Chroniques

Comme dans le bon vieux temps

CHRONIQUE / J’ai passé un superbe après-midi rempli de souvenirs, dimanche, au Palais des sports de Jonquière, où le hockey junior était en action. Je suis revenu 55 ans en arrière pour me remémorer mes deux années avec les Marquis de Jonquière, dans un Palais des sports presque rempli. Le Palais des sports d’aujourd’hui est beaucoup plus spacieux et mieux organisé qu’en 1963, mais j’y ai retrouvé le même atmosphère.

J’ai eu du plaisir à y rencontrer des anciens comme Réjean Laberge, responsable des banquets à l’hôtel Delta. À l’époque, Réjean était préposé aux bâtons. Je n’ai pas vu Charley Kearney, mais je suis convaincu qu’il était sur place. Je le vois régulièrement aux Marquis ainsi qu’aux Élites.

Phil Desgagné

Laissons les coudées franches aux élus

CHRONIQUE / La semaine dernière, je vous avais promis de ne pas revenir sur le sujet du centre Georges-Vézina (CGV), mais les événements des dernières heures m’obligent à en reparler. Je ne me réjouis pas nécessairement de ce qui est arrivé avec les installations du centre Vézina, mais je ne suis nullement surpris de cette annonce.

Depuis plusieurs années, la toiture du vénérable bâtiment revient régulièrement dans les conversations. On n’a qu’à se rappeler le temps où on a décidé d’installer un nouveau tableau indicateur. Ç’a été tout un casse-tête avant de recevoir l’aval des ingénieurs et des instances de la Ville. Il y a quelques années, on a procédé à l’achat d’un nouveau « set de lumières » pour améliorer celui en place actuellement. On a dû se résigner à le laisser dans ses boîtes parce que la toiture n’était pas idéale pour installer ces nouvelles lumières. Il y a quelques semaines, pour installer la nouvelle bannière du chandail d’Éric Fichaud, ç’a pris au-delà de quatre semaines avant d’obtenir le feu vert officiel de la Ville.

Depuis deux ans, on est obligé, durant la saison hivernale, de déneiger la toiture du CGV dès qu’il tombe quelques centimètres de neige. Ça coûte des milliers de dollars chaque saison pour nettoyer ce fameux toit. Mais il faut maintenant faire face à la réalité. On n’était pas prêt à une fermeture temporaire, voire permanente. Mais il faut le dire, Saguenay et le gouvernement du Québec ont rapidement pris les choses en mains. En l’espace de moins de 24 heures, il y a eu un consensus entre la mairesse Josée Néron et le premier ministre Philippe Couillard. Il a été convenu qu’on ne discutait plus de rénovations, mais bien d’un aréna neuf. On est passé en mode solution.

Le premier ministre a été très rapide. Saguenay mérite, a-t-il dit (et écrit), un centre sportif du 21e siècle ! On va donc de l’avant avec un aréna neuf. M. Couillard a ajouté en outre qu’il fallait sécuriser les installations actuelles du centre Vézina afin que les utilisateurs actuels, soit le patinage de vitesse courte piste et les Saguenéens de Chicoutimi, puissent retrouver leur domicile le plus rapidement possible en attendant bien entendu le nouvel amphithéâtre, lequel ne sera pas nécessairement pour demain.

Bravo donc aux politiciens qui ont agi rapidement et qui sont passés en mode solution. J’espère maintenant que sur les médias sociaux, les gens vont arrêter de critiquer et de mettre en doute les décisions de nos politiciens. On les a élus pour prendre des décisions, alors maintenant, laissons-les aller ! Quand ils ne prennent pas de décisions, on les critique, et quand ils en prennent, on met en doute les décisions prises. Pour ma part, je suis très fier de la décision annoncée. Enfin, Saguenay aura des installations adéquates soit pour le hockey, le patinage de vitesse ou encore pour les groupes de musique qui vont un peu partout au Québec. Les fans de musique attendent cette annonce depuis longtemps.

Il reste maintenant à voir combien de temps ça prendra pour sécuriser le centre Vézina pour les Saguenéens afin qu’ils puissent retrouver leur domicile le plus rapidement possible. Oui, le Palais des sports de Jonquière peut dépanner pour quelques semaines, mais pour une longue période, j’ai des doutes. Le Palais des sports, c’est le domicile des Marquis de Jonquière et les installations sont faites pour eux. On ne peut pas tout transformer pour accommoder l’organisation des Sags.

Reste maintenant à espérer que les bottines vont suivre les babines !

Hockey mineur

Le dossier du hockey mineur de Saguenay fait encore parler de lui. À Jonquière et à La Baie, les gens sont prêts à accepter la nouvelle structure et à passer à la prochaine étape. Mais à Chicoutimi, encore la semaine dernière, les dirigeants du Hockey mineur de Chicoutimi se sont présentés à une réunion d’information avec la nouvelle organisation et le directeur du Service des loisirs en compagnie de leur aviseur légal. Oui, un avocat !

On me dit que les dirigeants de la Commission du sport de Saguenay n’ont pas beaucoup apprécié et qu’ils ont même été très mal à l’aise d’avoir la présence de cet avocat sur place. Mais la bonne nouvelle est venue de Michel Thiffault, le responsable des sports chez les élus, qui a confirmé que la ville passait maintenant à la deuxième étape et qu’on irait de l’avant dans ce dossier de fusion.

Club de golf Chicoutimi

Dans un autre ordre d’idée, le conseil d’administration du Club de golf de Chicoutimi aura beaucoup de pain sur la planche, au cours des prochaines semaines. En effet, il faut renouveler la convention collective des employés syndiqués qui est échue depuis quelques mois déjà. De plus, le chef cuisinier Michel Daigle a remis sa démission il y a quelques semaines. On pense maintenant à opter pour un restaurant de concession. Par ailleurs, j’ai appris il y a quelques jours que la directrice générale, Sonia Potvin, a remis sa démission. Démission qui sera effective au début mars.

