Chroniques

Un repêchage à surveiller pour les Sags

CHRONIQUE / Au cours des prochains jours, ce que tous vont surveiller, ce sera certainement le repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) et le repêchage européen de la Ligue canadienne de hockey. Ce qui risque d’intéresser le plus les partisans des Saguenéens de Chicoutimi, ce sera le repêchage européen auquel participera Yanick Jean dans les prochains jours.

Les Sags sont actuellement classés au 10e rang de tout le repêchage de la Ligue canadienne de hockey (LCH), ce qui signifie qu’un joueur de premier plan pourra se présenter à Chicoutimi en septembre prochain. Toutefois, le problème reste toujours le même : ce joueur va-t-il se présenter à Chicoutimi ?

Phil Desgagné

Heureusement, le conte de fées a pris fin

La logique a été respectée, et c’est tant mieux ! Les Capitals de Washington ont remporté la fameuse Coupe Stanley, et ce, en cinq parties. Y avez-vous pensé ? S’il avait fallu que les Golden Knights de Las Vegas, une équipe d’expansion à sa première saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH), gagnent l’emblématique trophée, ça aurait tout chambardé dans le circuit Bettman et plus rien ne tenait.

Imaginez : une équipe sans joueur étoile, sans choix de repêchage, composée de joueurs laissés de côté lors du repêchage de la LNH l’an passé. Ces mêmes joueurs auraient remporté le championnat de la coupe Stanley ? C’est presque impensable !

Chroniques

Les Saguenéens ont «volé le show»

CHRONIQUE / On en parlait depuis quelques semaines de ce fameux repêchage tenu samedi dernier à Shawinigan. À Saguenay, on en parlait un peu plus parce que, lors de la fameuse loterie, les Saguenéens de Chicoutimi se sont retrouvés avec 10 % des chances d’obtenir le convoité premier choix. Dès le départ, tous étaient unanimes à dire qu’il était difficile d’identifier le choix numéro 1.

Tous les experts ont prédit que l’édition 2018, sans être un grand cru, comportait cinq ou six joueurs qui pouvaient prétendre à devenir le tout premier choix. Toutefois, une semaine avant le jour J, un joueur en provenance de la Suisse s’est inscrit au repêchage. Ce joueur à la double nationalité, canadienne et suisse, voulait faire partie de l’événement.

Phil Desgagné

Place à la fièvre des Assises et du repêchage

C’est jeudi que débutent les Assises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). C’est une semaine très bien remplie pour tous ceux qui y participent. Cette année, les Cataractes de Shawinigan ont demandé de tenir l’événement chez eux afin de souligner leur 50e anniversaire, tout comme la LHJMQ qui célèbre elle aussi son demi-siècle d’existence.

D’ailleurs, jeudi soir, la ligue tiendra un banquet tout à fait spécial pour célébrer ses 50 ans. Je serai d’ailleurs sur place pour y participer et je me ferai un devoir de vous en reparler dans une prochaine chronique. Pour les personnes qui sont peu familières avec le circuit Courteau, disons que les Assises sont l’occasion pour tout le personnel hockey et administratif de se réunir afin de discuter de l’avenir du circuit ou de faire un retour sur la dernière saison. Il y aura donc des réunions pour les propriétaires, les gouverneurs, les DG, les entraîneurs, les physiothérapeutes, les responsables du marketing et les gens de l’administration. Comme vous pouvez le constater, il y aura beaucoup de réunions en perspective pour la semaine.

Phil Desgagné

Les astres alignés pour Roberval

CHRONIQUE / Est-ce utopique de penser que Roberval pourrait obtenir une franchise dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) ? Avec les informations que j’ai pu obtenir au cours des derniers jours, il y a de fortes possibilités que Roberval soit représentée dès l’an prochain.

