Dominique Maltais a retracé les grandes lignes de sa carrière lors d'une conférence offerte aux étudiants du Centre de formation générale des adultes.

Persévérer malgré les embûches

Sous le thème de la persévérance, Dominique Maltais a présenté une conférence aux étudiants du Centre de formation générale des adultes de Jonquière, mardi. Nouvelle retraitée en snowboardcross, elle a rappelé à travers son parcours que le succès ne se résumait pas à une succession de bonheur.
Celle qui a annoncé sa retraite de la compétition en décembre a partagé son histoire au cours d'une conférence dynamique, d'une durée d'environ une heure. La femme de 36 ans est revenue sur les grandes étapes de sa carrière, de ses premières descentes en planche à neige à 10 ans « alors que je tombais tout le temps, je ne voulais plus rien savoir de ce sport », jusqu'à ses plus beaux moments en carrière, en passant par ses plus grandes tristesses.
« Ça a l'air beau comme ça, je pourrais vous dire que ma carrière a été couronnée de succès, mais des déceptions, il y en a eu », a-t-elle raconté a un public réceptif. Au terme de la présentation, elle a signé des autographes et pris des photos avec tout le monde.
Dur moment à Vancouver
Médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Turin en 2006 et d'argent à Sotchi en 2014, Dominique Maltais a avoué avoir vécu une vive déception lors des Jeux de Vancouver en 2010. À ce moment, les attentes placées à son endroit étaient élevées. Le sort a toutefois contrecarré ses plans.
« Avant les qualifications, lors d'une descente d'échauffement, j'ai chuté et j'ai atterri le dos sur un bloc de glace, a-t-elle récité. Je crachais du sang et on m'a fortement conseillé de déclarer forfait, mais je tenais à prendre part aux qualifications. J'ai fait le 17e temps et les 16 premières se qualifiaient pour les rondes finales. À la fin de la journée, j'ai regardé ma coéquipière remporter sa première médaille olympique à partir de la clinique médicale. Ça a été un moment très difficile. L'été suivant, il n'y a pas eu un moment où je ne pleurais pas. Je me suis remise en doute, mais j'ai finalement décidé de poursuivre ma carrière. »
Maintenant loin des pentes, Dominique Maltais donne des conférences, enseigne dans une concentration sports-études de sports de glisse dans un collège privé, participe à des événements promotionnels et donne des cours de conditionnement physique. Celle qui est originaire de Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix, avoue s'ennuyer de la compétition. Elle rejette toutefois du revers de la main un retour sur le circuit mondial.
« J'ai quitté pour certaines raisons et ces raisons sont encore valables, a expliqué la jeune retraitée. C'est sûr que c'est dur. J'ai pris une année sabbatique la saison dernière pour me reposer physiquement et j'en ai profité pour entraîner des jeunes sur le circuit Noram de la Coupe du monde. Le bout le plus difficile, je l'ai vécu l'an dernier. Il y a un moment où tu te questionnes, tu te demandes vers où tu t'en vas et qu'est-ce que tu vas faire. Avoir annoncé ma retraite m'a enlevé un poids sur les épaules. Je peux passer à autre chose et regarder vers l'avant. »
En plus d'une conférence au Centre de formation générale des adultes de Jonquière, organisée par la directrice adjointe Marie-Ève Guay et son comité, Dominique Maltais a fait le même exercice en après-midi à la Polyvalente Jonquière. Lundi, les étudiants en sports-études de la Polyvalente d'Arvida ont aussi reçu les conseils de Maltais.
Pompier de carrière, Dominique Maltais a quitté ses fonctions dans une caserne de Montréal il y a deux ans. Elle demeure pompier-volontaire à Petite-Rivière-Saint-François. Son père Gérald est d'ailleurs le maire de la petite municipalité.