Avec tous ces changements et les années difficiles que vit le club, je me demande s’il y aura encore un DG à temps pour la prochaine saison. Bonne question !

Arbitres de hockey

Marc Simard et Olivier Cimon, deux juges de lignes qui évoluent régulièrement dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et que l’on voit régulièrement au centre Georges-Vézina, ont vécu une belle expérience, samedi dernier, à Drummondville, dans le cadre de la Classique hivernale de la ligue. Ils étaient sur place pour officier le match en plein air opposant les Voltigeurs aux Tigres de Victoriaville. Je suis convaincu qu’ils en garderont un excellent souvenir.

Phil Desgagné

Soccerdôme: encore de l'improvisation

CHRONIQUE / Les gens que je rencontre me demandent : « Et puis, Phil, vas-tu l’avoir ton nouvel amphithéâtre ? », ce à quoi je précise d’entrée de jeu que ce n’est pas mon amphithéâtre, car je ne retire aucun bénéfice d’un tel nouveau bâtiment ou de la rénovation du Centre Georges-Vézina actuel. Je m’exprime simplement sur ce sujet comme le ferait un citoyen fier de Saguenay. Je suis fier que Saguenay ait une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec; je suis aussi fier qu’on ait une grande patinoire qui permet à nos athlètes de participer aux Jeux olympiques comme on le verra très bientôt (à PyeongChang) et je suis aussi fier pour les gens de Trois-Rivières, de Gatineau, de Laval et de Québec qui ont ou qui auront un nouvel amphithéâtre neuf dans les prochaines années.

Mais j’aimerais aussi qu’on puisse recevoir, dans un nouvel amphithéâtre, de grands spectacles comme on en voit un peu partout au Québec, que ce soit le Cirque du Soleil, Céline Dion, différents groupes d’artistes, etc. Car les gens ne veulent pas venir dans la région sous prétexte que nous ne disposons pas des installations requises.

D’autre part, ce qui me déçoit, c’est l’attitude de certains politiciens — heureusement pas tous —, qui nous parlent immédiatement de hausse de taxes, et ce, avant même de connaître quels seront les coûts et la part que les deux paliers de gouvernement seront prêts à payer.

Pourrait-on attendre avant de faire peur à la population! J’aime mieux entendre le conseiller Michel Thiffault dire qu’on veut aller de l’avant avec un soccerdôme, lequel serait situé à Jonquière au coût approximatif de 20 millions $. 

Dans son intervention à KYK, M. Thiffault n’a jamais parlé d’une augmentation de taxes, mais bien plus d’une promesse électorale des élus de l’arrondissement Jonquière et d’un besoin de telles installations pour les organisations du secteur.

Je pourrais bien dire pourquoi pas un soccerdôme à Jonquière et un nouveau Centre Georges-Vézina dans le cadre d’un méga projet ? Non, je n’embarque pas dans cette de discussion; je vais laisser ça aux médias sociaux.

Le temps presse

Michel Thiffault a également parlé d’une décision unanime des conseillers du secteur. Pas de problème avec ça, c’est ça la politique, mais consultez-vous avant de faire une sortie dans les médias ! Michel Thiffault parle en effet d’un projet de 20 millions alors qu’en entrevue à Radio-Canada, Jean-Marc Crevier parle d’un projet de 25 millions $. Ajustez vos flûtes messieurs !

Toujours selon M. Thiffault, il y aura des rencontres, au cours des prochains jours, quant à l’avenir du Centre Georges-Vézina. On devrait connaître les détails d’ici les trois prochaines semaines, car le gouvernement du Québec a lancé un ultimatum : il faut investir ou annoncer les projets avant le 31 mars. En réfléchissant à ce dossier, je me suis dit que si j’avais attendu d’avoir les moyens d’acheter une maison, je n’en aurais probablement jamais eu une. Et si j’avais attendu un peu plus tard, elle m’aurait probablement coûté plus cher. Je vais donc attendre ce qui ressortira au cours des prochaines semaines avant de reparler de ce fameux Centre Vézina. Et pour ceux qui pensent que le statu quo pourrait être de mise au centre Vézina, je les invite à aller visiter les vestiaires et les dessous du centre Vézina. C’en est presque gênant et ils vont comprendre rapidement pourquoi des changements s’imposent.

Un petit mot en terminant : je trouve que ce dossier de soccerdôme ou de complexe multifonctionnel à Jonquière est de l’improvisation. Le conseiller Thiffault parle d’un projet de 20 millions $, M. Crevier de 25 millions $, et M. Michel Potvin, le « ministre des Finances » de la municipalité, dit que nous sommes la ville la plus pauvre au Canada, alors qu’on ne connaît même pas encore les plans ni l’endroit où la bâtisse sera construite. Ça me fait sourire un peu.

On me dit qu’ils ont parlé du projet de soccerdôme aux députés provincial et fédéral de Jonquière, soit Sylvain Gaudreault (PQ) et Karine Trudel (NPD). Malgré le respect que j’ai pour ces deux personnes, il ne faut pas oublier qu’ils sont tous deux dans l’opposition et qu’ils n’ont pas le « cash » entre les mains. 

Ce sont MM. Couillard et Trudeau qui décident quand il est question de gros montants d’argent. Vite Mme Néron, entrez dans ce dossier, car c’est vous qui parlez au premier ministre Couillard et qui parlerez également à M. Justin Trudeau.

Hockey mineur

Autre petit dossier dans notre grande ville qui concerne le hockey mineur de Chicoutimi. Dans les prochains jours, il sera question de fusion. Là aussi l’unanimité n’est pas à l’honneur présentement. En effet, l’organisme de hockey a fait parvenir une mise en demeure à la nouvelle Association du hockey mineur de Saguenay. Même si nous sommes une grande ville, force est de constater que l’esprit de clocher est toujours bien présent.

