Phil Desgagné
Le début de saison des Voyageurs a fait du bien au coeur des amateurs de sports, mais il reste encore de l'incertitude.
Le début de saison des Voyageurs a fait du bien au coeur des amateurs de sports, mais il reste encore de l'incertitude.

Le nombre de spectateurs causera problème pour les équipes sportives

CHRONIQUE / Bonne nouvelle! Avec le début de la saison des Voyageurs de Saguenay, ça donne espoir à d’autres organisations de débuter leur saison, soit en septembre ou en octobre. Je parle ici des Élites midget AAA de Jonquière, des Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ et des Marquis de Jonquière dans la LNAH.

On n’a pas beaucoup de nouvelles au niveau des dirigeants, si on excepte la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), qui a annoncé 60 parties pour la prochaine saison. J’ai bien l’impression que d’ici la fin juillet ou au début août, la Santé publique devrait donner plus de détails. Mais je pense que les résultats du déconfinement des prochaines semaines vont donner un aperçu quant à l’avenir de ces ligues. Même si ça déplaît à certains, je suis assuré que le port du couvre-visage obligatoire dans les lieux fermés et publics est un indice de ce qui pourrait être la norme dans les arénas dans les prochains mois.

D’autre part, avec la limite du nombre de spectateurs dans toutes les rencontres, c’est là que je pense que ça va se compliquer, surtout pour le circuit Courteau. Car il ne faut pas se le cacher, dans la LHJMQ, avec de telles restrictions, plusieurs marchés seront en difficultés justement à cause du nombre limité de spectateurs et aussi en raison du nombre de parties qui a été réduit de huit matchs (68 à 60). Par exemple, chez les Saguenéens, on a besoin d’un peu plus de 2500 spectateurs par rencontre pour pouvoir boucler le budget à la fin de la saison.

De plus, la cueillette de publicité dans la région va être beaucoup plus difficile en raison du contexte économique provoqué par la pandémie. D’ailleurs, l’organisation vient de faire une offre à Pierre Cardinal, un ancien cogestionnaire des Saguenéens maintenant à la retraite, pour qu’il vienne leur donner un coup de main dans les prochains mois.

Chez les Saguenéens, on se prépare comme si la saison allait débuter en septembre. D’ailleurs, leur camp d’entraînement s’amorcera le 26 août.

Toujours parlant des Sags, leur tournoi de golf aura lieu le 31 août comme par le passé, mais le coût d’inscription a diminué de près de 50 % en raison de la situation économique. Même si les profits du tournoi seront beaucoup moins grands, on veut continuer cette tradition qui connaît beaucoup de succès année après année.

Retrouvailles

Avec le déconfinement des dernières semaines, j’ai pu participer à un petit souper retrouvailles avec d’anciens collègues la semaine dernière, soit Andrée-Anne Barbeau, Michel Thiffault et Rémi Tremblay. Réunis autour d’une bonne table au restaurant Chez Georges, on a pu se remémorer de très bons souvenirs. J’ai aussi eu l’occasion de dialoguer avec mon ancien confrère Michel Thiffault avec qui j’ai fait de la radio pendant de nombreuses années. Bien entendu, on a discuté de nombreux sujets.

Avec Andrée-Anne, qui fait maintenant carrière à Montréal à Rouge FM-Energie et à RDS (Réseau des sports), on s’est rappelé ses débuts avec la diffusion de certains matchs des Saguenéens à TQS. On a aussi participé au lancement de la radio de La Baie, propriété des gens de La Baie. Participait aussi aux discussions Rémi Tremblay, caméraman à Radio-Canada qui a travaillé avec Andrée-Anne pendant de nombreuses années. Je peux vous assurer que c’était animé et rempli d’anecdotes.

J’ai aussi eu l’occasion de parler politique avec Michel Thiffault. Il ne se cache pas que c’est toute une école de faire de la politique, mais il se dit quand même heureux que la mairesse Josée Néron lui ait donné comme mandat de s’occuper de la Commission des sports et du plein air et également des équipements sportifs de Ville de Saguenay. Il s’est retrouvé avec des fonctionnaires et des bénévoles qu’il connaissait déjà avant son arrivée en politique. Donc, pour lui, ç’a été un peu plus facile de s’impliquer directement dans ce comité.

Il s’est dit satisfait des résultats après deux ans et demi en poste. Il a réussi à faire la fusion du hockey mineur et du soccer. Pour lui, la fusion du soccer s’est assez bien déroulée, mais dans le cas du hockey mineur, ç’a été tout un contrat. On connaît la rivalité qui existait entre les trois arrondissements au niveau de la compétition. Mais actuellement, la fusion dans ces deux sports donne d’excellents résultats et il s’en montre très satisfait.

Il est également fier que Saguenay pourra compter, dans les prochaines années, un soccerdôme. Pour lui, c’était une priorité pour notre région. Le seul point d’interrogation actuellement, c’est le coût. Car Ville Saguenay tient absolument à ce que le coût de réalisation ne dépasse pas les 25 millions $. Michel est assuré que ça devrait se faire dans le respect du budget de 25 millions $. Mais dans ma discussion, j’ai eu beaucoup de doute, car actuellement, il y a toujours des dépassements de coûts. On le voit régulièrement dans tous les grands projets.

Par contre, sa grande déception, c’est qu’il n’a pas encore eu le feu vert du gouvernement du Québec pour la rénovation du club de curling de Kénogami qui va fêter cette année son centième anniversaire. La Ville est prête à aller de l’avant avec ce projet. Il ne manque que l’accord de Québec. À ce sujet, Michel dit qu’il est en discussion avec le bureau de la ministre Andrée Laforest et il espère une réponse au cours des prochains mois.

Concernant son futur en politique, Michel s’est montré assez discret. J’ai également voulu lui parler du futur amphithéâtre au centre-ville de Chicoutimi et il m’a dit : «Phil, si tu veux, on ne parlera pas de ce fameux sujet. Passons à autre chose».

Je peux bien le comprendre, car l’amphithéâtre au centre-ville de Chicoutimi, j’ai bien l’impression que ce n’est pas pour demain, mais c’est un sujet, semble-t-il, assez chaud au sein des élus de Saguenay.