Vendredi dernier avait lieu le retrait du chandail #6 de Jean-Marc Richard.

Le Mondial junior, la fête du hockey

CHRONIQUE / Chaque année, à la période des Fêtes, ce qui retient l’attention des amateurs de hockey, c’est le Championnat du monde de hockey junior. Hockey Canada investit beaucoup d’énergie et d’argent pour que le pays soit bien représenté à ce championnat. Car la formation canadienne est toujours considérée parmi les favorites du tournoi. Je dirais même qu’elle est condamnée à gagner la fameuse médaille d’or. D’ailleurs, depuis quelques années, il y a plusieurs prétendants pour mettre la main sur les grands honneurs. Je dirai que si le Canada est condamné à gagner la médaille d’or, depuis quelques années, la Russie et les États-Unis sont dans la même situation.

Au Canada, on choisit presque qu’un an à l’avance les entraîneurs qui vont diriger la formation de l’Unifolié. En plus, il faut faire la demande à Hockey Canada pour faire partie de la liste des candidats qui seront considérés susceptibles de diriger la formation. À ce que je sache, l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean, par exemple, n’a jamais fait cette demande et il n’a donc jamais été choisi.

Durant la saison estivale, il y a un camp d’entraînement où on invite une quarantaine de joueurs de la Ligue canadienne de hockey (LCH). Puis, durant les mois de septembre à novembre, un dépisteur nommé par Hockey Canada suit le rendement de ces joueurs. Si bien qu’à la fin novembre, une trentaine des 40 joueurs invités doivent se présenter à un minicamp pour former l’équipe de 23 joueurs qui représentera le Canada au Mondial junior.

Cette équipe est régulièrement composée de joueurs de 18 et 19 ans et, exceptionnellement, de joueurs de 17 ans. On peut parler ici de certains jeunes prodiges comme Crosby, Lafrenière et quelques autres. Le championnat se déroule deux années sur trois au Canada, car c’est très payant pour les organisateurs de jouer ce tournoi ici, au Canada. En plus, les droits de télé appartiennent à deux réseaux canadiens, soit RDS et TSN.

J’ai eu l’occasion, en 2014, d’assister à ce championnat du monde à Malmö, en Suède. À ma grande surprise, j’ai été impressionné par le nombre de spectateurs canadiens sur place. On parlait de 50 à 60 % de la foule ! Cette année, en République tchèque, c’était le même phénomène. De plus, régulièrement, lors de ce championnat, on aménage même à l’intérieur de l’aréna un restaurant exclusivement pour les Canadiens, ainsi qu’un bar. C’est un peu ce que j’avais vu à Malmö il y a quelques années.

Même s’il a complètement délaissé le hockey depuis quelques années, Jean-Marc Richard était très heureux que les Sags lui rendent cet hommage.

Cette année, l’équipe canadienne n’était pas nécessairement la favorite de ce tournoi, car plusieurs de ses joueurs qui pouvaient y participer étaient dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Exemple : Noah Dobson, qui aurait été un élément important pour aider l’équipe canadienne à gagner cette fameuse médaille d’or.

Pour les Saguenéens et leurs partisans, deux joueurs évoluaient avec l’équipe canadienne, soit Raphaël Lavoie et Dawson Mercer, qui se joindront aux Sags au cours des prochains jours. Ces derniers avaient un rôle moins important qu’un Alexis Lafrenière, mais de revenir au Canada avec une belle médaille d’or au cou, comme l’a fait l’équipe canadienne en signant une belle victoire en finale contre la Russie dimanche, ce sera un souvenir qu’ils conserveront toute leur vie et une belle expérience également. Soulignons enfin que le natif de Chicoutimi Olivier Rodrigue était sur place comme troisième gardien, mais il n’a malheureusement pas été utilisé durant le tournoi.

Jean-Marc Richard

J’ai assisté vendredi dernier au retrait du chandail #6 de Jean-Marc Richard. Je n’avais plus revu Jean-Marc depuis qu’il avait quitté les Saguenéens il y a plusieurs années. J’ai pu discuter longuement avec lui avant la partie. Il n’a vraiment pas changé. Toujours aussi réservé et sympathique. Et même s’il a complètement délaissé le hockey depuis quelques années, il était très heureux que les Sags lui rendent cet hommage, pleinement mérité d’ailleurs. Il m’a rappelé que les discours n’étaient pas nécessairement son dada. De fait, son discours n’a duré que trois minutes durant la cérémonie. Il a tenu parole.

C’était aussi l’occasion de retrouvailles pour d’anciens joueurs des Saguenéens. Ils étaient une dizaine au total, parmi lesquels René L’Écuyer, qui nous a rappelé de bons souvenirs. Il était le joueur impliqué dans la transaction permettant d’amener Stéphane Richer à Chicoutimi. Richer appartenait à Granby. L’Écuyer ne voulait pas quitter les Sagueneéns et la direction de l’équipe avait dû le convaincre en lui donnant une certaine somme d’argent afin qu’il accepte d’aller jouer à Granby. Cela dit, ç’a été une très belle cérémonie que celle du retrait du chandail #6, tout en étant très sobre, comme le souhaitait Jean-Marc.

Sags et Marquis

Les Saguenéens ont connu un très bon week-end avec deux belles victoires. Ils sont dans la course pour demeurer premiers au classement de leur conférence, avec quatre points de priorité sur Moncton, ainsi qu’au classement général, à seulement deux petits points de Sherbrooke. Ce sera donc intéressant de surveiller cette lutte à trois entre Moncton, Chicoutimi et Sherbrooke. Une course à finir entre ces trois formations !

Un beau bravo également aux Marquis de Jonquière, qui ont bien débuté l’année 2020 avec trois points sur une possibilité de quatre, en fin de semaine, et ce, malgré l’absence de joueurs importants. La confiance était là et les résultats sont venus. La situation semble vouloir se replacer sur la bonne voie pour la formation jonquiéroise de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). Les victoires et les points au classement sont certainement le meilleur remède.