On me dit qu’il y a un an, on a engagé une personne pour préparer cette fameuse fusion. Semble-t-il qu’on a même engagé un nouveau DG pour diriger cette nouvelle organisation. Maintenant, il est temps de passer à autre chose. Qu’on la fasse donc cette fusion et que le dossier soit réglé une fois pour toutes !

Phil Desgagné

Centre Vézina: les planètes alignées

CHRONIQUE / Il y a quelques jours, j’écrivais dans cette même page que j’étais convaincu que la meilleure décision à prendre pour Ville de Saguenay était bien entendu un nouvel amphithéâtre neuf et non une rénovation. Depuis ce temps, plusieurs se sont exprimés, mais le nouveau conseil municipal est resté discret jusqu’à il y a quelques jours. Le fait est que le comité des sports et loisirs s’est réuni et qu’il y a été question du nouveau centre Vézina.

L

a semaine dernière, lors d’une réunion des échevins de l’arrondissement Chicoutimi, le conseiller Marc Pettersen a proposé que les élus de Chicoutimi envoient une résolution au comité des sports et loisirs comme quoi ils sont favorables à un nouvel amphithéâtre. La semaine dernière, lors d’un reportage à TVA, le président des Saguenéens de Chicoutimi, Richard Létourneau, tout en restant prudent, s’est montré beaucoup plus favorable lui aussi à un nouvel amphithéâtre plutôt qu’à une rénovation du centre Vézina. Dans ce même reportage, la nouvelle mairesse de Saguenay, Josée Néron, a déclaré qu’elle laissait les élus discuter de cette décision, mais elle a quand même ajouté que Saguenay était rendu en 2018 et qu’il fallait donner à ses organisations les moyens pour réussir. Si on lit entre les lignes, elle semble favorable à un nouveau projet. Elle a également parlé, dans ce même commentaire, du nouvel amphithéâtre à deux glaces de Trois-Rivières, un investissement total de 50 M$, dont la moitié est financée par Québec.

Toujours selon ce que j’ai entendu, il y a toujours un projet de soccerdôme dans l’air. Il a été question, il y a quelques mois, d’un promoteur privé qui voulait réaliser ce projet. Je pense que ce projet est toujours sur la table. Il y a aussi des rumeurs voulant que la Ville puisse regarder un projet réunissant deux glaces et un soccerdôme. Je trouve cette avenue intéressante. Il ne faut pas oublier qu’il y a un peu plus de 125 équipes de soccer qui évoluent dans les catégories U9 à senior. On parle d’au-delà de 5000 joueurs (dans la région), ce qui est énorme comme participation. Il y a d’autres avantages liés à un nouvel amphithéâtre et le plus grand bénéficiaire, ce seront les Saguenéens de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Plus de loges corporatives et plus de monde à l’intérieur de l’amphithéâtre. Le meilleur exemple, ce sont les Cataractes de Shawinigan. Depuis l’arrivée d’un nouvel amphithéâtre, ces derniers ont doublé la moyenne d’assistance qui était de 1800 dans l’ancien bâtiment et qui se situe maintenant à 3500 personnes. Plus de loges corporatives signifient aussi plus de dollars pour l’organisation. Donc, une meilleure rentabilité pour l’équipe. Et qui est propriétaire de l’équipe junior majeur de Chicoutimi? Saguenay. Plutôt que payer un déficit à la fin de saison comme c’est souvent le cas depuis plusieurs années, ce sont des profits qui pourraient apparaître.

Un nouvel amphithéâtre implique également la possibilité que la Ville donne un nouveau nom à ce nouveau complexe multidisciplinaire. Oui, partout au Québec, les amphithéâtres portent un nom de commanditaire qui rapporte des sommes importantes pour les organisations. Regardez la majorité des clubs qui évoluent dans la LHJMQ dont les amphithéâtres portent des noms de commandites : Québec avec le centre Vidéotron, Victoriaville et le centre Desjardins, Blainville-Boisbriand et le centre d’excellence Sports Rousseau, Moncton et le centre K.C. Irving, Rimouski et le Colisée Financière Sun Life, etc. Toutes les autres équipes ont un commanditaire majeur pour l’amphithéâtre. Ici, à Saguenay, on n’a qu’à se rappeler l’Auditorium Dufour qui a changé de nom pour le Théâtre Banque nationale. Une commandite qui rapporte plusieurs milliers de dollars à Diffusion Saguenay. Pourquoi ne pas aller voir quelques riches millionnaires d’ici qui pourraient ainsi laisser un legs à la région, comme Alain Bouchard, grand propriétaire des Couche-Tard, Serge Godin de CGI, Robert Bouchard de Béton préfabriqué du Lac à Alma. Il y a aussi quelques multinationales qui auraient peut-être de l’intérêt. On parle de Rio Tinto, d’Ubisoft qui vient de s’installer dans la région. Des entreprises comme les caisses Desjardins et même Nutrinor pourraient être intéressées. Vous allez me dire que le nom de centre Georges-Vézina est important. Je pense que oui, mais on pourrait trouver une autre façon d’honorer Georges Vézina. Il ne faut pas oublier qu’en 2018, il faut rentabiliser au maximum les investissements. Mais il faut faire vite, car le premier ministre Philippe Couillard a donné à Saguenay jusqu’au 31 mars pour faire part de son choix et proposer un budget. Avec la tenue d’une élection provinciale en octobre prochain et également la tenue d’une élection fédérale dans Chicoutimi-Le Fjord dans les prochains mois, les planètes sont alignées pour un nouvel amphithéâtre.