Tout d’abord, au niveau financement, on me dit que deux hommes d’affaires de l’endroit sont prêts à investir l’argent nécessaire pour obtenir une équipe. De plus, les élus municipaux sont également prêts à donner des conditions tout à fait exceptionnelles à ces gens afin qu’ils réussissent leur début dans la LNAH.

Par contre, parmi les points d’interrogation pour l’organisation avant d’annoncer qu’ils sont prêts à investir, il y a la nomination du nouveau commissaire. Pour eux, c’est important de savoir avec qui ils vont traiter. Depuis le début, ils ont travaillé avec Richard Martel, mais ils ont maintenant hâte de savoir qui sera le nouveau commissaire.

Autre point — et sans doute le plus important pour eux —, ce sont les conditions dans lesquelles se déroulera le repêchage ? Ils veulent absolument que les autres équipes leur donnent des conditions exceptionnelles, un peu comme l’a fait la Ligue nationale de hockey (LNH) avec Las Vegas et on voit les résultats. Il faudrait que l’équipe de Roberval soit compétitive dès ses débuts dans le circuit de la LNAH.

En ce qui concerne les assistances, à mon avis, il n’y a pas beaucoup de problèmes à ce niveau quand je regarde les concessions de Thetford, de Rivière-du-Loup, de Sorel et autres. Ils jouent devant quelque 1000 spectateurs en moyenne en saison régulière. Roberval pourrait obtenir à peu près les mêmes chiffres. La seule différence, c’est vraiment lors des séries de fin de saison, alors que les autres clubs peuvent attirer entre 2000 et 2500 spectateurs. Malheureusement, Roberval n’a pas cette possibilité.

Quant à la question de l’éloignement, ce n’est pas vraiment une problématique majeure de convaincre des joueurs de venir jouer à Roberval. Jonquière et Rivière-du-Loup ont prouvé, dans les dernières années, qu’il est possible de convaincre des joueurs et de mettre en place de très bonnes formations qui font très bien. Un avantage que pourraient trouver les autres clubs, avec l’arrivée de Roberval, c’est le programme double que les équipes pourraient disputer, soit le vendredi soir à Jonquière et le lendemain à Roberval ou en sens inverse. Ça réduirait des coûts en terme de transport pour la majorité des équipes de l’extérieur.

Quand j’y regarde d’un peu plus près, les chances de Roberval de faire partie de la LNAH sont très bonnes, même si Roberval est considéré comme un petit marché. Mais la grande question, seuls les propriétaires des équipes actuelles en connaissent la réponse : sont-ils prêts à sacrifier de très bons éléments pour aider Roberval à performer ? Toute la question est là.

Encan de la LHJMQ

C’est le 2 juin qu’aura lieu le repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et je suis convaincu que les Saguenéens de Chicoutimi n’échangeront pas leur premier choix. Ils vont repêcher au premier rang comme prévu. On me dit que le premier choix des Saguenéens est presque déterminé, mais je n’en connais pas le nom. 

Ce sera également le jour où l’on connaîtra enfin les dessous de la fameuse transaction avec Acadie-Bathurst. Pour ceux qui pensent que le super défenseur #53 du Titan, Noah Dobson, pourrait se retrouver à Chicoutimi, oubliez ça. À mon avis, il y aura un autre joueur de Bathurst, mais ce ne sera pas Dobson. Ce dernier aurait valu à lui seul les deux joueurs que les Saguenéens ont donnés, soit German Rubtsov et Olivier Galipeau.

Plus je regarde ce qui se passe dans la LHJMQ, plus j’ai l’impression que Yanick Jean sera très actif dès la première ronde du repêchage, car les Sags se retrouveront avec trois choix en première ronde. Toujours concernant Dobson, je persiste à penser que ce dernier, avec les performances qu’il offre avec le Titan d’Acadie-Bathurst, aurait d’excellentes chances de se retrouver avec la formation du Canadien de Montréal qui choisira au troisième rang lors du repêchage de la LNH, le 22 juin, à Dallas.

