Laval Ménard

François Gravel, une grande perte pour le hockey

CHRONIQUE / Demain, ce sera le premier août et malgré les températures exceptionnelles, ça sent le hockey à plein nez. Les membres de l’organisation des Saguenéens sont tous de retour au travail, autant du côté administratif que chez les hommes de hockey. L’Académie a commencé ses activités lundi et bien sûr, les Marquis, de la Ligue nord-américaine, font parler d’eux cette semaine.

Ce qui a toutefois retenu l’attention sur la scène du hockey, c’est le décès de l’ancien joueur des Saguenéens, François Gravel. Un décès inattendu qui a secoué tous ceux qui le connaissaient bien. François a marqué l’histoire du hockey régional avec les Saguenéens de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, et les Monarques de Saint-Ambroise, dans le hockey régional. J’ai connu François surtout au niveau de la glace. Je l’ai arbitré pendant deux saisons. Il était un marqueur tout à fait exceptionnel et un gentleman dans sa manière d’agir sur la patinoire, que ce soit avec ses adversaires ou les officiels. C’était également un très grand leader, surtout avec les Monarques. On se rappelle que comme joueur de 20 ans, il a marqué au-delà de 100 buts.

Lors de ma visite au salon funéraire vendredi dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer Laval Ménard, qui était l’entraîneur des Monarques. Il me rappelait qu’il avait tout remporté avec François Gravel comme son grand meneur. Les Monarques avaient même battu en grande finale la formation dirigée par Germain Munger, qui était à ce qu’on m’a dit l’équipe de l’heure, en plus d’être dirigée par l’entraîneur par excellence au niveau régional.

J’ai également eu l’occasion vendredi dernier de renouer avec Louis Lavoie, un ancien joueur des Saguenéens, un défenseur exceptionnel également. Il est le beau-frère de François. Il me racontait comment ce décès faisait mal à toute la famille. François venait tout juste de prendre sa retraite à 57 ans. D’ailleurs, pas plus tard que le 14 juillet, ses amis lui avaient organisé une fête pour souligner l’événement. Dix jours plus tard, le destin en a décidé autrement.

Ce soir-là au salon funéraire, le monde du hockey était réuni pour rendre hommage à François et surtout pour supporter son épouse Christine et ses filles Valérie et Mélanie, ainsi que toute la famille Gravel et Lavoie.

J’ai aussi rencontré Ghislain Vigneault, l’ancien entraîneur des Élites de Jonquière, tout comme l’abbé André Bouchard, qui a longtemps été le grand manitou des Marquis de la ligue junior régionale. Malgré ses 83 ans bien sonnés, il est encore en grande forme. Son seul problème, ce sont ses genoux, mais comme il me l’a humoristiquement rappelé, un prêtre, c’est souvent à genou. L’organisation des Saguenéens était également représentée par Rénald Nepton et Joris Côté, eux qui se rappelaient d’excellents souvenirs de François Gravel. François, tu peux maintenant reposer en paix.

Encore dans le hockey, en fin de semaine, j’ai rencontré Carl Bouchard, le responsable de la Centrale de recrutement de la LHJMQ. Il a passé la dernière semaine à Calgary, où se tenait notamment le camp de l’équipe canadienne des moins de 17 ans. Une centaine de joueurs de partout au pays avaient été invités, dont 24 qui provenaient du Québec. Parmi ce groupe, il y avait deux joueurs des Sags, le premier choix au dernier repêchage Hendrix Lapierre et le défenseur Loris Rafanomezantsoa. Selon lui, Lapierre a volé la vedette et il était le meilleur joueur sur la patinoire avec une longueur d’avance. Carl me disait qu’il l’avait impressionné, même s’il l’avait vu en action toute la dernière saison, dans la Ligue de hockey midget AAA. Les recruteurs de la Ligue nationale ont également été très impressionnés par ses performances. C’est un peu la même chose pour le défenseur des Saguenéens qui évoluait l’an dernier dans le midget espoir. Très peu de joueurs de ce calibre sont retenus pour ce camp, alors que normalement, les joueurs invités sont passés par le midget AAA. Rafanomezantsoa a causé une belle surprise.

Toujours lors de ma conversation avec Carl, Rénald Nepton, qui était également présent, me racontait que lors de la dernière saison, il avait parcouru entre 15 000 et 20 000 kilomètres de l’Ontario jusqu’à Halifax afin de voir les meilleurs espoirs. C’était un repêchage très important pour les Saguenéens. Neppy me disait également qu’il avait bien hâte au prochain camp de l’équipe afin de voir tous ces espoirs sur la glace, en espérant quelques surprises.

En terminant, toujours dans le hockey, c’est le 4 août que se déroulera le repêchage universel de la Ligue nord-américaine. Les Marquis sont très choyés avec trois choix dès la première ronde. L’organisation jonquiéroise a ajouté Doug Archibald à son personnel hockey en vue de la prochaine saison, lui qui se joint à Marc Boivin et Lucien Paquette. C’est un ajout important pour les Marquis. De plus en plus, s’occuper d’une formation de la LNAH demande énormément de temps.