Alex Ovechkin et Nicklas Backstrom, des Capitals de Washington, portent la coupe Stanley à la sortie de l’avion, à l’aéroport international Dulles, à Sterling, en Virginie, au lendemain de leur victoire face au Golden Knights de Las Vegas.

Heureusement, le conte de fées a pris fin

La logique a été respectée, et c’est tant mieux ! Les Capitals de Washington ont remporté la fameuse Coupe Stanley, et ce, en cinq parties. Y avez-vous pensé ? S’il avait fallu que les Golden Knights de Las Vegas, une équipe d’expansion à sa première saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH), gagnent l’emblématique trophée, ça aurait tout chambardé dans le circuit Bettman et plus rien ne tenait.

Imaginez : une équipe sans joueur étoile, sans choix de repêchage, composée de joueurs laissés de côté lors du repêchage de la LNH l’an passé. Ces mêmes joueurs auraient remporté le championnat de la coupe Stanley ? C’est presque impensable !

Les propriétaires auraient certainement été très heureux, car ils auraient pu dire à leurs directeurs généraux qu’on peut gagner sans nécessairement avoir de joueurs vedettes et sans aucun salaire faramineux. Les joueurs, eux, auraient alors perdu beaucoup de pouvoir de négociation. Mais ce n’est pas arrivé.

Il faut cependant rendre hommage à Gerard Gallant et à son équipe d’instructeurs de Las Vegas qui ont démontré qu’avec un très bon système et surtout une très bonne préparation, une équipe ordinaire peut faire un bon bout de chemin en séries de fin de saison.

Parlons maintenant des champions de la Coupe Stanley, les Capitals de Washington. C’est une équipe qui était à maturité, avec un grand leader, Alex Ovechkin. Ce dernier sera enfin reconnu comme un gagnant, lui qui n’avait jamais remporté la fameuse Coupe Stanley. D’ailleurs, on le lui reprochait régulièrement.

C’était cependant une équipe composée de quatre trios qui ont fait un travail exceptionnel ; un gardien, Braden Holtby qui, en début de séries éliminatoires, n’était même pas partant pour cette formation. Mais rapidement, Barry Trotz a effectué le changement et son gardien a effectué un travail colossal, ce qui est nécessaire en série finale de la Coupe Stanley.

Dans la bonne chaise
D’ailleurs, lorsqu’on regarde de près cette équipe, à l’inverse de celle de Las Vegas, celle de Washington est remplie de talents. Au début de leur carrière, ces hockeyeurs devaient devenir, en majorité, des joueurs vedettes, car parmi les 19 joueurs en uniforme, 12 ont été des choix de premier tour au repêchage de la LNH, et deux autres sont des choix de deuxième tour. Comme on peut le constater, le talent était vraiment du côté des Capitals de Washington, même si plusieurs de ces joueurs sont parvenus aux Capitals par une série de transactions. Ces nombreux premiers choix n’ont peut-être pas eu de très bonnes performances avec leurs anciennes équipes, mais à Washington, ils se sont retrouvés sur la bonne chaise et ils ont bien performé, comme il se doit. Ç’a donné des séries de fin de saison tout à fait exceptionnelle pour cette formation. En voici deux beaux exemples : Lars Eller et Devante Smith-Pelly, sont deux anciens du Canadien de Montréal, mais à Washington, on leur a donné le rôle qui leur convenait. Je ne veux pas blâmer nécessairement le Canadien d’avoir échangé ces joueurs-là, mais avec le CH, ils n’avaient pas le bon rôle.

En terminant, avec cette finale, c’était beau de voir Martin Pouliot, dépisteur depuis 21 ans pour les Capitals de Washington, transporter à bout de bras la fameuse Coupe Stanley. Espérons qu’un jour, il pourra faire la même chose, mais cette fois-ci avec les Voyageurs de Saguenay et remporter enfin ce championnat de baseball de la Ligue junior Élite du Québec.

Et le golf
Un petit mot sur le golf qui est très bien lancé malgré la température plus qu’ordinaire. En ce début de saison, je voudrais souligner un événement tout à fait exceptionnel réalisé par le comité de tournoi du Club de golf Saguenay Arvida. Lors de son tournoi d’ouverture, le comité a attiré plus de 300 joueurs. Un exploit remarquable, car dans les dernières années, les organisateurs de tournois ont trouvé ça difficile. La participation est beaucoup moins importante que par les années antérieures. Avec 300 joueurs, ça mérite d’être souligné.

Parlant de tournois, Martine Mercier m’a fait remarquer qu’un tournoi organisé au Club Port-Alfred, à La Baie, la semaine dernière, au profit de la Fondation Jean-Allard, avait permis d’amasser la somme de 18 500 $.

Bravo aux organisateurs !

Marc Denis
Un petit fait qui est passé presque inaperçu : le fils de Marc Denis, Thomas (midget Espoir/Dynamiques C.C.L.) a été repêché en 12e ronde (201e choix) par les Foreurs de Val-d’Or. La question qu’on se pose : est-ce que Marc assistera au camp d’entraînement des Foreurs ou à celui des Saguenéens de Chicoutimi ?