Coupe Memorial

Cette semaine, c’est la Coupe Memorial, mais plus particulièrement, c’est le 100e anniversaire du championnat junior canadien. C’est la participation ultime pour les clubs juniors, mais aussi pour les joueurs qui y participent. C’est un moment charnière de leur carrière de hockey dans les rangs du junior majeur.

Quand je regarde cette grande compétition, ça me rappelle de très très beaux souvenirs. J’ai en effet eu l’occasion de participer à ce fameux tournoi en 1982, à Gatineau.

Même si j’ai eu l’occasion d’arbitrer trois matchs d’étoiles, la Coupe Memorial demeure le moment ultime de toute ma carrière en tant qu’arbitre et je suis convaincu que, tant pour les joueurs que pour les entraîneurs, la Coupe Memorial demeure le moment ultime de leur carrière junior.

Sports

Le travail de Yanick Jean reconnu

CHRONIQUE / Quand les Saguenéens de Chicoutimi ont annoncé, la semaine dernière, le renouvellement du contrat de Yanick Jean comme directeur général et entraîneur-chef, ce n’était pas réellement une surprise. En effet, Yanick Jean a travaillé très fort depuis son retour avec les Sags.

Quand Alain Deschênes et son groupe avaient congédié Marc Fortier (DG) et Patrice Bosch (entraîneur-chef), Yanick Jean avait réfléchi pendant quelques jours avant de rendre sa décision finale. Il a dû convaincre son épouse et toute sa famille de revenir au Saguenay.

Chroniques

Ces passionnés mal aimés

CHRONIQUE / Quand arrive la fin de saison au hockey, les arbitres deviennent rapidement la cible de toutes les critiques de la part des dirigeants, des spectateurs et des fans de hockey en général, et ce, dans tous les circuits, que ce soit la Ligue nationale (LNH), la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) ou la Ligue nord-américaine (LNAH).

D’abord, dès le départ, il faut clarifier certaines choses — je le dis et je le répète —, les arbitres sont un mal nécessaire. De plus, c’est l’excuse facile pour expliquer les défaites ou une élimination rapide. Mais avouons que pour faire ce travail, ça prend des gens passionnés qui aiment les défis, mais surtout qui n’ont pas peur des critiques. Car arbitrer, ce n’est certainement pas l’endroit où vous allez vous faire des amis, vous faire féliciter ou recevoir des gratitudes.

Phil Desgagné

Les hauts et les bas de la LNAH

CHRONIQUE / L’année dernière, à pareille date, nous étions en pleine finale de la coupe Vertdure. Les Marquis de Jonquière, avec à leur tête Richard Martel, avaient raflé les grands honneurs du circuit de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). L’avenir s’annonçait prometteur pour les Marquis et la direction de l’équipe s’attendait à une saison remplie de succès en 2017-18.

Mais en juillet dernier, alors que personne ne s’y attendait, un changement important est survenu lorsque Richard Martel a quitté son poste d’instructeur-chef des Marquis pour devenir commissaire de la LNAH. Marc Boivin et son associé Éric Claveau se sont donc retrouvés sans entraîneur alors que la majorité de ceux qui cherchaient un travail à travers la ligue s’étaient déjà branchés pour la prochaine saison. Les Marquis n’ont pas eu le choix de regarder ailleurs. Toutefois, après mûre réflexion, la direction de l’équipe a décidé de ne pas effectuer trop de changements et d’y aller avec la continuité. Benoit Gratton, qui était en fin de carrière et qui jouait déjà pour les Marquis, s’est montré intéressé par le poste qui lui a d’ailleurs été confié pour la saison qui vient de se terminer.

Benoit Gratton a quand même fait un travail honnête et connu une bonne saison. Mais il a dû vivre avec les aléas de la LNAH. Il faut aussi avouer que Gratton n’a pas été gâté. Il a dû composer avec une multitude de blessures au sein de ses troupes durant toute la saison. Il n’a presque jamais joué avec une équipe complète et en plus, certains joueurs ont manqué des matchs de façon régulière, que ce soit à cause de blessures ou de leur travail. D’autres également regardaient pour leur après-carrière, soit le coaching, et c’est tout à fait normal dans les circonstances.

