Le golf en quête de solutions

CHRONIQUE / Lundi dernier, le président du Club de golf de Chicoutimi avait convié ses membres et ses actionnaires à une soirée d’information et de discussion sur la dernière saison et le futur du club de golf. Plus d’une centaine de membres se sont déplacés pour assister à la réunion. On a fait rapidement le tour de la saison 2017, mais il a surtout été question de l’avenir.

Il ne faut pas se le cacher, partout au Québec, les clubs de golf vivent des années extrêmement difficiles. Et Chicoutimi ne fait pas bande à part. Il se ferme beaucoup de clubs de golf et la rentabilité est toujours un sujet de préoccupation au quotidien. Les dirigeants du club de Chicoutimi l’ont dit d’une façon très claire. Il faut trouver des façons d’augmenter le membership et aussi de nouvelles sources de revenus pour le club. Il est terminé le temps où on pouvait augmenter les revenus en augmentant le prix de la cotisation. Les membres sont essoufflés de voir leur cotisation augmenter d’année en année.

On a fait également le tour des raisons qui peuvent expliquer la diminution du nombre de membres année après année. Il n’y a pas si longtemps, le club de Chicoutimi pouvait compter sur plus de 400 membres. Ils étaient moins de 400 en 2017. On a vérifié auprès des gens qui ont quitté le club au cours des dernières années. Pour la majorité, c’est une question de santé ou d’âge. C’est tout à fait normal dans les circonstances. L’âge moyen des membres du club est de tout près de 65 ans. Le club a de la difficulté à recruter dans le groupe d’âge des 25 à 40 ans. On a seulement une cinquantaine de membres dans cette catégorie. Un comité a été formé pour effectuer du recrutement au sein de cette clientèle. Le club est prêt à donner des conditions tout à fait exceptionnelles pour les attirer immédiatement et bâtir une relève pour les prochaines années.

Les tournois de golf sont également en perte de vitesse après avoir longtemps été une source de revenus importante. Le nombre de parties jouées est à la baisse également. Il faut trouver de nouvelles formules pour attirer des gens au club. Il y a sûrement des façons, mais il faut les trouver.

Mais il y a aussi de bonnes nouvelles au golf et nous en avons eu un bel exemple la semaine dernière quand l’AGP du Québec a rendu hommage à Sébastien Néron en lui accordant le titre d’enseignant de l’année au Québec. Il y a deux ans, Sébastien a fondé une académie de golf au club Saguenay. Il s’est attaqué au recrutement de nouveaux membres. Il a débuté par des cliniques de golf à l’intention de la gent féminine. Une fois par semaine, il invitait des dames à suivre des cours de golf. Après les cours, ces dames pouvaient jouer neuf trous pour mettre en pratique ce qu’elles venaient d’apprendre. En plus, il y avait un petit 5 à 7 après. Tout ça pour la somme de 15 $. L’initiative a connu un succès instantané. En 2017, 157 femmes ont participé régulièrement aux activités de Sébastien. Il a attiré une moyenne de 55 golfeuses chaque semaine. Il a tenté la même chose du côté des hommes et, encore là, le succès a été instantané. Soixante-quatre hommes ont participé à ses cours, pour une moyenne de 26 par semaine. Il a fait la même chose chez les juniors, avec le même succès.

Le succès de l’académie a eu des conséquences impressionnantes et immédiates sur le nombre de parties jouées au club Saguenay. Cette année, 3162 parties de plus que l’an passé ont été jouées au club de Jonquière.

Je ne dis pas que toutes ces parties supplémentaires sont le résultat direct de l’académie, mais Sébastien est convaincu que 50 pour cent de ces parties ont été jouées par les personnes qui ont participé à ses activités. Si on transforme ces parties en dollars, ça veut dire au moins 70 000 $ de plus dans les coffres du club. C’est tout à fait exceptionnel. C’est un bel exemple de ce que peuvent faire les clubs de golf pour amener de nouveaux membres et de nouveaux dollars dans leur coffre.

Dans les prochaines semaines, j’espère que les présidents des clubs de la région vont se rencontrer pour voir s’ils peuvent s’entraider dans les opérations régulières du club et ainsi diminuer les coûts d’opération. Bonne discussion et surtout bonne réflexion. Au lieu de se faire compétition, les clubs devraient travailler pour s’entraider.

Décès de Gerry Huot

J’apprenais en fin de semaine que le légendaire Gerry Huot nous a malheureusement quittés pour un autre monde. Je l’ai bien connu comme arbitre au baseball, au hockey et à la lutte. Il a été une légende de l’arbitrage et tout le monde le connaissait. C’était tout un personnage.