Il y a moins d’un an, la nouvelle vedette du tennis canadien, Bianca Andreescu, en était à une troisième présence au Challenger Banque Nationale de Saguenay, qui se déroule sur les courts du Club de tennis intérieur Saguenay. Sa victoire aux Internationaux des États-Unis a procuré une belle visibilité au tournoi et à Saguenay. Malgré tout, la ville tarde à confirmer son appui financier à ce tournoi d’envergure internationale.

Challenger de tennis: l’appui de Saguenay se fait attendre

CHRONIQUE / Au cours des derniers jours, j’ai rencontré Jean Delisle au club de curling. Le président du comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Saguenay (CBNS) avait la broue dans le toupet, comme le dit l’expression.

Jean a vécu une année très mouvementée. À deux occasions, il a été honoré pour son travail de bénévole. La première fois, Tennis Canada lui a rendu hommage, lors de la Coupe Rogers, pour souligner près de 40 ans de bénévolat pour la promotion et le développement du tennis. Plus récemment, l’Assemblée nationale a aussi reconnu son travail. Mais ceux et celles qui connaissent bien Jean Delisle ne seront pas surpris de savoir qu’il a partagé ces honneurs avec l’équipe de bénévoles qui l’entoure pour le Challenger.

Toutefois, ce qui préoccupe Jean Delisle et son équipe, c’est l’avenir du CBNS. On sait que cette année, un important tournoi, la Coupe Banque Nationale présentée à Québec, a cessé d’exister. Pourquoi ? Le financement. C’est d’ailleurs un peu toujours la raison première qui est invoquée. Ce n’est jamais le manque de bénévoles.

On a vécu une situation semblable à Saguenay, il y a quelques semaines, avec la disparition du Grand Prix cycliste. Le problème ? Encore là, le financement.

Belle visibilité

Le CBNS a bénéficié de beaucoup de visibilité, sur le plan national et international, avec la montée fulgurante de Bianca Andreescu. L’an passé, dans les mêmes dates, elle était ici à Saguenay. Cette année, Andreescu se retrouve 5e au monde après avoir remporté le titre des Internationaux des États-Unis. On parle beaucoup de ce phénomène tout à fait exceptionnel. D’ailleurs, on a revu son parcours des 12 derniers mois et on a bien entendu parlé de son passage à Saguenay. Au Canada, on en a parlé un peu plus encore parce que c’est une joueuse canadienne de l’Ontario.

Il y a plusieurs joueuses actuellement sur le circuit qui sont passées par Saguenay et qui sont parmi les meilleures au monde. On n’a qu’à penser à l’Allemande Angelique Kerber, l’Américaine Madison Keys, la Britannique Johanna Konta et quelques autres.

Bianca Andreescu

Mais revenons à la préoccupation de Jean Delisle : le financement. Car au départ, pour attirer une bonne qualité de joueuses, ça prend des bourses importantes. Le total des bourses à Saguenay est de 60 000 $ US. L’organisation ne peut pas beaucoup augmenter davantage le prix d’entrée ou celui des loges corporatives. C’est déjà presque à son maximum. La dernière ressource pour l’avenir du tournoi est donc entre les mains de Ville de Saguenay.

Pour trois ans

Jean Delisle me faisait part que Tennis Canada est prêt à signer une entente avec l’organisation pour les trois prochaines années. De plus, plusieurs commanditaires ont déjà renouvelé leur appui pour la même période. Mais le comité organisateur ne veut pas s’engager dans l’aventure sans avoir obtenu, au préalable, une assurance que la Ville sera présente sur le plan financier pour les trois prochaines années.

Actuellement, les élus connaissent l’importance et les montants d’argent demandés par l’organisation. Les dirigeants du Challenger espèrent donc obtenir une réponse d’ici la tenue de l’événement, du 21 au 27 octobre. Encore une fois, un beau tableau attend les amateurs de tennis. Un tableau relevé avec comme tête d’affiche canadienne la jeune Leylah Annie Fernandez, âgée de 17 ans seulement, qui a gagné le championnat en simple chez les juniors, à Roland-Garros. Elle est considérée comme l’une des futures grandes vedettes du circuit féminin. Il y aura également d’autres Canadiennes, dont la Montréalaise Françoise Abanda, l’Ontarienne Carol Zhao et la Gatinoise Mélodie Collard, qui est aussi considérée comme l’une des prochaines étoiles montantes du tennis canadien.

Donc, le rendez-vous du tennis, au cours des prochains jours, sera bien entendu au Club de tennis intérieur Saguenay (CTIS), à Arvida. Espérons que d’ici là, le comité organisateur aura reçu de bonnes nouvelles pour son financement et surtout pour l’avenir de ce tournoi international.

Un superbe duel malgré la glace

Dimanche dernier, j’ai assisté à un superbe duel entre les Saguenéens de Chicoutimi et l’Océanic de Rimouski au Centre Georges-Vézina. Une rencontre tout à fait spectaculaire qui s’est d’ailleurs terminée en prolongation, par une victoire de 4-3 pour les locaux, au grand plaisir des 3500 spectateurs. Dans cette victoire des Saguenéens, les meilleurs ont été les meilleurs. On a pu voir les premiers buts de Rafaël Harvey-Pinard, d’Hendrix Lapierre et de William Dufour, tandis que Vladislav Kotkov a continué son excellent travail en marquant le but vainqueur en prolongation. Mais la grande vedette de la rencontre a été le gardien de but Alexis Shank.

Du côté de Rimouski, on a pu voir Alexis Lafrenière qui a démontré à tous pourquoi il est la tête d’affiche du repêchage 2020 de la Ligue nationale de hockey. Mais il y a un hic dans cette victoire des Sags à la maison, et c’est l’état lamentable de la glace. La rondelle n’arrêtait pas de sautiller sur la glace. C’est inconcevable, surtout qu’on est censé avoir actuellement un tout nouveau système de réfrigération. C’était vraiment dommage pour les joueurs des deux formations qui ont malgré tout offert un très bon spectacle. Malheureusement, l’état de la glace a enlevé un peu de lustre à la rencontre.