Toutefois, dans les séries de fin de saison, cette réalité a rattrapé la formation jonquiéroise. Plusieurs joueurs n’étaient pas disponibles dans les moments clés des séries et ça, Marc Boivin l’a très bien réalisé. Il en a d’ailleurs fait la remarque lors de l’élimination en six matchs de son club. Il a dit vouloir trouver une solution pour l’an prochain à ce problème que représentent certains joueurs moins dédiés à l’équipe. Autre point qui n’a pas aidé Benoit Gratton dans son mandat, c’est son inexpérience comme instructeur-chef dans la LNAH. C’est là qu’un gars comme Richard Martel, avec 20 ans d’expérience, pouvait faire la différence dans des rencontres super importantes.

L’âge des joueurs de l’équipe s’est également fait sentir. Plusieurs ont plus de 30 ans. En quart de finale, ça ne pose pas trop de problèmes, mais en demi-finales, quand ils ont joué trois matchs en autant de soirs, les Marquis ont manqué d’énergie et ç’a paru contre les 3L de Rivière-du-Loup.

Aujourd’hui, on ne parlerait même pas des Marquis de Jonquière de cette manière, n’eût été ce fameux 4e match, alors que les Marquis menaient par un but avec deux minutes à faire dans la rencontre. Je suis convaincu que s’ils avaient remporté ce match, ils se retrouveraient aujourd’hui en grande finale contre la formation de Sorel-Tracy.

Assistance en baisse

Je veux également parler des assistances durant la saison, à la baisse de façon quand même importante à Jonquière. Le calendrier de 36 parties a fait mal aux Marquis. Régulièrement, la formation jonquiéroise a été absente pendant presque deux semaines consécutives, sans disputer une partie à domicile. C’est difficile, dans ces circonstances, de maintenir l’intérêt et la fidélité des partisans.

Le manque de robustesse s’est également fait sentir. Jonquière a été l’une des formations les moins robustes du circuit. Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable: plusieurs spectateurs qui assistent régulièrement aux matchs sont des adeptes du jeu robuste. C’est aussi un peu l’ADN de la Ligue nord-américaine. Marc Boivin a d’ailleurs fait savoir qu’il remédierait aussi à cette lacune, afin que des joueurs comme Villemaire ne puissent plus se permettre des gestes comme ceux commis envers le gardien Cédrick Desjardins en demi-finale.

D’autre part, les résultats n’ont pas toujours été au rendez-vous durant la saison, mais l’absence répétée de certains joueurs a fait également fuir des partisans du Palais des sports. Il faut aussi avouer que l’impact Richard Martel s’est fait sentir. L’an passé, Martel était un entraîneur-chef populaire auprès des partisans et il donnait un bon spectacle derrière le banc. Les Marquis devront faire beaucoup plus de promotions dans les années à venir afin d’attirer une nouvelle clientèle pour assister régulièrement à leurs parties.

Par ailleurs, j’y vais d’une petite prédiction: bien que Richard Martel ne sera pas de retour comme commissaire de la LNAH, il va certainement annoncer, dans les prochaines semaines, qu’une ou deux nouvelles franchises vont se joindre au circuit. 

D’autre part, il y a toujours l’incertitude concernant Trois-Rivières. Les gens me parlent beaucoup de Roberval et certains avancent même que si Martel n’est pas élu comme député (fédéral de Chicoutimi-Le Fjord), il pourrait faire partie des dirigeants de cette formation pour la saison prochaine. C’est certainement un dossier à suivre.