En terminant, j’ai reçu la semaine dernière un courriel d’un amateur de hockey qui m’apportait une précision. Lors d’un reportage sur Éric Fichaud, celui-ci aurait déclaré qu’il n’aurait pas eu la même chance que d’autres gardiens comme Lalime et Théodore d’avoir un instructeur pour les gardiens de but. Cette personne me rappelait que lorsque Fichaud était à Chicoutimi, les Saguenéens avaient un entraîneur pour les gardiens de but. Il s’appelait Pierre Côté et il avait une bonne réputation à ce chapitre. 

Chroniques

Éric Fichaud accueilli avec classe

CHRONIQUE / Belle cérémonie, faite avec classe, que celle organisée samedi dernier par les Saguenéens de Chicoutimi pour le retrait du chandail d’Éric Fichaud. Avoir invité d’anciens coéquipiers était une excellente idée. Il faisait bon de revoir plusieurs de ces anciens joueurs qui ont marqué l’histoire des Saguenéens. Ils ont pris de l’âge et certains ont pris quelques livres de plus, mais ils étaient tous heureux d’être là et surtout, de se rappeler de bons souvenirs. J’ai bien aimé également voir, à la fin de la présentation, la haie d’honneur formée par les joueurs des Sags de l’édition actuelle lorsque les invités ont quitté la patinoire.

Une chose qui m’a intrigué, c’est l’interprétation de l’hymne national dans les deux langues. Je peux comprendre que ce soit le cas quand une équipe des Maritimes est sur la glace du centre Vézina, mais quand il y a deux équipes du Québec, je crois qu’il est de mise que l’Ô Canada soit chanté en français. Cela dit, je ne veux pas faire un drame avec ça. Autre petit hic, la direction de l’équipe s’est montrée un peu déçue de l’assistance de 2400 spectateurs.

Durant la rencontre, j’ai eu l’occasion de parler avec quelques anciens joueurs des Sags. La majorité joue encore dans des ligues de garage pour s’amuser et ils ont encore la passion du hockey. Seul Michel Saint-Jacques m’a dit qu’il avait quitté le hockey depuis plusieurs années, et donc, qu’il ne chausse même plus les patins.

Relève bien présente

Sur la glace, les Saguenéens ont offert tout un spectacle, lors de cette rencontre. On sent que le départ de plusieurs vétérans a permis à certains jeunes joueurs de l’organisation de prendre plus de place sur la glace. J’ai surtout remarqué le #88, Samuel Houde, qui commence à donner ce que tout le monde s’attendait de lui. Un choix de première ronde.

Même chose également pour le grand #77, Jérémy Groleau, qui est maintenant le leader de cette jeune défensive. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer son paternel qui est lui-même un ancien de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et il me disait que c’était le temps, car c’est l’année de repêchage de fiston. Il devra démontrer beaucoup de choses pour impressionner les dépisteurs, d’autant plus qu’il en est à sa troisième saison. Comme disait son père, c’est le temps ou jamais de démontrer ce qu’il peut faire.

Il y a aussi le #7 Jérémy Diotte que Yanick Jean a obtenu dans une transaction avec Rouyn-Noranda qui commence à donner ce que les Saguenéens s’attendent de lui. Il transporte très très bien la rondelle et il va devenir un rouage important pour la formation dans les prochaines années. Devant le filet, Alexis Shank a encore une fois été brillant. Malheureusement, il a perdu son jeu blanc avec quelques secondes à faire en troisième période. Je trouve qu’il ressemble beaucoup à Julio Billia de par sa stature et son style, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise comparaison.

Recrutement

Lors de cette partie, j’ai également eu l’occasion d’aller discuter recrutement avec Rénald Nepton, directeur des opérations hockey. La semaine dernière, il était d’ailleurs à Halifax pour voir tous les jeunes joueurs d’âge midget des Maritimes. Dans les prochaines semaines, il va surtout se consacrer à surveiller ce qui se passe avec la Ligue midget AAA du Québec, car il est assuré que les Saguenéens auront au moins deux premiers choix dans les dix premières positions au prochain repêchage de la LHJMQ et on sait que l’avenir des Saguenéens passe par le repêchage.

Parlant du midget AAA, j’ai eu l’occasion de rencontrer, la semaine dernière, Daniel Nepton, le DG des Élites de Jonquière. Ce dernier était très déçu que les Saguenéens et les Cataractes leur aient retiré leurs deux meilleurs attaquants, Charles Tremblay et Mathieu Boulianne. Rappelons qu’avec ces deux attaquants dans leur alignement, les Élites ont remporté le fameux Défi midget AAA de Gatineau. Tous les espoirs étaient permis pour terminer la saison avec succès. Mais il ne faut pas oublier que la ligue midget AAA est une ligue de développement. N’empêche que, de temps à autre, les dirigeants aiment bien aller gagner quelques parties en séries éliminatoires. C’est du bonbon pour les bénévoles qui mettent beaucoup de temps et d’énergie pour avoir d’excellents résultats. Puis hop ! La LHJMQ rappelle ces deux joueurs et tout est à recommencer. On peut comprendre la déception des dirigeants, même s’ils sont conscients que le développement des jeunes passe en premier.

À la décharge de la LHJMQ, ce ne sont pas les seuls dans cette situation. Vous n’avez qu’à demander aux Cataractes de Shawinigan ce qui arrive avec des joueurs de première classe qui quittent. Au cours des deux dernières années, ils ont perdu Samuel Girard et Anthony Beauvillier. Ces derniers évoluent dans la Ligue nationale de hockey alors qu’ils pourraient aider les Cataractes. C’est ça le hockey de développement.

