Phil Desgagné
Le gardien de but Olivier Rodrigue n’a pas le choix de poursuivre son séjour au Saguenay, lui qui ne peut retourner chez ses parents, à Bakersfield, en Californie pour l’instant.
Le gardien de but Olivier Rodrigue n’a pas le choix de poursuivre son séjour au Saguenay, lui qui ne peut retourner chez ses parents, à Bakersfield, en Californie pour l’instant.

La COVID-19 empêche Olivier Rodrigue de retourner dans sa famille

CHRONIQUE / J’ai eu l’occasion, vendredi dernier, de parler avec Olivier Rodrigue. Le jeune gardien de but venait de jouer une ronde de golf au Club Chicoutimi avec son grand-père. On sait que la saison dernière, Olivier gardait les buts des Wilcats de Moncton. Tout comme les joueurs des Saguenéens, il espérait participer à la coupe Memorial et il s’est montré très déçu de la manière dont la saison s’est terminée, car, il faut le dire, les Wildcats avaient toute une formation et je suis convaincu qu’on aurait pu assister à tout un duel entre Moncton et Chicoutimi.

Olivier est actuellement à Chicoutimi, chez sa marraine et chez son grand-père parce qu’en raison de la COVID-19, il n’a pu retourner dans sa famille qui demeure maintenant aux États-Unis. Son père Sylvain Rodrigue, son épouse et leur fils cadet Émile, résident tous depuis l’an passé à Bakersfield, en Californie. C’est l’endroit où se trouve le club-école des Oilers d’Edmonton et on sait que Sylvain est l’instructeur des gardiens de but de cette organisation. Il est donc installé dans cette ville depuis deux ans.

Dans le cas d’Olivier, il a téléphoné aux douanes américaines à quelques reprises et on lui a refusé le droit de rejoindre sa famille à Bakersfield. Il me racontait qu’il avait hâte de retrouver sa mère et surtout son jeune frère qui vient d’être repêché par l’organisation des Saguenéens de Chicoutimi.

En attendant, Olivier s’entraîne donc à Chicoutimi en vue de la prochaine saison, mais il ne sait pas du tout ce qui l’attend. Il ne voudrait pas retourner dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), lui qui vient d’y terminer une quatrième saison. Après avoir joué trois ans avec les Voltigeurs de Drummondville et la dernière saison avec les Wildcats de Moncton, le portier qui aura bientôt 20 ans veut passer à autre chose. Mais présentement, il ne connaît pas les plans de l’organisation des Oilers d’Edmonton, même si l’an passé, on lui avait parlé de la Ligue américaine. Pour l’instant, pas de détails de l’organisation.

Il pourrait même regarder la possibilité d’aller jouer en Europe où les activités de hockey vont reprendre en septembre prochain. Mais pour lui, la priorité serait le club affilié des Oilers à Bakersfield, dans la Ligue américaine. D’autant plus qu’il pourrait retrouver sa famille qui y est installée.

Mario Bazinet et Granby

Toujours parlant de hockey, l’ancien instructeur des Saguenéens, Mario Bazinet, qui a quitté le hockey depuis plusieurs années déjà et qui est actuellement responsable des spectacles au Casino de Montréal, voudrait effectuer un retour au hockey, mais cette fois-ci comme propriétaire.

Ancien entraîneur des Saguenéens de Chicoutimi, le coloré Mario Bazinet a tenté de renouer avec le hockey récemment en tentant de faire l’acquisition des Inouk junior AAA de Granby en compagnie de deux autres partenaires d’affaires. Il n’est toutefois pas parvenu à s’entendre avec les propriétaires actuels.

Il a négocié avec les propriétaires des Inouk de Granby dans la Ligue junior AAA (LHJAAAQ) et, après quelques jours de discussions, ils n’ont pas été capables de s’entendre sur le prix à payer pour l’équipe. Mario a donc abandonné le projet. Ça faisait au moins 30 ans que Mario n’avait pas fait de hockey au niveau provincial, soit depuis les années 1980-89, alors qu’il a dirigé les équipes de Trois-Rivières, Longueuil, Granby, Saint-Jean et les Saguenéens de Chicoutimi.

Je peux vous dire qu’il donnait tout un spectacle derrière le banc de son club. D’ailleurs, tout le monde se rappelle très très bien de Mario Bazinet.

Jocelyn Thibault

Grosse surprise dans le junior majeur, alors que le DG du Phoenix de Sherbrooke, Jocelyn Thibault, a décidé de démissionner de ses fonctions pour demeurer vice-président hockey et actionnaire de l’équipe. C’est assez surprenant comme décision, car l’an passé, son club, qui était l’un des meilleurs du circuit Courteau, a connu une saison tout à fait exceptionnelle. De plus, il vient de remporter le titre de DG de l’année.

Ce qui me surprend un peu dans cette décision, c’est que son club est considéré, encore cette année, comme l’un des aspirants sérieux aux grands honneurs de la LHJMQ. Est-ce que Jocelyn aspire à aller chez les professionnels ? Je dirais que ça ressemble un peu à ça.

Dans une entrevue à La Tribune de Sherbrooke, le journal de l’endroit, à la question « Que répondriez-vous si le Canadien de Montréal vous faisait une offre pour se joindre à l’organisation ? », il a rétorqué qu’il écouterait attentivement l’offre que le Canadien pourrait lui faire. Donc, on peut penser que Jocelyn regarde probablement ailleurs.

Repêchage européen

Lors du repêchage de la LHJMQ, j’ai eu l’occasion de discuter avec Yanick Jean de la prochaine saison, et surtout des prochains jours, puisque ce sera le repêchage européen. Les Saguenéens n’auront qu’un choix cette année parce que l’an passé, ils avaient déjà deux Européens dans l’équipe.

Yanick Jean a déjà décidé que ce serait un attaquant et que ce dernier sera en mesure de jouer dans le top-6 de ses meilleurs attaquants. Il est déjà en discussion avec les agents qui pourraient, bien entendu, l’aider à amener ce joueur à Saguenay.

Dans les dernières années, on a été gâtés avec les Européens avec la présence de Kotkov et de Kniazev.