Ça brasse au junior majeur

Au cours des derniers jours, beaucoup d’action dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il y a eu plusieurs surprises. D’abord l’élimination rapide et inattendue des Tigres de Victoriaville en quatre matchs aux mains du Titan d’Acadie-Bathurst, puis l’entrée en scène de Patrick Roy comme DG et entraîneur-chef confirmé la semaine dernière par les Remparts de Québec, sans oublier le congédiement de l’entraîneur-chef des Mooseheads d’Halifax qui accueilleront la coupe Memorial l’an prochain. Il y a aussi Dominique Ducharme qui quitte l’organisation des Voltigeurs de Drummondville, laquelle était en pleine ascension. Ducharme devient l’adjoint de Claude Julien derrière le banc du Canadien de Montréal. Ce sera intéressant de surveiller l’évolution de la succession de l’instructeur-chef chez les Voltigeurs de Drummondville.

J’ai aussi l’impression que quelques transactions annoncées seront bientôt confirmées.

Phil Desgagné

Les opposants déçoivent

CHRONIQUE / Je vous l’avais prédit, la semaine dernière, dans le cadre de ma chronique: il était clair qu’une division s’annonçait entre les élus de Jonquière et de Chicoutimi concernant le nouvel amphithéâtre. Il restait aux élus de La Baie de se brancher. Le résultat, tel qu’annoncé par la mairesse Josée Néron, a été de 8-7 pour aller de l’avant avec le projet, car il n’y a pas eu de vote officiel devant public. Je n’étais pas dans la salle, mais on me dit que -comme par hasard-, six élus de Jonquière ont voté contre et six de Chicoutimi ont été pour. Toutefois, ce n’est pas ce qui m’a le plus déçu.

Dans un premier temps, je voudrais préciser à ceux et celles qui m’ont envoyé des courriels que je ne cultive d’aucune façon l’esprit de clocher. Je constate simplement les résultats. 

Oui, ma déception est grande, notamment en ce qui concerne l’argumentation de certains élus pour refuser le projet: Michel Thiffault parle d’un luxe et d’un caprice; Julie Dufour dit qu’elle ne jouera pas à la mère Noël et Jean-Marc Crevier nous annonce que le Centre Georges-Vézina (CGV) est encore bon pour 25 à 30 ans!

Qui a confirmé une telle longévité du CGV? C’est du nouveau pour moi! Mais n’oublions pas qu’il y a quelques semaines à peine, on a fermé le centre Vézina en catastrophe parce qu’on craignait que le toit tombe sur la tête des gens. 

L’ancien conseil de ville a presque été blâmé au passage d’avoir mis la vie des gens en péril en le gardant ouvert. Quelques semaines plus tard, voilà qu’on nous parle d’une durée de vie en terme de décennies! Difficile de suivre dans ce dossier.

J’ai aussi hâte de voir la suite, mais disons que pour le premier gros dossier de la mairesse Josée Néron, son leadership est mis à rude épreuve. J’ai l’impression que, comme le disait Marc Saint-Hilaire dans son éditorial du Quotidien samedi, elle devra afficher plus fermement son leadership, sinon les quatre prochaines années pourraient être difficiles pour diriger cette ville.

Couillard insistant

Le premier ministre Philippe Couillard, lui, s’est montré encore une fois très insistant en réitérant à Saguenay son invitation à profiter de son offre. Je le dis depuis le début, c’est une opportunité qui n’est pas près de se représenter. Je demande aux élus d’arrêter d’investir dans un édifice de plus de 70 ans. 

D’ailleurs, combien d’entre eux sont allés visiter le centre Vézina avant de prendre une telle décision? À mon avis, c’est de l’argent gaspillé de vouloir investir à nouveau dans ce vieil amphithéâtre. La porte est ouverte et le premier ministre a été très clair: il est prêt à passer à l’action.

D’autre part, le premier ministre a aussi confirmé que le stade de soccer intérieur n’a rien à voir avec le projet d’un nouvel amphithéâtre. Je pense que les élus de Jonquière peuvent aspirer à avoir un stade de soccer intérieur. Il doit être construit, car c’est un réel besoin pour la population.

