse que la politique était très importante pour lui et que victoire ou défaite, il voulait continuer. Je suis convaincu que Richard a accepté ce défi en se préparant pour l’avenir. S’il ne gagne pas la partielle dans Chicoutimi-Le Fjord, il va sûrement se préparer pour la «vraie» campagne électorale fédérale, en 2019.

Entre-temps, j’ai hâte de voir ce que les propriétaires vont décider le 22 janvier. Est-ce que Richard va terminer son mandat pour le reste de la saison? Ça ne sera pas nécessairement facile de trouver un successeur en pleine saison pour les dirigeants de la LNAH, mais on ne sait jamais. 

On va donc surveiller l’avenir de Richard Martel dans les prochaines semaines, soit à titre de commissaire de la LNAH ou encore en tant que député conservateur en politique fédérale.