Enfin, la LHJMQ parle souvent aux organisations pour discuter de marketing et de mise en marché. La semaine dernière, on apprenait que les Saguenéens avaient la meilleure augmentation de tout le circuit. Cette année, Serge Proulx, le responsable du marketing au 2e étage, avait prévu le coup. Même si on a une équipe en bas de classement, les Saguenéens sont obligés de mettre beaucoup plus d’emphase sur les promotions. Et ça paraît aux guichets, car l’augmentation était toujours là. En début de saison, ç’a été quand même assez bien, mais en deuxième moitié de saison, ce sera beaucoup plus difficile, comme l’a anticipé l’organisation des Sags. Les promotions donnent d’excellents résultats sur la glace.

Chroniques

Le curling régional attire l’attention

CHRONIQUE / Cette semaine, je débute cette chronique en parlant de curling. La région s’est mise en évidence, en fin de semaine, alors qu’une équipe junior du club Riverbend d’Alma a surpris la planète curling avec une victoire en finale contre les championnes de l’année dernière, l’équipe menée par Ève Bélisle. Le tournoi Scotties se déroulait au club Etchemin, dans la région de Québec. L’équipe, composée d’Émilia Gagné, de Mélina Perron, de Marie-Pier Harvey, de Chloé Arnaud et de leur entraîneur, Joël Gagné, ira représenter le Québec en Colombie-Britannique pour ce championnat canadien Scotties (aussi appelé Tournoi des Cœurs).

C’est la première fois qu’une équipe junior québécoise participera à ce championnat. L’équipe du club Riverbend a battu les trois équipes favorites du tournoi pour se sauver avec le titre. Bravo, c’est une excellente performance et c’est surtout une belle visibilité pour le curling régional junior ! Ce sera une expérience tout à fait exceptionnelle pour ces jeunes joueuses que de participer à ce championnat canadien.

Toujours parlant de curling, je veux revenir sur la performance de Robert et Émilie Desjardins lors des essais olympiques de curling double mixte à Portage La Prairie au Manitoba, au début du mois. Parlons d’abord de leur performance qui a tout simplement été au-delà des prévisions des experts. On parlait d’une 15e position. Or, ils étaient à une victoire de se qualifier pour les quarts de finale. Mais ce que je retiens surtout, c’est qu’ils ont été des ambassadeurs tout à fait exceptionnels pour tout le curling au Québec. Ils ont eu droit à une entrevue le samedi après-midi au réseau national de CBC, et ce, même s’ils étaient éliminés. De plus, Robert a été demandé pour agir comme analyste à CBC sur Internet pour les demi-finales. On garde des souvenirs extraordinaires de la participation du duo père-fille. Je suis convaincu qu’ils seront à surveiller en curling double mixte dans les prochaines années. Dans le cas d’Émilie, il ne faut pas oublier qu’elle n’est âgée que de 18 ans. D’ailleurs, c’était la plus jeune participante à cette compétition.

Inquiétudes dans la LNAH

D’autre part, dans la Ligue nord-américaine de hockey, je constate que le classement est toujours aussi serré. On ne connaît pas encore qui pourra se sauver avec le titre de champion de la saison régulière. Les Marquis de Jonquière sont toutefois en bonne position. L’arrivée de Yannick Riendeau apportera certainement plus de profondeur à l’équipe, et ce, sans faire de transactions. Et quand on regarde les statistiques cette année, l’équipe locale domine régulièrement les clubs visiteurs. C’est pourquoi l’avantage de la patinoire sera un atout important en séries.

Toutefois, ce qui retient le plus l’attention, c’est la baisse marquée des assistances dans tous les amphithéâtres de la ligue, alors qu’en début de saison, avec l’arrivée de Richard Martel comme commissaire, on espérait que la ligue obtienne beaucoup plus de visibilité. Oui, on parle un peu plus de la LNAH, mais les spectateurs ne sont pas au rendez-vous dans les amphithéâtres.

Je suis convaincu que les propriétaires sont inquiets. Par exemple, à Trois-Rivières, un nouveau propriétaire a tout mis en place pour attirer de bonnes foules, mais ça ne répond pas. Certains joueurs admettaient la semaine dernière qu’ils désespéraient d’attirer des foules. On parle de 300 à 400 spectateurs par rencontre ! Impossible pour un propriétaire de faire ses frais dans de telles conditions.

Lorsqu’on regarde du côté du Palais des sports de Jonquière, je ne sais pas si c’est le départ de Richard Martel comme coach qui a cet effet, mais on parle de 300 à 400 spectateurs de moins à chaque rencontre. Et si ça continue comme ça jusqu’à la fin de la saison, on pourra dire que ça représente un 100 000 $ de moins dans les coffres des propriétaires. Tous savent très bien que même avec la série finale du printemps dernier, on avait eu peine à boucler le budget. Je trouve cette situation déplorable, car actuellement, les équipes, en plus de se livrer une lutte serrée, attirent de nouveaux joueurs, dont certains très importants. Mais malheureusement, les résultats ne sont pas au rendez-vous.

J’ai hâte de voir ce que les propriétaires en pensent, mais je suis convaincu qu’ils sont tannés de sortir de l’argent de leurs poches pour avoir du hockey senior un peu partout au Québec.

Toujours en ce qui concerne la LNAH, on devrait connaître, au cours des prochains jours, ce qui arrivera avec Richard Martel et son rôle de commissaire de la Ligue. On avait dit que ça devait se régler au début janvier et on est rendu là. Je pense que Richard va demeurer commissaire du circuit, mais ses responsabilités seront un peu moins grandes. Toutefois, la priorité de Richard Martel demeure toujours l’expansion du circuit pour la prochaine saison. 

Chroniques

Le concept d’équipe, l’atout du Canada

CHRONIQUE / Le Championnat du monde de hockey junior vient de se terminer par une belle victoire de l’équipe canadienne et une 17e médaille d’or. Chaque année, on a beaucoup de critiques sur la qualité de hockey junior canadien. On parle du calibre de jeu moins bon et on avance que les Européens sont de loin supérieurs aux Canadiens sur le plan individuel. Pourtant, chaque année, le Canada réussit à se faufiler dans le carré d’as et souvent il se retrouve en grande finale.

