Phil Desgagné
Le Quotidien
Phil Desgagné
Claude Julien ne devrait pas négliger le stress généré par le poste d’entraîneur-chef du Canadien, surtout après ses récents ennuis de santé.
Claude Julien ne devrait pas négliger le stress généré par le poste d’entraîneur-chef du Canadien, surtout après ses récents ennuis de santé.

Des moments magiques et des occasions à saisir

CHRONIQUE / La semaine dernière, je vous parlais du premier trou d’un coup réalisé par Serge Émond, mais cette semaine, je vais vous parler de celui réalisé par Claude Lessard. Samedi dernier, il a réussi, au Club de golf Chicoutimi, son 9e trou d’un coup en carrière ! Vous avez bien lu, son 9e en carrière !

Concernant le trou d’un coup, j’ai reçu beaucoup de commentaires, mais un en particulier a retenu mon attention. C’est celui de Patrice Tremblay, l’ancien joueur vedette des Saguenéens, qui demeure maintenant en Colombie-Britannique.

Il m’a mentionné qu’il comptait lui aussi un trou d’un coup à sa fiche, mais il m’a surtout parlé de sa conjointe native de Jonquière, Sandra Turbide, professionnelle de golf, qui a réussi en mai dernier son 7e trou d’un coup en carrière ! Comme le prouvent Claude Lessard et Sandra, ça prend beaucoup de talent pour réussir de tels exploits, mais aussi un peu de chance.

D’autre part, Patrice me soulignait également que le golf connaît un essor tout à fait fantastique dans l’Ouest canadien, comme un peu partout au pays et au Québec d’ailleurs.

Pour apprécier le golf

Toujours parlant de golf, j’ai pu lire récemment un résumé de ce que l’ami Gilles Pelo avait lu dans une revue de golf où l’on dit que le golf est un sport difficile que l’on doit tout de même apprécier. Remarquez bien que ce n’est pas moi qui vous donne ces conseils. Je vous les partage et j’essaie juste de les appliquer. Le premier conseil : prendre plaisir à jouer une ronde de golf sans se prendre très au sérieux. Le deuxième : chaque coup est un nouveau coup. Donc, il ne faut plus penser au coup précédent. Il faut penser positivement et ne pas penser qu’on ne peut pas jouer de mauvais coups. Le troisième : apprécier le décor, le terrain ainsi que les beaux coups réalisés par les partenaires. Le quatrième : visualiser le prochain coup que vous allez réussir. Le cinquième : se créer une routine et ne pas rester trop longtemps sur votre balle. Le sixième : votre mental pourrait être votre meilleur allié ou votre pire ennemi. Et enfin, le septième : n’essayez pas de jouer comme des professionnels ; choisissez les bons jalons, laissez votre orgueil dans votre voiture et allez vous amuser sur le terrain de golf !

Le stress magane

Cette semaine, j’ai écouté le point de presse de Claude Julien. Il semblait en pleine forme. On sait que l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal s’est fait poser un stent à la suite de son problème cardiaque. Il s’est dit prêt à reprendre son poste derrière le banc du Tricolore pour la prochaine saison.

J’ai un peu de doute là-dessus. Car moi aussi j’ai eu un stent. La même opération, il y a une dizaine d’années. J’ai repris mes activités quand même de façon régulière et je profite au maximum de ma retraite. Mais sans vouloir donner de conseils à Claude Julien, quand on a un stent, j’ai l’impression que c’est plus difficile de prendre le stress. Et s’il y a un job au Québec où il y a une tonne de stress, c’est bien celui d’instructeur-chef du Canadien. Je ne dis pas à Claude de démissionner, mais bien d’être prudent, car le stress, ça nous rattrape toujours.

Aréna sans parents?

Au cours des derniers jours, la Ville de Gatineau a passé un règlement qui fait en sorte qu’il n’y aura aucun parent dans les amphithéâtres pour y voir évoluer leurs enfants au hockey mineur.

À cause de la pandémie, j’ai beaucoup de difficulté à suivre tout le monde dans le domaine du hockey ces temps-ci, surtout Hockey Québec. À Gatineau, personne dans les arénas ; dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, ça va jouer à huis clos ; la Ligue midget AAA aura droit à 250 spectateurs, mais se retrouve sur pause jusqu’au 15 septembre et ici, au Saguenay, on vient de permettre aux adultes de jouer à 5 contre 5 avec un maximum de 11 joueurs par équipe. Ils pourront aussi prendre leur douche...

J’ai hâte de voir comment, ici au Saguenay, on va gérer la présence d’un seul parent lors des rencontres du hockey mineur. En plus, tous devront remplir un formulaire à l’entrée de l’aréna. Tout un casse-tête !

Ça aurait peut-être été le bon moment pour essayer la formule sans parent dans l’aréna. On aurait pu voir le comportement des jeunes quand il n’y a pas de parents présents.

Ça fait longtemps qu’on parle de cette possibilité. Je pense qu’on rate une belle occasion de tester cette formule et de voir la réaction des parents et des enfants. Avec la possibilité, bien entendu, de se réajuster après la pandémie !