L’arbitre natif d’Albanel, Justin St-Pierre (à droite) a officié son 1000e match dans la Ligue nationale de hockey et une cérémonie a été tenue, jeudi dernier, au Centre Bell pour souligner l’exploit. Ses proches, dont sa fille, étaient présents pour l’occasion.

Justin St-Pierre: un exploit dignement souligné

CHRONIQUE / Au cours des derniers jours, on a parlé plus de Justin St-Pierre que pendant toute sa carrière d’arbitre dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Jeudi dernier, on a souligné de façon particulière son passage dans la LNH, alors qu’il a officié son 1000e match dans la ligue, et ce, en 16 saisons. C’est un exploit tout à fait remarquable ! En plus, cette saison, Justin a été sélectionné pour être l’arbitre du Match des Étoiles de la LNH. Deux faits d’armes qui ont certainement marqué sa carrière.

Ce n’est pas un hasard qu’il était au Centre Bell, jeudi soir, pour ce 1000e match. Il a choisi lui-même l’endroit pour ce moment fort. On peut le comprendre : il est un Québécois et en plus, ça permettait à de nombreux proches de se déplacer pour être avec lui et souligner ce grand moment de sa carrière.

La vie d’un arbitre dans la LNH n’est pas très facile, tant sur le plan personnel que familial. Il doit, selon son contrat, officier 80 parties par année, mais jamais à domicile. Il est donc toujours sur la route. Exemple, Justin a son domicile, mais on pourrait plus parler d’un pied-à-terre, à Columbus. Le natif d’Albanel est donc appelé à arbitrer plus au centre des États-Unis ainsi que dans l’Ouest américain et canadien. C’est pourquoi vous aurez remarqué qu’on ne le voit pas souvent au Centre Bell.

De plus, Justin voyage toujours seul. Il doit s’entraîner à différents endroits et pas toujours dans des conditions idéales. Il vit dans des hôtels et des aéroports, et ce n’est pas nécessairement la vie de jet-set. Pour faire ce travail, ça prend une discipline de tous les instants, d’autant plus qu’il doit aussi composer avec le diabète de type 1 depuis son enfance. D’ailleurs, il faut avoir une condition physique exceptionnelle, car il est sur la glace pendant 60 minutes. Et dans son cas, on parle de 1000 matchs officiés ! Peu de joueurs ont atteint ce chiffre magique dans la LNH.

Souvent, je me fais poser la question à savoir combien gagne un arbitre dans la LNH. Je ne connais pas tous les détails, mais ça n’a aucune mesure avec ce que gagnent les joueurs. Je crois que le salaire de base tourne autour de 225 000 $ par année et ce sera davantage en tenant compte des années d’ancienneté. Vous me direz que c’est quand même bien payé, mais n’oubliez pas que le salaire de base d’un joueur dans la LNH est de 750 000 $ par année, pour un joueur de quatrième trio qui évolue à peine 10 minutes par rencontre.

Je voyais cette semaine que Justin voulait officier pendant encore trois ou quatre saisons, dépendamment, bien sûr, de sa condition physique. Je souhaite à Justin, pour couronner cette année de rêve, d’aller le plus loin possible en séries de fin de saison, car ce sont les superviseurs de la LNH qui choisissent qui va arbitrer durant les séries. Espérons que Justin puisse peut-être se rendre jusqu’à la grande finale de la Coupe Stanley. C’est le rêve de tous les joueurs, mais aussi celui des arbitres. Donc, bravo Justin pour cette belle carrière !

D’autre part, pour votre information, soulignons que 33 % des arbitres et des juges de lignes qui évoluent dans la LNH sont passés par la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le circuit Courteau est aux arbitres ce qu’il est aux joueurs de hockey : une école pour atteindre le but ultime, la Ligue nationale de hockey.

La guigne des Sags

C’est vraiment le mauvais sort qui frappe Yanick Jean et les Saguenéens. Avant le match de dimanche, il manquait huit joueurs dans l’alignement. En fait, depuis que Yanick Jean a terminé son magasinage de la période des Fêtes, il n’a jamais été en mesure de diriger une seule rencontre avec une équipe complète, celle qu’il a préparée pour la Coupe du Président.

Jeudi dernier, contre les Wildcats de Moncton, j’ai aimé l’attitude des joueurs. Mais il faut être réaliste : l’équipe actuelle ne pouvait rivaliser avec la formation de Moncton. Espérons que Yanick pourra, avant la fin de la saison régulière, retrouver une équipe en santé et, surtout, aller le plus loin possible dans les séries en fin de saison.

Curling à La Baie

Je voudrais vous parler cette semaine d’un autre tournoi de curling qui aura lieu au club Port-Alfred. J’ai parlé avec les organisateurs de cet événement et ils attendent près de 200 curleurs. Ils étaient également heureux de m’annoncer que la pharmacienne Josée Maltais, propriétaire de deux pharmacies Uniprix à La Baie, agira comme commanditaires de l’événement. Mme Maltais me déclarait qu’elle voulait s’impliquer dans son milieu et participer aux événements de La Baie.