Modèle inspirant pour les jeunes sportifs, François Gagnon (à gauche) est certes une belle acquisition au sein de l’organisation des Élites de Jonquière midget AAA. François est ici accompagné de Michel Simard, président des Élites, et de Steve Thériault, entraîneur-chef de l’équipe.

François Gagnon, un courage inspirant

CHRONIQUE / Je vous avais promis de vous reparler du tournoi de golf des Élites midget AAA qui se déroulait au Club Saguenay Arvida, mercredi dernier. Nous étions près de 150 golfeurs pour cette journée. Il faut dire que le succès d’un tournoi de golf passe souvent par la météo. Nous avions beaucoup de doutes au départ, mais à part une averse en fin de journée, nous nous sommes bien débrouillés et la journée s’est quand même bien déroulée. D’ailleurs, j’ai apprécié la rapidité avec laquelle s’est déroulée ce fameux tournoi. Nous avons joué notre ronde en moins de cinq heures, ce qui est un exploit en soi.

J’avais aussi hâte de savoir avec qui l’organisation m’avait jumelé. J’étais accompagné de mon compagnon de golf de presque tous les jours, Serge Émond, de Mathieu Simard, l’ancien des Élites de Jonquière et des Foreurs de Val-d’Or, et de François Gagnon, un autre ancien des Élites, des Cataractes de Shawinigan et des Foreurs de Val-d’Or. Gagnon a également évolué pour les Marquis de Jonquière dans la Ligue nord-américaine de hockey.

À part ses statistiques de hockey, je connaissais très peu François. J’en avais appris un peu plus à son sujet au cours des dernières semaines par l’entremise des reportages sur ce qui lui était arrivé. En décembre dernier, il a été frappé par la bactérie mangeuse de chair. François a dû être amputé au pied gauche et d’une partie du pied droit. J’ai été heureux de jouer avec lui, car ça m’a permis de le connaître un peu plus.

Dans les reportages, on a pu constater qu’il affrontait cette épreuve avec beaucoup de dignité et de courage. Dès notre première poignée de main, j’ai vu un gars solide. Il avait un très beau sourire et semblait heureux de participer à l’événement. D’ailleurs, François travaille actuellement avec Steve Thériault et l’ensemble de l’organisation des Élites de Jonquière.

Je dois avouer que j’avais un peu de difficulté à lui parler de ce qui lui était arrivé en décembre dernier. Mais durant les 18 trous joués sous la formule quatre balles meilleure balle, on a eu bien plus l’occasion de parler de sa nouvelle vie. J’ai été très impressionné par son attitude. Jamais durant la journée il ne s’est plaint de son état actuel. Il a davantage parlé de son futur avec sa famille, de son travail chez Rio Tinto et de sa passion pour le hockey avec les Élites de Jonquière.

Impressionnant
Vous allez me demander comment il s’est débrouillé au golf ? Eh bien, ce fut assez impressionnant. Il a eu un début assez difficile, mais il ne faut pas oublier que ce n’était que la deuxième fois qu’il reprenait ses bâtons de golf après plusieurs mois de convalescence. Sur plusieurs trous, il nous a aidés à sortir de la misère.

En fait, j’ai passé une journée tout simplement magnifique en compagnie de François. Je ne lui ai pas dit, mais aujourd’hui, je profite de cette tribune pour le féliciter. Bravo François ! Tu m’as donné une belle leçon de vie ! Souvent, on se plaint pour des peccadilles ou de petits événements qui surviennent dans nos vies. Mais jamais durant la journée tu ne t’es plaint de ton sort. Pour moi, François, tu es un être tout à fait extraordinaire ! Et je le répète, ç’a été une journée fantastique et j’ai apprécié ta compagnie tout au long de cette ronde de golf.

Parlons maintenant des Élites et des résultats de leur tournoi. Ils ont amassé 15 000 $. Durant la soirée, lors de l’encan que j’ai eu l’occasion d’animer, des chandails de deux anciens joueurs des Élites ont été mis aux enchères, soit ceux de Yanni Gourde de Tampa Bay et de Samuel Girard du Colorado, ainsi que celui de Phillip Danault du Canadien de Montréal. La vente à l’encan de ces trois chandails a rapporté la somme de 1500 $ à l’organisation des Élites de Jonquière.

Les Marquis
Au cours de ce tournoi, j’ai également rencontré Doug Archibald et le DG des Marquis de Jonquière, Marc Boivin. Doug semblait heureux d’être de retour avec l’équipe. Il m’a parlé de ses jeunes joueurs et surtout, du physique imposant des nouveaux qui vont se greffer à l’équipe.

Doug semble dire que l’organisation des Marquis était heureuse de ce qui s’est passé dernièrement et on s’attend à une très bonne saison, et surtout, à beaucoup plus d’action sur la glace du Palais des sports de Jonquière.