Des années difficiles sur les verts

CHRONIQUE / Tout le monde sait très bien que le golf vit des années difficiles. Selon les statistiques, il se joue 25 pour cent de moins de parties au Canada depuis 2004. D’ailleurs, dans les dernières années, il s’est fermé beaucoup plus de terrains de golf qu’il ne s’en est ouvert.

La rentabilité est d’ailleurs le mot clé pour tous les clubs de golf. Demandez aux clubs de la région ce qu’ils vivent. Quand les administrateurs réussissent à boucler leur budget, c’est déjà un exploit en soi. Pourquoi le golf est-il en perte de vitesse ? Il y a plusieurs raisons. La première, c’est que la clientèle du golf est vieillissante et la relève n’est pas nécessairement au rendez-vous dans le groupe des 25 à 40 ans. Ces derniers sont beaucoup plus occupés à consacrer du temps à leur famille et à pratiquer un sport ou une activité familiale. Ce n’est pas le cas du golf.

C’est fini le temps où monsieur allait jouer au golf le samedi et le dimanche matin pendant que madame restait à la maison pour s’occuper des enfants. Maintenant, les nouveaux couples veulent s’occuper à deux de la famille et c’est un peu pourquoi le golf doit trouver une solution pour attirer ces familles à leur club respectif.

Un autre point d’interrogation : les couples veulent maintenant pratiquer le golf ensemble, mais le prix dérange beaucoup. C’est pourquoi les clubs devront très bientôt penser à offrir une catégorie pour les couples qui tiendra compte du tarif offert à cette clientèle.

Autres tarifs à réviser

D’autre part, beaucoup de dames pratiquent ce sport dans les dernières années. On doit trouver une façon pour qu’elles soient de plus en plus impliquées au sein des conseils d’administration. Je suis convaincu qu’elles amèneraient de nouvelles idées et de nouvelles façons d’administrer les clubs. Le sport-études dans les écoles est l’un des autres points que les clubs devront travailler. Oui, ça existe déjà, mais il faudrait investir dans le sport et aider les commissions scolaires à simplifier le travail avec ces jeunes. Le temps de jeu constitue également un problème majeur pour plusieurs. Les clubs ont tenté différentes formules, par exemple en faisant jouer des 14 trous ou même des 9 trous, mais ça n’a pas connu un très grand succès.

Un autre point d’interrogation pour les dirigeants des clubs : ils devront regarder les tarifs pour les retraité (e) s, ceux et celles qui ne voient pas nécessairement leur pension augmenter au même rythme que les clubs haussent leurs cotisations. Plusieurs cessent de pratiquer ce sport tout simplement pour un motif pécuniaire. Ils disposent de beaucoup de temps, mais leurs moyens ne leur permettent plus de jouer. C’est la réalité d’aujourd’hui.

Toutefois, une chose que les clubs devront faire, c’est d’investir dans la publicité pour vanter les mérites et les avantages de la pratique du golf. Un bel exemple ? On dit aux gens que pour maintenir une bonne santé et une bonne condition physique, la marche arrive en tête de liste. Il ne faut pas oublier qu’un golfeur ou une golfeuse qui joue 18 trous à pied marche en moyenne entre 8 et 9 kilomètres pour chaque ronde de golf. C’est une bonne marche effectuée en pratiquant un sport super intéressant.

Je suis assuré que les dirigeants de clubs connaissent tous ces raisons, mais de là à mettre en pratique les solutions envisagées, c’est un peu plus compliqué. Car il ne faut pas oublier que les clubs doivent également présenter des conditions de jeu exceptionnelles et un terrain à l’image des années 2000, c’est-à-dire beaucoup plus d’argent à investir sur les terrains. C’est la réalité d’aujourd’hui.

Sur ce, je vous souhaite une bonne saison de golf !

Carbo honoré

Bonne nouvelle la semaine dernière pour l’ancien numéro 21 des Saguenéens, le capitaine Guy Carbonneau. Il sera intronisé au Temple de la renommée du hockey. S’il y en a qui mettent en doute la pertinence de sa présence au Temple de la renommée, je trouve que la carrière de Guy Carbonneau lui donne toutes les raisons d’être parmi les grandes vedettes du hockey.

Guy a performé de façon tout à fait extraordinaire au hockey junior majeur, mais lorsqu’il s’est présenté chez le Tricolore, il y en avait plusieurs pour marquer des buts et remplir le filet. Ils ont donc donné un nouveau défi au natif de Sept-Îles qui faisait la différence, c’est-à-dire jouer défensivement. Son talent lui a permis de s’adapter rapidement à son nouveau rôle. Et quand on regarde la carrière de Guy Carbonneau, avec trois trophées Frank-Selke et trois coupes Stanley, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui peuvent revendiquer de telles statistiques dans toute la Ligue nationale de hockey ou dans leur carrière.

Bravo Carbo ! Tu mérites d’être au Temple de la renommée et surtout, je pense que les gens du Saguenay doivent être fiers pour lui.