On peut toujours parler de la qualité individuelle des Russes, des Suédois et des Finlandais, mais quand on parle de concept d’équipe, les Canadiens et les Américains sont toujours supérieurs aux Européens. Je crois d’ailleurs que c’est là que se démarque la qualité de notre hockey. Je pense que la qualité de nos instructeurs joue un rôle excessivement important dans le succès de notre équipe. On en a eu la preuve encore une fois cette année. 

Dominique Ducharme, entraîneur-chef et DG des Voltigeurs de Drummondville, a mené l’équipe canadienne aux grands honneurs. Il en était à sa troisième participation comme instructeur avec l’équipe nationale junior, deux comme entraîneur-chef et une comme adjoint. Il a démontré beaucoup de leadership et également de contrôle dans les grands moments. Ducharme avait une pression énorme en tant qu’entraîneur-chef, car pour nous, amateurs de hockey, il est impensable que notre équipe ne puisse pas gagner la médaille d’or. La pression est donc toujours là. 

De plus, cette année, Joël Bouchard et lui, les deux représentants de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) chez les hommes de hockey, n’avaient choisi que deux joueurs du circuit Courteau pour représenter le Canada. Donc, ils se devaient de gagner, sinon les critiques auraient été faciles pour les amateurs de hockey du Québec. Mais avec la médaille d’or, aucune critique sur leur choix.

Vous allez me dire que seulement deux joueurs du circuit Courteau, c’est peu. C’est vrai, mais il ne faut pas oublier que les Québécois Pierre-Luc Dubois et Samuel Girard auraient certainement fait l’équipe nationale junior de hockey, mais ces derniers jouent régulièrement dans la Ligue nationale de hockey. D’autre part, comme amateur de hockey, regarder le championnat mondial junior durant la période des Fêtes, c’est du bonbon en terme de qualité de hockey. De plus, dans les prochaines années, on verra la majorité de ces joueurs évoluer dans la LNH.

Période d’échanges

La période de transactions dans la LHJMQ est maintenant terminée. Les joueurs des équipes pourront maintenant se concentrer pleinement sur leur équipe au lieu de passer du temps à surveiller leur téléphone pour savoir s’ils seront échangés ou non. Je trouve que cette période d’échange est beaucoup trop longue. On fait vivre aux joueurs des angoisses dont ils n’ont pas besoin.

Je crois que les DG pourraient régler cette situation en l’espace d’une dizaine de jours maximum (au lieu de 20 jours, soit du 18 décembre 2017 au 6 janvier 2018). Car avant d’arriver à cette période de transactions, ils ont quand même eu trois mois pour évaluer leur équipe et leurs troupes. Je suis convaincu que les joueurs apprécieraient beaucoup plus leur période de congé pendant les Fêtes, plutôt que de vivre le stress d’une possible transaction.

Chez les Sags

Regardons maintenant d’un peu plus près les gestes posés par le DG des Saguenéens, Yanick Jean. Déjà, au début de la saison, on savait très bien que les joueurs German Rubtsov et Olivier Galipeau passeraient dans une transaction pour rebâtir la banque de choix pour les prochaines années. Car l’an passé, Yanick Jean a dû sacrifier quelques choix importants pour accéder à la demi-finale. Je crois que Yanick Jean et ses hommes de hockey peuvent dire mission accomplie. Les Saguenéens ont retrouvé un minimum de deux choix de repêchage et plusieurs autres choix dans les premiers tours.

De plus, en juin, on va connaître les autres aléas de ces fameuses transactions. Certains choix pourront se traduire par des joueurs ou d’autres choix importants. Yanick a de plus ajouté de la profondeur à son équipe en accueillant certains nouveaux joueurs.

De bon augure

Que va-t-il se passer avec les Saguenéens d’ici la fin de la saison ? Pas de problème pour les Bleus, ils vont accéder aux séries de fin de saison. De plus, on a pu voir dans les dernières rencontres que certains jeunes ont pris du galon depuis le départ de certains vétérans. Dernièrement, on a vu les Houde, Desgagnés, Kotkov, Lavigne, Lapalme, Marcotty et Groleau prendre leur place et ça, c’est le futur des Sags. Devant le filet, aucun problème non plus. Alexis Shank nous a démontré depuis le début de la saison qu’il est un beau futur pour les Saguenéens.

Mais les partisans devront être patients pour terminer la saison, car certains soirs, ce sera difficile. Mais la grande qualité de cette équipe, c’est son éthique de travail. Souvent, ça donne de très bons résultats comme on en a eu la preuve dimanche contre les Remparts.

Enfin, bravo à Yanick Jean : 400 victoires, c’est très beau, mais ce qui m’impressionne encore plus, c’est la passion qu’il a pour son travail ! Actuellement, il est au 9e rang des entraîneurs ayant remporté le plus de matchs dans le circuit Courteau.

Chroniques

Ces sportifs qui ont marqué 2017

CHRONIQUE / L’année 2017 est maintenant terminée. Je ne ferai pas un récapitulatif des 12 derniers mois, mais je vais vous parler des noms qui ont marqué l’histoire de 2017 et qui vont peut-être marquer celle de 2018.

Samuel Girard

Je débute immédiatement avec Samuel Girard. Il y en a deux dans la région et les deux ont marqué la dernière année. Samuel Girard, le patineur de vitesse sur courte piste, s’est bien démarqué comme étant le successeur de Charles Hamelin en tant que leader de l’équipe canadienne chez les hommes aux prochains Jeux olympiques d’hiver.

Dans le cas de Samuel, il en sera à ses premiers Olympiques à Pyeongchang. Les espoirs de médaille sont là, mais n’oublions pas qu’il n’a pas d’expérience olympique et il est seulement âgé de 22 ans. D’autres olympiades en vue pour le patineur de Ferland-et-Boilleau.

