La LNAH a modifié son image au fils des années, en cherchant à trouver la formule qui plaira au plus grand nombre d’amateurs. Réputée pour ses bagarres multiples et les matchs interminables, la ligue a tenté de changer la donne. Le retour des hommes forts semble être la nouvelle tendance.

La LNAH en quête d’identité

CHRONIQUE / La Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) a connu un été très mouvementé. Ç’a débuté par la démission du commissaire Richard Martel. On en connaît la raison, puisque Richard Martel est maintenant rendu député à Ottawa. Quelques semaines plus tard, il y a eu l’organisation de Trois-Rivières qui a décidé de fermer les livres. On se retrouvait donc avec seulement cinq formations et pas de commissaire. Mais à la suite de réunions entre propriétaires, ces derniers ont décidé de poursuivre l’aventure avec seulement cinq formations.

À partir de là, on était rendu à la recherche d’un nouveau commissaire. Le choix s’est arrêté sur l’ancien joueur Jean-François Plante. Celui-ci s’est rapidement mis au travail pour trouver du personnel pour l’aider à diriger la ligue. En quelques semaines, il a réussi à trouver un arbitre en chef et un préfet de discipline. Un peu plus tard, avec l’aide d’autres propriétaires, il a relancé le projet d’une équipe à Berlin, au New Hampshire. Semble-t-il qu’il a été assez convaincant puisque quelques semaines plus tard, on annonçait le retour d’une sixième formation, soit à Berlin. À cette équipe, on allait tout simplement donner le bassin de joueurs de Trois-Rivières qui avait mis fin à ses activités. Après ce retour inattendu, la ligue a immédiatement procédé au repêchage , avec quelques semaines de retard cependant. Mais la saison était quand même sauvée avec la présence de six formations. C’est d’ailleurs plus facile de faire un calendrier à six équipes plutôt qu’à cinq. Le calendrier reste le même avec 36 parties et conserve le même format pour les séries éliminatoires.

On sait que depuis plusieurs saisons, la LNAH se cherche une identité. À ses débuts, c’était un circuit avec cinq à six hommes forts par club. Mais on s’est rendu compte que ça ne plaisait qu’à un certain public. Ce qui n’est pas nécessairement idéal pour un circuit comme la LNAH. De plus, chaque fois qu’il y avait des débordements, les médias s’emparaient de ces événements pour diminuer et surtout, dénigrer le circuit. C’est alors que les propriétaires ont décidé de changer l’image de la ligue.

Mais on est passé d’un extrême à l’autre. On est passé de 10 à 12 batailles par match à une ou deux. C’est alors qu’on s’est questionné sur le statut de la ligue. Les assistances étaient à la baisse et les partisans de la ligue à ses débuts avaient tout simplement quitté les amphithéâtres. Les propriétaires avaient de la difficulté à recruter une nouvelle clientèle.

Depuis quelques semaines, on sent que chaque formation veut un peu revenir à l’ancienne, sans nécessairement y aller à fond de train. Cette saison, on retrouve trois à quatre hommes forts dans chaque équipe. Toutefois, ces nouveaux hommes forts sont des joueurs différents. Ils sont capables de jouer de façon régulière. J’ai hâte de voir la réaction du public et des partisans de la ligue de hockey senior.

Chez les Marquis, la direction de l’équipe a pris cette nouvelle tangente avec beaucoup de nouveaux jeunes joueurs et des hommes forts un peu plus robustes que par les années antérieures. J’ai hâte de voir s’ils vont réussir à rapatrier les anciens fans du circuit, surtout ceux des Marquis de Jonquière qui ont quitté l’amphithéâtre.

Je pense que la nouvelle saison donnera aux propriétaires une très bonne idée du futur du circuit. Les problèmes du circuit, ce sont aussi les propriétaires qui devront apprendre à travailler en équipe pour se donner une nouvelle image et surtout, voir à trouver une relève. Du côté des nouveaux propriétaires, on trouve que de plus en plus, on investit de l’argent et que c’est de plus en plus difficile.

Saguenéens
Les Saguenéens de Chicoutimi ont débuté leur saison régulière. L’analyse que j’en avais faite il y a deux semaines s’est avérée. Les gardiens de but ont été très bons durant le dernier week-end, mais la défensive a éprouvé beaucoup de difficultés et n’a pas été à la hauteur de la situation. Le retour de Jérémy Groleau va aider cette défensive. En attaque, les Saguenéens ont marqué plusieurs buts, mais ça, on en était convaincu. Et l’arrivée de Vladislav Kotkov va également donner aux Saguenéens un autre atout supplémentaire pour l’attaque.

Je vous laisse en terminant sur une petite pensée : quand quelqu’un n’est pas du même avis que moi — et ça m’arrive régulièrement —, je n’essaie pas nécessairement de faire avancer mon idée en tentant de ridiculiser celle des autres...