Perte de revenus de 400 000 $ au Mont-Édouard

La fin de saison de ski abrupte imposée par la crise de la COVID-19 aura entraîné une perte de revenus d’environ 400 000 $ à la station de ski du Mont-Édouard de L’Anse-Saint-Jean, au Bas-Saguenay.

Ce constat a été fait jeudi après-midi alors que le conseil d’administration de la station a tenu une assemblée virtuelle en présence du directeur général, Frédéric Blouin, afin d’établir l’état de situation financière de l’organisation.

Selon le maire de L’Anse-Saint-Jean et président du conseil d’administration, Lucien Martel, les directives émises à la mi-mars par les autorités de la santé publique ont eu pour effet de freiner net les revenus et dépenses de la station. Heureusement, la semaine de relâche, qui compte pour une part très importante des revenus annuels, s’est déroulée normalement en 2020. «Le fait d’avoir arrêté les activités le 15 mars jusqu’en mai a entraîné une perte de revenus évaluée à 400 000 $», annonce M. Martel.

Outre les pertes de revenus provenant de la cessation des ventes de billets journaliers, l’abandon de la tenue de plusieurs camps d’entraînement d’athlètes provenant de l’Ontario et des États-Unis a fait mal à la caisse de la station.

L’arrêt des activités à la mi-mars au Mont-Édouard a entraîné une perte de revenus de l’ordre de 400 000$.

Même si les états financiers de l’exercice financier 2019-2020 se terminant le 30 avril ne sont pas encore complétés, M. Martel anticipe un déficit d’environ 50 000 $ sur le budget global de 2,5 M $. Selon lui, la situation de la station n’a rien de préoccupant pour le moment. L’an dernier, un léger surplus de 30 000 $ avait été enregistré.

Budget 2020-2021.

Lucien Martel ajoute que l’une des difficultés à laquelle sont confrontés les membres du conseil d’administration est de préparer le prochain exercice budgétaire alors que personne ne peut prédire si la saison débutera tardivement, si la distanciation demeurera une directive à suivre, tout comme l’interdiction des rassemblements.

La direction a tout de même commencé à préparer le prochain budget en émettant l’hypothèse qu’il y aurait une diminution de revenus de 30 %. Il n’en demeure pas moins que l’exercice est tout de même périlleux en raison de l’incertitude. «On a tenu compte des programmes d’aide gouvernementaux comme les subventions salariales, les prêts aux PME, le programme d’aide financière de 50 000 $ de la MRC du Fjord-du-Saguenay», explique M. Martel.

Dans les circonstances, la direction mettra la pédale douce sur les projets de développement des pistes cyclables et de haute route. L’entretien essentiel et obligatoire des remontées mécaniques sera la priorité.

Les membres du conseil d’administration ont tout de même décidé que la clientèle n’aura pas à subir de hausse de prix des billets journaliers et de saison puisque les tarifs seront gelés.