L’autre Samuel Girard a connu toute une année. Repêché en deuxième ronde, 47e au total par les Predators de Nashville en 2016, il a tellement impressionné au camp d’entraînement, en septembre, qu’il est demeuré avec le grand club. Personne ne l’avait vu venir celle-là.

Un peu plus tard durant la saison, il a été impliqué dans une transaction majeure avec trois formations : l’Avalanche du Colorado, les Predators de Nashville et les Sénateurs d’Ottawa. Samuel Girard était le joueur visé par le directeur général de l’Avalanche, Joe Sakic. Il fait maintenant partie des défenseurs réguliers au Colorado et il est dans la Ligue nationale à 19 ans. Encore une fois, Samuel Girard continue de nous surprendre.

Chroniques

Le rêve olympique des Desjardins

CHRONIQUE / Le rêve olympique, c’est toujours le summum pour un athlète amateur et dans deux mois auront lieu les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Pour plusieurs athlètes de la région, ce sera une l’occasion d’y participer. Il y en a deux qui pourraient confirmer la réalisation de leur rêve dès la semaine prochaine, du 2 au 7 janvier prochain.

Quand on parle de curling dans la région, il y a un nom qui nous vient en tête tout de suite, c’est celui de Robert Desjardins. Depuis plusieurs années, Robert participe à plusieurs tournois à l’échelle québécoise et canadienne. 

Il y a trois ans, le comité olympique a décidé d’ajouter une discipline pour les Jeux de Pyeongchang, soit le curling en double mixte.

C’est à ce moment que Robert Desjardins a décidé qu’il pourrait peut-être réaliser un rêve qu’il avait lorsqu’il était jeune, c’est-à-dire participer aux Jeux olympiques. Cette semaine, il me racontait que lorsqu’il était tout petit, alors qu’il était gymnaste, il rêvait de représenter son pays aux Olympiques. Rapidement, il s’est rendu compte que ce n’était qu’un rêve et qu’il n’avait pas nécessairement le profil d’un gymnaste pour participer aux Jeux olympiques.

Donc, quand la discipline du double mixte au curling a fait son entrée, il s’est dit que c’était peut-être l’occasion de réaliser ce fameux rêve. Depuis deux ans, Robert participe, avec sa fille Émilie, à plusieurs tournois en double mixte dans le but d’accumuler un nombre de points importants pour réussir à se classer pour ce tournoi de qualification olympique, qui aura lieu au Manitoba du 2 au 7 janvier.

Dix-huit formations se sont qualifiées et Robert et sa fille ont réussi ce tour de force. C’est d’ailleurs la seule équipe du Québec qui a réussi à se qualifier pour ce tournoi. Le duo père-fille est listé 13e favori sur les 18 équipes. Comme me disait Robert, et je cite: «mon objectif était au départ de réussir les qualifications. C’est presque surréel d’être parmi les 18 formations.»

Robert et Émilie savent très bien que l’opposition va être excessivement forte. Les meilleurs curleurs du Canada, autant du côté des dames que chez les hommes, vont être sur place. On n’a qu’à penser à Brad Gushue, qui a déjà remporté une médaille d’or aux Olympiques, à Mike McEwan, le grand finaliste il y a deux semaines lors des essais olympiques, ou encore à Jennifer Jones, qui est considérée parmi les deux ou trois meilleures joueuses de curling au monde. Tous les autres joueurs ont participé à de grandes compétitions, autant sur le plan national qu’international. 

Être parmi les 18 formations est déjà exceptionnel et y être avec sa fille l’est doublement. Et comme Robert me disait, même si son équipe n’est pas classée parmi les favorites, c’est surtout d’avoir une bonne semaine sur les glaces qui est important. Il s’agit simplement de bien jouer et de bien performer. On ne sait jamais ce qui peut arriver au cours d’un tournoi.

Deux groupes différents, composés de neuf équipes chacun, vont participer au tournoi. Il y aura ensuite des quarts de finale, des demi-finales et une finale qui déterminera le gagnant qui va participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

À Robert et Émilie, on a envie de vous dire qu’on va balayer avec vous et on vous souhaite la meilleure des chances. Vivez votre rêve.

Richard Martel en politique

Tous les gens que j’ai rencontrés cette semaine me posent la même question: «Qu’est-ce que tu en penses Phil?» Je leur réponds pourquoi pas, mais je ne suis pas nécessairement surpris. Richard Martel était à la recherche d’un nouveau défi. Ce n’est pas que le poste de commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey n’en est pas un, mais je pense qu’il trouve que c’est plus compliqué qu’il ne l’aurait cru au départ.

Depuis qu’il est commissaire de la LNAH, Richard n’a pas nécessairement réussi à obtenir plus de visibilité et plus de gens dans les estrades. Il a plutôt beaucoup travaillé sur l’expansion du circuit. 

Mais revenons à la politique. L’an passé, j’avais indiqué que je n’étais pas d’accord à ce qu’il occupe le poste de commissaire de la LNAH, qu’il demeure plutôt à son poste d’instructeur chez les Marquis de Jonquière. En acceptant ce nouveau défi de la politique, je suis convaincu qu’il aurait obtenu davantage de visibilité à travers la région en étant entraîneur-chef des Marquis. En plus, il aurait eu plus de temps à consacrer sur la campagne électorale qui va arriver très bientôt.

Je ne suis pas sûr que les propriétaires des équipes de la Ligue nord-américaine la trouvent drôle. Avec le choix de Richard au poste de commissaire, ils misaient beaucoup sur sa visibilité et surtout, sur ses pleines connaissances et sa notoriété à travers tout le Québec en matière de hockey. 

