Le match des Saguenéens contre les Remparts de Québec, dimanche, au Palais des sports de Jonquière, s’est déroulé dans une ambiance festive comme dans le bon vieux temps.

Comme dans le bon vieux temps

CHRONIQUE / J’ai passé un superbe après-midi rempli de souvenirs, dimanche, au Palais des sports de Jonquière, où le hockey junior était en action. Je suis revenu 55 ans en arrière pour me remémorer mes deux années avec les Marquis de Jonquière, dans un Palais des sports presque rempli. Le Palais des sports d’aujourd’hui est beaucoup plus spacieux et mieux organisé qu’en 1963, mais j’y ai retrouvé le même atmosphère.

J’ai eu du plaisir à y rencontrer des anciens comme Réjean Laberge, responsable des banquets à l’hôtel Delta. À l’époque, Réjean était préposé aux bâtons. Je n’ai pas vu Charley Kearney, mais je suis convaincu qu’il était sur place. Je le vois régulièrement aux Marquis ainsi qu’aux Élites.

J’ai aussi rencontré Alfred Tardif avec qui je me rappelais des soirées à arbitrer des matchs entre les Marquis et les Aiglons d’Alma. Des soirées interminables à distribuer entre 20 et 25 majeures et des rivalités folles entre les partisans et les dirigeants à ce moment-là !

J’ai également revu d’anciens joueurs juniors qui se souvenaient du Palais des sports comme d’un endroit hostile pour les clubs visiteurs. Car à cette époque, il y avait du hockey junior à Arvida et à Port-Alfred et les partisans se retrouvaient évidemment au Palais des sports.

J’ai aussi eu l’occasion de parler avec des gens qui ont très hâte que Saguenay se branche sur l’avenir du Centre Georges-Vézina. Je vous dirai que la majorité des gens avec qui j’ai parlé sont favorables à un édifice neuf. On ne veut pas de rénovations, on veut passer à un jour nouveau avec un amphithéâtre digne de notre région. Assurément, si madame la mairesse Josée Néron avait été sur place, elle aurait vu l’engouement pour ce nouvel édifice que tout le monde voudrait bien avoir.

J’ai bien aimé la rencontre entre les Saguenéens et les Remparts de Québec. Sans être un grand classique, on a apprécié l’ambiance plus présente et plus festive qu’au centre Georges-Vézina. Les spectateurs ont également apprécié être plus près de la patinoire.

Tous les partisans qui ont utilisé le service de navettes entre Chicoutimi et Jonquière l’ont beaucoup apprécié et ils ont trouvé que c’était une excellente initiative du club. Car il ne faut pas se le cacher, le stationnement au Palais des sports est un problème majeur.

Ligue nord-américaine
Lors de cette rencontre, j’ai aussi pu parler avec le commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), Richard Martel. Il semblait heureux de sa rencontre avec les gens de Roberval. Mais j’ai aussi parlé à des Robervalois qui viennent assister régulièrement aux matchs des Marquis. Ces derniers estiment qu’il est impensable de faire du hockey senior dans le secteur de Roberval. Ce ne sont pas les assistances qui les inquiètent, mais plutôt de trouver des gens d’affaires qui veulent s’impliquer et trouver les fonds nécessaires pour investir dans une équipe senior. La distance jouera également un rôle important, surtout au niveau des joueurs.

D’ailleurs, dans la LNAH, la rumeur veut que les propriétaires d’équipes souhaitent diminuer leur masse salariale pour aider certaines formations, et ce, dès l’an prochain. Ce sera un dossier à suivre au cours des prochaines semaines.

Adieu Gilles Laroche
Cette semaine, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a perdu un athlète qui a marqué l’histoire du sport régional avec le décès de Gilles Laroche qui nous a quittés à l’âge vénérable de 91 ans. Originaire de Trois-Rivières, Gilles est arrivé dans la région à l’âge de 19 ans et il n’est jamais reparti.

Gilles était ce genre de sportif qui excellait à peu près dans toutes les disciplines qu’il pratiquait. Dès son arrivée, il est devenu une grande vedette de la balle-molle régionale. Il évoluait au deuxième but. Un peu plus tard, dans la ligue de hockey JKLS, il a joué à l’attaque pour les Volants de Chicoutimi. Encore là, il faisait partie des bons marqueurs de cette équipe.

Au baseball régional, il a évolué avec les Monarques de Chicoutimi. Je l’ai aussi connu comme golfeur. Gilles était l’un des rares joueurs qui pouvaient se vanter de jouer son âge. En effet, lorsqu’il était âgé de 74-75 ans, il pouvait jouer un pointage de 74-75. Durant mes saisons de golf, il m’a été donné d’assister à deux trous d’un coup et Gilles a été l’auteur de l’un d’eux, au trou #9 du Club de golf de Chicoutimi.

Et pour ceux qui ne l’ont pas connu dans le milieu sportif, tout le monde se rappellera bien entendu la présence de Gilles à l’accueil du restaurant Chez Georges. Je peux vous dire qu’on se rappelait de bons souvenirs et beaucoup d’anecdotes lors des soirées que l’on passait Chez Georges.

Gilles, repose en paix ! On se souviendra de ton passage !