Leylah Annie Fernandez et Mélodie Collard incarnent le futur du tennis féminin au Canada.

Arvida, l’as du tennis

CHRONIQUE / Encore une fois, le Challenger de tennis Banque Nationale a connu un très grand succès, tant au niveau des assistances que de la compétition. Surtout, on a pu voir que le Canada a une très belle relève féminine.

J’ai vu que la jeune Leylah Annie Fernandez a un très beau futur. J’ai assisté à son match contre l’Américaine et finaliste du tournoi Robin Anderson, une fille d’expérience à 26 ans qui parcourt le monde depuis plusieurs années. Il s’en est fallu de peu pour que notre Québécoise passe en demi-finale. C’est vraiment l’expérience qui a fait la différence dans un duel qui a duré 2 h 30. Fernandez a maintenant un nouvel entraîneur, un Américain qui a déjà travaillé avec les soeurs Williams et déjà, on voit que Fernandez est sur les traces de Bianca Andreescu. J’ai aussi parlé avec la jeune Mélodie Collard, dont le père Denis est originaire de la région.

D’ailleurs, lors de notre discussion, on a eu l’occasion de parler de son grand-père Marcel, qui est parti trop tôt et avec qui j’ai eu l’occasion de jouer au golf et au baseball. La famille Collard est bien connue au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Denis me racontait que Mélodie, qui demeure à Gatineau, continue son apprentissage dans sa région. Mais il est déçu de l’aide qu’il reçoit des gens du coin. L’argent remporté en double avec Fernandez va l’aider pour les prochains tournois.

Gatineau, qui avait un tournoi semblable à celui du Saguenay, vient de le perdre. La cause, c’est le manque d’aide de la Ville de Gatineau. C’est exactement ce que j’écrivais la semaine dernière. Sans l’aide de la municipalité, les tournois de Saguenay, de Drummondville, de Granby et de Gatineau ne peuvent pas survivre. À Saguenay, le président Jean Delisle m’a dit que ça se passait bien avec Ville de Saguenay.

Pour revenir à la jeune Collard, elle continue son apprentissage sans l’aide de Tennis Canada, car ce sont ses parents qui assument ses coûts.

Lors de mon passage, j’ai eu l’occasion de visiter les installations du Club de tennis Saguenay Arvida avec Pierre Tremblay, l’un de mes anciens collègues arbitres et conjoint de Caroline Delisle. J’ai pu apprécier pourquoi l’événement saguenéen était reconnu pour son accueil. Le salon des joueuses, le salon des commanditaires, la salle des arbitres, le coin des bénévoles ; tout est sur la coche. D’ailleurs, Pierre me soulignait que les arbitres qui viennent de l’extérieur surveillent la date du tournoi à Saguenay pour faire leur horaire tellement ils apprécient leur séjour ici.

J’ai aussi vu la salle où les techniciens travaillent pour la diffusion sur Internet de toutes les rencontres. C’est assez impressionnant. Rémi et les membres de son équipe sont tellement performants que l’an dernier, ils ont également fait Drummondville et ils se préparent l’an prochain pour aller à Granby, où on a investi dans un logiciel pour le tableau du tournoi qui fait l’envie de plusieurs. Même l’organisation de la Coupe Rogers regarde la façon de faire de l’équipe de Saguenay.

J’ai aussi parlé avec les deux professionnels du club, Jean-Arnaud Poirel et Caroline Delisle, qui sont très fiers de la présentation d’un tel tournoi à Saguenay, mais surtout de l’équipe de bénévoles derrière la réussite de l’événement et sa reconnaissance à travers le monde. Ils peuvent dire mission accomplie quand ils voient Madison Keys, Bianca Andreescu, Angelique Kerber, Johanna Konta, Alison Riske et quelques autres. Actuellement, dix filles du top-100 mondial sont passées ici, au Club Saguenay Arvida.

La maison du curling 

Après le Challenger Banque Nationale, le secteur Arvida va vivre la semaine prochaine un autre événement d’envergure, soit le Championnat canadien de curling mixte. Ça fait une décennie que l’on n’a pas vu un tournoi aussi important. La compétition aura lieu au Foyer des Loisirs et regroupera 14 équipes de partout à travers le Canada. Il y aura deux groupes de sept équipes et les quatre meilleures après le tournoi à la ronde vont accéder à la ronde des médailles. Ça débute le dimanche 3 novembre ; il y aura des rondes de matchs chaque jour à 9 h 30, à 14 h et à 19 h. À 21 h 30, ce sera un spectacle dans la zone aménagée au mini-aréna.

Il y aura plusieurs curleurs et curleuses très connus, comme Grand Odishaw, qui participera à son 22e Championnat canadien ; Colleen Jones, qui a déjà remporté le Championnat du monde féminin ; Jamie Koe, de la célèbre famille Koe, qui a participé à plusieurs Championnats canadiens. Sa soeur Kerry Galusha sera aussi du tournoi. Ce sera une belle brochette du monde du curling !

Le Québec, représenté par Jean-Sébastien Roy, aura également dans ses rangs la Chicoutimienne Emilie Desjardins comme cinquième joueuse. Ce tournoi est une initiative de son père, Robert Desjardins, qui en a obtenu l’organisation l’an dernier.