Richard Martel aura donc beaucoup moins de disponibilités dans les prochaines semaines pour réaliser ce fameux projet de la Ligue nord-américaine. La semaine dernière, il avait déclaré pendant sa conférence de presse que la politique était très importante pour lui et que victoire ou défaite, il voulait continuer. Je suis convaincu que Richard a accepté ce défi en se préparant pour l’avenir. S’il ne gagne pas la partielle dans Chicoutimi-Le Fjord, il va sûrement se préparer pour la «vraie» campagne électorale fédérale, en 2019.

Entre-temps, j’ai hâte de voir ce que les propriétaires vont décider le 22 janvier. Est-ce que Richard va terminer son mandat pour le reste de la saison? Ça ne sera pas nécessairement facile de trouver un successeur en pleine saison pour les dirigeants de la LNAH, mais on ne sait jamais. 

On va donc surveiller l’avenir de Richard Martel dans les prochaines semaines, soit à titre de commissaire de la LNAH ou encore en tant que député conservateur en politique fédérale.

Chroniques

Une course très ouverte

CHRONIQUE / Quand je regarde le classement de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à mi-saison, je remarque que seulement six points séparent les neuf premières équipes au classement général. On peut parler de parité dans le circuit Courteau. Tout est possible dans la course à la coupe du Président.

En début d’année, on pouvait difficilement identifier un club favori pour se rendre jusqu’au bout. J’ai maintenant hâte de voir la tangente que prendra la période de transactions. Il est déjà acquis que même les Tigres de Victoriaville, qui ne sont pas parmi les neuf premiers au classement, vont tout tenter pour aller chercher cette fameuse coupe. Il y a quelques clubs qui surprennent depuis le début de la saison, il faut le dire. Les Remparts de Québec et les Islanders de Charlottetown font partie de ces équipes. Les Islanders ont tenté de gagner la coupe du Président la saison passée, mais ils ont échoué. Ce sera difficile cette année d’aller au bout parce qu’ils n’ont plus de munitions pour améliorer leur club.

Regardons d’un peu plus près le rendement des Saguenéens à mi-saison. En début d’année, je leur prédisais une douzième position au classement général. Ils sont à quelques points de cette douzième place. Deux points exactement, même s’ils sont en seizième position. J’ai presque visé dans le mille.

Dans leur propre division, il faut reconnaître qu’il y a deux grandes déceptions, les Tigres de Victoriaville et le Drakkar de Baie-Comeau. Les Sags ne sont qu’à deux points du Drakkar et à quatre des Tigres. Derrière eux, il y a Shawinigan. Personne n’avait prévu que Samuel Girard débuterait la saison dans la Ligue nationale de hockey à 19 ans. Les Cataractes sont très affectés par la perte de cet excellent défenseur. Ils ne seraient certainement pas derniers au classement général avec Samuel Girard dans leur alignement.

Il est assuré que les Saguenéens termineront parmi les 16 clubs qui participeront aux séries de fin de saison. Shawinigan est en vente et il faut aussi regarder du côté des Sea Dogs de Saint John, qui ont échangé leur meilleure valeur, Joe Veleno. Ces deux formations devraient terminer en 17e et 18e place.

Pour revenir aux Saguenéens, il faut parler des décisions que Yanick Jean prendra dans les prochains jours. Le 6 janvier, il est assuré qu’Olivier Galipeau ne fera plus partie de la formation des Saguenéens. Quels sont les autres qui pourraient partir ? On parle de Kevin Klima, qui est actuellement le cinquième meilleur pointeur du circuit. Il pourrait être une bonne monnaie d’échange. Vous allez me dire qu’il y a aussi son jumeau Kelly. Je crois que Yanick pourrait séparer les deux frères Klima pour terminer la saison, mais on ne peut pas penser qu’il pourra obtenir autant pour l’un des jumeaux que pour Galipeau. Pour le reste, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui peuvent partir chez les Saguenéens en ayant une bonne valeur.

Galipeau est considéré comme le meilleur défenseur disponible. J’ai l’impression que Yanick Jean sera assez patient et qu’il attendra jusqu’à la fin pour obtenir le plus possible en retour de son vétéran de 20 ans. Ce qui me surprend chaque année en cette période, c’est qu’on a l’impression que les choix au repêchage sont des bonbons pour les directeurs généraux. On les échange à coups de trois ou quatre, mais quand on arrive au repêchage de juin, on est prêt à tout donner pour les ravoir. Pourquoi ? Quand tu vois certains clubs lutter pour faire les séries, ça nous rappelle qu’il y a de beaux dollars au bout. Une participation aux séries peut remplir les coffres d’une équipe. Suffit de regarder les Saguenéens de la dernière saison. Ils ont tout tenté pour aller le plus loin possible en séries. Au lieu d’un déficit de 150 000 $, on a présenté un surplus de 50 000 $. C’est une différence de 200 000 $.

Cette saison, il y a plusieurs aspirants. J’ai hâte de voir ce qui va arriver parce que les joueurs d’impact valent une petite fortune. On n’a qu’à penser à Veleno. Pour l’obtenir, les Voltigeurs de Drummondville ont donné trois choix de première ronde et deux choix de deuxième tour. J’ai hâte de voir ce que les Sags vont obtenir pour Galipeau. Ils ont déjà reçu beaucoup pour German Rubtsov. Un feeling... J’ai l’impression que Galipeau pourrait passer au Titan d’Acadie-Bathurst. 

En passant, saviez-vous que les clubs de la Ligue de l’Ontario n’ont pas le droit d’échanger leur choix de première ronde ? Quand arrive la séance de sélection, ils ont tous leur premier choix.

On connaît maintenant la composition de l’équipe du Canada qui participera au Championnat mondial des moins de 20 ans, à Buffalo. Seulement deux joueurs du circuit Courteau ont été sélectionnés. L’an passé, cinq joueurs de la LHJMQ faisaient partie d’Équipe Canada. On espère une meilleure représentation dans un an.