Patrick Roy

Le départ de Philippe Boucher comme DG et entraîneur-chef des Remparts de Québec n’est pas nécessairement une surprise pour moi. Premier élément: une rapide élimination au premier tour des séries contre Charlottetown. Ç’a été une très grande déception dans la ville de Québec. Il y a également une baisse d’assistance, depuis deux ans, combinée à des résultats qui ne plaisent pas à la direction de Québecor.

D’ailleurs, après l’élimination, le président Jacques Tanguay avait déclaré que la baisse d’assistance découlait tout simplement des faibles résultats sur la glace. C’est certainement un blâme direct aux gens de hockey. D’ailleurs, lors du point de presse de Philippe Boucher, Jacques Tanguay a déclaré: «On n’a rien fait pour convaincre Philippe de rester. C’est sa décision et on la respecte.»

Immédiatement après un point de presse des Remparts, Mikaël Lalancette de TVA Sports a déclaré que Patrick Roy pourrait être le candidat #1 à la succession de Philippe Boucher. Sur ce sujet, Jacques Tanguay a dit qu’il n’avait pas parlé à Patrick Roy depuis le début janvier. «Il est en Floride et il joue au golf», dit-il. J’ai des doutes... Jacques Tanguay et Patrick Roy sont de très grands amis dans la vie. Même que dimanche dernier (15 avril), le gouverneur des Remparts, Julien Gagnon, et Roy sont allés assister au 5e match de la série entre Drummondville et Victoriaville. Patrick Roy et Julien Gagnon sont aussi de grands amis et souvent, durant la période hivernale, Gagnon passe du temps en Floride pour aller jouer au golf avec son ami Patrick. Donc, il n’y a certainement pas de fumée sans feu.

Toujours concernant Patrick Roy, il a rencontré la direction des Remparts de Québec et c’est à lui de prendre la décision. Ce serait toute une nouvelle pour les Remparts de Québec et surtout pour le circuit Courteau. Parce que partout où est passé Patrick Roy antérieurement, il remplissait les arénas. Que voulez-vous, Patrick Roy, c’est plus gros que la Ligue de hockey junior majeur du Québec!

Parlant de la LHJMQ, une rumeur veut que le Bureau des gouverneurs prendra une décision importante au cours des prochaines semaines concernant la confection d’un nouveau calendrier des séries de fin de saison. Le but: rapprocher les équipes, surtout durant le premier tour. Car les fameux longs voyages coûtent énormément cher aux formations. C’est donc un dossier à suivre.

Quant aux Marquis de Jonquière, la saison est maintenant terminée. On s’en reparle dans une prochaine chronique. 

Phil Desgagné

Guerre de clocher en vue entre Jonquière et Chicoutimi

CHRONIQUE / C’est cette semaine que le conseil de ville de Saguenay va se réunir pour statuer sur le sort du Centre Georges-Vézina. On me dit que ce sera le seul sujet à l’ordre du jour.

Pour avoir parlé avec plusieurs personnes près du dossier, il est clair qu’il se dessine une guerre de clocher entre l’arrondissement Jonquière et celui de Chicoutimi. Pour le secteur de Jonquière, on est contre le projet tandis qu’à Chicoutimi, on est favorable à un projet au centre-ville qui inclurait la rénovation du stationnement de l’autogare.

Si je compte bien, on se retrouvera avec six conseillers de Jonquière défavorables au projet et six à Chicoutimi qui seront pour. Que feront les élus du secteur de La Baie ? Car en y regardant de plus près, ce sont eux qui auront le sort du projet entre leurs mains. C’est exactement ce que m’a dit un conseiller de La Baie pas plus tard que la semaine passée.

