Éric Fichaud

Éric Fichaud accueilli avec classe

CHRONIQUE / Belle cérémonie, faite avec classe, que celle organisée samedi dernier par les Saguenéens de Chicoutimi pour le retrait du chandail d’Éric Fichaud. Avoir invité d’anciens coéquipiers était une excellente idée. Il faisait bon de revoir plusieurs de ces anciens joueurs qui ont marqué l’histoire des Saguenéens. Ils ont pris de l’âge et certains ont pris quelques livres de plus, mais ils étaient tous heureux d’être là et surtout, de se rappeler de bons souvenirs. J’ai bien aimé également voir, à la fin de la présentation, la haie d’honneur formée par les joueurs des Sags de l’édition actuelle lorsque les invités ont quitté la patinoire.

Une chose qui m’a intrigué, c’est l’interprétation de l’hymne national dans les deux langues. Je peux comprendre que ce soit le cas quand une équipe des Maritimes est sur la glace du centre Vézina, mais quand il y a deux équipes du Québec, je crois qu’il est de mise que l’Ô Canada soit chanté en français. Cela dit, je ne veux pas faire un drame avec ça. Autre petit hic, la direction de l’équipe s’est montrée un peu déçue de l’assistance de 2400 spectateurs.

Durant la rencontre, j’ai eu l’occasion de parler avec quelques anciens joueurs des Sags. La majorité joue encore dans des ligues de garage pour s’amuser et ils ont encore la passion du hockey. Seul Michel Saint-Jacques m’a dit qu’il avait quitté le hockey depuis plusieurs années, et donc, qu’il ne chausse même plus les patins.

Relève bien présente

Sur la glace, les Saguenéens ont offert tout un spectacle, lors de cette rencontre. On sent que le départ de plusieurs vétérans a permis à certains jeunes joueurs de l’organisation de prendre plus de place sur la glace. J’ai surtout remarqué le #88, Samuel Houde, qui commence à donner ce que tout le monde s’attendait de lui. Un choix de première ronde.

Même chose également pour le grand #77, Jérémy Groleau, qui est maintenant le leader de cette jeune défensive. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer son paternel qui est lui-même un ancien de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et il me disait que c’était le temps, car c’est l’année de repêchage de fiston. Il devra démontrer beaucoup de choses pour impressionner les dépisteurs, d’autant plus qu’il en est à sa troisième saison. Comme disait son père, c’est le temps ou jamais de démontrer ce qu’il peut faire.

Il y a aussi le #7 Jérémy Diotte que Yanick Jean a obtenu dans une transaction avec Rouyn-Noranda qui commence à donner ce que les Saguenéens s’attendent de lui. Il transporte très très bien la rondelle et il va devenir un rouage important pour la formation dans les prochaines années. Devant le filet, Alexis Shank a encore une fois été brillant. Malheureusement, il a perdu son jeu blanc avec quelques secondes à faire en troisième période. Je trouve qu’il ressemble beaucoup à Julio Billia de par sa stature et son style, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise comparaison.

Recrutement

Lors de cette partie, j’ai également eu l’occasion d’aller discuter recrutement avec Rénald Nepton, directeur des opérations hockey. La semaine dernière, il était d’ailleurs à Halifax pour voir tous les jeunes joueurs d’âge midget des Maritimes. Dans les prochaines semaines, il va surtout se consacrer à surveiller ce qui se passe avec la Ligue midget AAA du Québec, car il est assuré que les Saguenéens auront au moins deux premiers choix dans les dix premières positions au prochain repêchage de la LHJMQ et on sait que l’avenir des Saguenéens passe par le repêchage.

Parlant du midget AAA, j’ai eu l’occasion de rencontrer, la semaine dernière, Daniel Nepton, le DG des Élites de Jonquière. Ce dernier était très déçu que les Saguenéens et les Cataractes leur aient retiré leurs deux meilleurs attaquants, Charles Tremblay et Mathieu Boulianne. Rappelons qu’avec ces deux attaquants dans leur alignement, les Élites ont remporté le fameux Défi midget AAA de Gatineau. Tous les espoirs étaient permis pour terminer la saison avec succès. Mais il ne faut pas oublier que la ligue midget AAA est une ligue de développement. N’empêche que, de temps à autre, les dirigeants aiment bien aller gagner quelques parties en séries éliminatoires. C’est du bonbon pour les bénévoles qui mettent beaucoup de temps et d’énergie pour avoir d’excellents résultats. Puis hop ! La LHJMQ rappelle ces deux joueurs et tout est à recommencer. On peut comprendre la déception des dirigeants, même s’ils sont conscients que le développement des jeunes passe en premier.

À la décharge de la LHJMQ, ce ne sont pas les seuls dans cette situation. Vous n’avez qu’à demander aux Cataractes de Shawinigan ce qui arrive avec des joueurs de première classe qui quittent. Au cours des deux dernières années, ils ont perdu Samuel Girard et Anthony Beauvillier. Ces derniers évoluent dans la Ligue nationale de hockey alors qu’ils pourraient aider les Cataractes. C’est ça le hockey de développement.

Enfin, la LHJMQ parle souvent aux organisations pour discuter de marketing et de mise en marché. La semaine dernière, on apprenait que les Saguenéens avaient la meilleure augmentation de tout le circuit. Cette année, Serge Proulx, le responsable du marketing au 2e étage, avait prévu le coup. Même si on a une équipe en bas de classement, les Saguenéens sont obligés de mettre beaucoup plus d’emphase sur les promotions. Et ça paraît aux guichets, car l’augmentation était toujours là. En début de saison, ç’a été quand même assez bien, mais en deuxième moitié de saison, ce sera beaucoup plus difficile, comme l’a anticipé l’organisation des Sags. Les promotions donnent d’excellents résultats sur la glace.