Toujours au conseil, le projet de stade de soccer intérieur, lui, semble plutôt faire l’unanimité autour de la table. Ça prend toutefois l’argent du provincial et du fédéral pour le réaliser. Ma seule interrogation concernant le Centre Georges-Vézina, c’est l’offre du premier ministre Philippe Couillard qui est toujours en place. Je ne suis pas certain qu’une telle offre va se représenter dans les prochaines années. C’est un pensez-y-bien pour le conseil de ville de Saguenay. J’ai hâte de voir comment la mairesse Néron va négocier avec les gens autour de la table. Elle s’est toujours montrée favorable au projet d’un nouvel amphithéâtre. De bonnes discussions en vue, mais mon petit doigt me dit que ce n’est pas demain la veille que l’on verra la première pelletée de terre.

Les Marquis peinent

Les Marquis étaient à deux minutes d’égaler la série demi-finale 2-2, samedi soir, à Rivière-du-Loup. Mais une erreur en défensive a permis aux 3L d’obtenir une échappée et de créer l’égalité 2-2. Malheureusement, les Marquis ont subi la défaite en prolongation. Pour avoir regardé le match en direct, il faut avouer que les Marquis ont joué trop prudemment en défensive, surtout en fin de troisième période. Et maintenant, ils tirent de l’arrière 3-1 dans cette série. Ce sera extrêmement difficile pour les hommes de Benoit Gratton de revenir de l’arrière contre Rivière-du-Loup pour gagner trois matchs consécutifs. Car depuis le début de cette série, il faut avouer que toutes les rencontres entre les deux formations ont été très serrées. Mais comme le disent souvent les instructeurs : « Une période à la fois ! »

On a également pu remarquer, lors des dernières rencontres, qu’il y a de plus en plus de spectateurs dans les amphithéâtres des équipes de la Ligue nord-américaine de hockey. Rivière-du-Loup a attiré près de 3000 spectateurs samedi et Jonquière en avait un peu plus de 2000, vendredi. Ça démontre qu’il y a quand même une clientèle intéressée par ce calibre de jeu.

Une 2e chance pour Thetford

Dans l’autre série, l’équipe de Thetford, qui avait été éliminée au premier tour par Rivière-du-Loup, a pu se qualifier pour les demi-finales lors d’une série entre les perdants, en vainquant Saint-Georges de Beauce. L’Assurancia de Thetford a une deuxième chance et elle ne veut pas la rater. Thetford mène 3-1 contre les champions de la saison régulière, les Éperviers de Sorel-Tracy. On pourrait se retrouver avec une finale Rivière-du-Loup contre Thetford, ce qui serait la reprise du premier tour.

Comme quoi tout peut arriver dans la Ligue nord-américaine de hockey ! 

Mais attendons encore un peu. Souvent les bonnes équipes trouvent le moyen de gagner et de revenir de l’arrière. C’est à espérer pour Jonquière, mais aussi pour Sorel.

Salon du golf

J’ai eu l’occasion d’aller faire une petite visite au Salon du golf qui en était à sa première édition. Les organisateurs André Tremblay et Jonathan Moreau se sont montrés très satisfaits de la réponse du public. Dès l’ouverture, près de 300 personnes avaient l’occasion de se procurer un panier gratuit pour frapper des balles. Trente minutes plus tard, il n’y avait plus de paniers de balles disponibles, ce qui démontre l’intérêt pour ce genre d’événement.

Parlant de cette exposition, presque tous les clubs de golf de la région étaient représentés, soit pour rencontrer leurs membres ou leurs futurs membres. 

Pour avoir parlé à plusieurs, j’ai eu l’occasion de discuter avec Keven Fortin-Simard, le DG et pro du Club de golf Lac-Saint-Jean. Il a hâte de reprendre le boulot au club de Saint-Gédéon. J’en ai profité pour lui demander s’il était intéressé à participer à quelques tournois provinciaux et il m’a répondu que cela dépendrait de son emploi du temps. 

« Si j’ai du temps disponible, je le ferai. J’ai le goût de reprendre la compétition. Toutefois, ma priorité demeurera toujours le Club de golf Lac-Saint-Jean », m’a-t-il répondu.